Un Valais « glocal »

Le Regard Libre N° 10 – Jonas Follonier

Le 5 mai dernier a eu lieu la sixième conférence « Entreprises » annuelle des Ecoles-clubs Migros du Valais. Cette année, le choix de l’intervenant s’est porté sur André Schneider, vice-président de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. La soirée a commencé vers 18h30, à la clinique romande de réadaptation.

Le connaisseur en économie, musicien virtuose et brillant vulgarisateur Schneider avait comme objectif de parler du « Valais, entre économie mondialisée et développement local. » N’étant pas un féru d’économie, je ne sais pas s’il a répondu au problème ; mais en tout cas il m’a intéressé.

S’il faut ressortir deux de ses conseils principaux, c’est l’équilibre socio-écolo-économique nécessaire à un développement durable ainsi que le doux mélange local-global.

C’est autour de ces deux axes que l’on peut déduire certaines mesures : maintenir un bon réseau de PME, développer une main d’œuvre qualifiée, assurer la paix dans le travail, veiller à la présence d’infrastructures (routes, télécommunication etc.), repenser le transport des biens et des personnes, trouver d’autres formes d’investissement que les banques et les Etats, élargir l’offre aérienne pour la venue des touristes, penser en dehors des sentiers battus dans le domaine de la mobilité (le projet de téléphérique Sion-Piste de l’Ours est un très bon exemple), décentraliser le travail en renforçant des formations de leadership, etc. …

Ces pistes de réflexion et d’action en vue de la durabilité concernent un idéal très fragile : en effet, un système stable est très dur à construire, mais on peut le détruire en un jour. Et le problème du local-global n’est pas un obstacle, mais peut-être bien une condition inéluctable pour une réussite économique à long terme.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © letemps.ch

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