Un étudiant sédunois romancier et romantique

Le Regard Libre N° 5 – Pierre Loretan

Nous interrogeons aujourd’hui Vincent Gauye, qui présentait il y a quelque temps de cela son premier ouvrage au Salon du livre. Depuis toujours fasciné par les mots, plusieurs fois primé, il nous livre sa vision de l’écriture et de la finalité d’une publication.

Pierre Loretan : Parlez-nous en peu de vous pour commencer.

Vincent Gauye : Comme déjà dit plus haut, je m’appelle Vincent Gauye et je vis à Sion. Il est évident que le contexte historique et culturel de cette ancienne cité médiévale n’est pas sans m’influencer et il est même parfois difficile de la clarifier face à cette pléthore d’éléments susceptibles de m’intéresser ! J’ai donc très vite couché des mots qui cumulés à des règles de grammaires ont fait naître des phrases. (rires)

Abordons la question du Règne Tourmenté Des Douzièmes Harald, qui est votre premier ouvrage publié. Si vous deviez le résumer en quelques mots ?

Hélas ! il m’est difficile d’accomplir cet exercice ! En effet, il y a tant d’éléments qui s’entremêlent pour former le tissu narratif ! Je vais donc en donner la couleur, ce qui me semble être plus aisé. Il s’agit avant tout d’une fiction, ce qui ne lui empêche pas d’avoir une multitude de liens avec une réalité historique. Il s’inscrit dans une époque médiévale, néogothique, qui fait donc apparaître une société sous la houlette d’un Roy et d’un ordre hiérarchique. Le personnage principal est un Duc. Le lecteur évolue donc dans ce contexte d’honneur, de vertus et de grandeur propre à ces temps hélas achevés ! Enrichi d’éléments d’architecture historique, le récit conte un royaume puissant qui se trouve subitement déstabilisé.

Vous nous dites écrire depuis longtemps, mais pourquoi se décider, subitement, à publier ? S’agit-t’il d’une sorte de « coup de tête » ou d’un processus plus long mené à son terme ?

Il est évident qu’il s’agit d’un long processus. Avant que l’écriture ne parvienne à un niveau intéressant, il faut franchir non seulement de nombreuses étapes structurelles et stylistiques, mais encore acquérir une pensée et une réflexion qui vaillent la peine d’être partagées. Je ne sais si ce roman répond vraiment à ces critères, c’est pourquoi j’ajouterai qu’il s’agit plus d’un vieux rêve fou que d’une décision raisonnée !

Bien que plus triviaux, les aspects pratiques du problème restent intéressants. Concrètement, quelles sont les étapes à suivre pour publier ? Avez vous bénéficié d’un soutien ?

Voilà une question que j’ai vu naître sur de nombreuses lèvres ! En deux mots, j’ai contacté un imprimeur et lui ai transmis mon PDF. Certes, la mise en page peut être améliorée et l’orthographe aussi, mais cela permet de sauter bien des étapes astreignantes et longues que l’on trouverait auprès d’un éditeur. Pour ce qui est des subventions, j’ai eu la chance de recevoir une aide financière de l’Etat, ainsi qu’une coopération fructueuse avec la Liseuse, la Médiathèque Valais, ainsi que la bibliothèque des Creusets, où mon roman est actuellement disponible.

Vous vous dites ouvertement royaliste, et cela se ressent dans l’ouvrage. Cherchez-vous à faire passer un message ?

Il faut d’abord préciser que je suis légitimiste, et non orléaniste, ce qui nuance fort le propos (cf. mon site web vincentgauye.wordpress.com, section

royalisme). Plus que de prôner le retour d’un Roy, ce mouvement est vecteur de valeurs classiques telle que la famille, la vertu ainsi que des valeurs religieuses fortes.

Revenons à la thématique de votre livre. Vous le présentez également comme néo- gothique. Qu’entendez-vous par là ?

J’aime beaucoup cette architecture du XIXe siècle qui mêle des milliers d’ornements appartenant à la période gothique (mâchicoulis, créneaux, fenêtres à meneaux, voûtes en ogives, etc.), sans pour autant leur attribuer la fonction défensive ou structurelle qu’ils avaient en leur temps. Il en résulte un château excentrique et pastiche. Je considère mon livre assez proche de cette pensée.

Pour finir, quelles dimensions souhaitez-vous explorer dans le futur ?

Je prépare un recueil de nouvelles où la lamentation et le désarroi auront une place importante. Toujours avec une thématique historique confinant au Royalisme.

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