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Schopenhauer, pessimiste aigri?5 minutes de lecture

par Danilo Heyer
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ARTICLE LONG FORMAT, Danilo Heyer | On entend souvent ce refrain: «il ne faut être ni pessimiste, ni optimiste, mais réaliste!». Soit, gardons-nous d’édulcorer l’avenir. Bien insuffisante se révèle néanmoins cette position pour qui désire savoir si le monde est essentiellement bon ou mauvais; si la vie vaut la peine d’être vécue; si l’existence peut se justifier. Pour ce faire, il y aurait à porter un jugement métaphysique dont ce réalisme est bien incapable. On connaît surtout Arthur Schopenhauer, ce philosophe allemand du XIXe siècle, pour son pessimisme radical. Aurait-il toutefois offert au monde rien qu’une philosophie d’aigri, ainsi qu’on le prétend parfois? Une lecture attentive révèle un étonnant mélange de pessimisme et d’optimisme au cœur d’une philosophie pratique qui s’avère lucide et d’un grand secours pour tout un chacun. En fin de compte, le bonheur serait-il atteignable?

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