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Ascendant Vierge: un spectacle planant, mais dépersonnalisé3 minutes de lecture

par Erica Berazategui
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Avec leurs morceaux de techno déjantée, le groupe Ascendant Vierge s’est produit le 22 juillet à Paléo en toute simplicité. Presque trop de simplicité: on se serait cru dans une soirée électro plutôt qu’en festival.

C’est sous une fine pluie très agréable que le groupe français d’électro Ascendant Vierge se produit sur la nouvelle scène de Paléo, du nom de Belleville, dédiée à la musique du genre, le vendredi 22 juillet. Embarquant tout le monde à bord d’un vaisseau spatial direction une autre galaxie – difficile de définir laquelle – les deux membres du groupe, Mathilde Fernandez et Paul Seul, offrent un moment intimiste, simple et planant. Vêtus de rose et noir, l’un aux platines, l’une au micro, les deux artistes sont à leur places et enchaînent les morceaux sans commentaire aucun. 

Si la musique d’Ascendant Vierge se prête à des soirées en boîte de techno, c’est aussi le cas pour un concert en extérieur lors d’un festival. Même sans connaître le groupe, les amateurs d’électro ont été servis cette année avec la nouvelle scène Belleville: pas besoin de connaître les artistes qui y jouent si on se laisse porter par une envie de découverte. Même si l’ambiance diffère beaucoup d’une soirée (ou d’une nuit) en boîte, le fait de ne pas être cloîtré dans quatre murs n’est jamais désagréable, bien au contraire. L’expérience est bien différente pour ce qui est de l’environnement.

Ambiance habituelle 

Devant la scène, on retrouve un public plutôt habituel d’électro: pas de grande surprise. Aux premiers rangs, les têtes s’agitent, tout le monde saute et l’air se fait rare. Une ambiance routinière de ce genre de musique, en somme. Cependant, sitôt qu’on s’en éloigne, l’ambiance devient moins oppressante, on respire. Le spectacle est presque plus jouissif depuis l’arrière. On peut profiter d’admirer la grandeur et la beauté de Belleville: les espèces de rayons qui surplombent la scène scintillent au même rythme que celui des spectateurs tapant des pieds.

Seul bémol du concert: il s’agit bien justement d’un concert et non d’un DJ ou d’un live-set. Très dépersonnalisée, l’heure de performance est simple et efficace. Mais les paroles, déjantées et très souvent drôles, sont presque effacées par le volume agressif des basses et des sons électro, l’un des éléments constitutifs de l’excentricité de la formation. «Je pense que pas mal de gens sont venus pour les voir. C’est dommage qu’ils ne se soient pas adressés au public une seule fois», commente après coup une festivalière qui attendait depuis un moment de voir ce groupe à Paléo. Le potentiel d’un concert en plein air n’a manifestement pas été exploité.

Ecrire à l’auteure: erica.berazategui@leregardlibre.com

Image d’en-tête: Le groupe français Ascendant Vierge, Paléo Festival Nyon 2022 — © Paléo / Ludwig Wallendorff

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