Gauche et droite ne veulent rien dire

Le Regard Libre N° 11 – Jonas Follonier

Gauche et droite. Les gentils et les méchants. Les pauvres et les riches. Les laxistes et les autoritaires. Que n’entend-on pas au café du commerce.

Depuis la Révolution française, la place des députés dans les rangs du sénat a figé pour ainsi dire les politiques en deux camps. Or il ne faut pas se leurer : la droite d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, de même que la gauche a bien changé. La raison est simple : gauche et droite renvoient au contexte du moment.

Comme depuis quelques décennies, l’économie détient une grande place au sein de la politique, la gauche et la droite renvoient à deux attitudes face au capitalisme : l’une critique, l’autre conservatrice, encore qu’il faille nuancer selon les partis.

Cela ne pourrait satisfaire de vrais penseurs, qui voient bien que les oppositions importantes ne sont pas entre le côté babord et le côté tribord, mais entre libertaires et républicains, entre centralisateurs et fédéralistes, entre souverainistes et européens ou encore entre partisans de la consommation et partisans de la culture.

Au niveau sociologique aussi, une dialectique marxiste bourgeois-prolétaires ne saurait être d’actualité. Les concepts parisiens de « beaufs » et de « bobos » témoigne bien plus des réalités qui traversent notre société marquée par l’importance de la classe moyenne.

La tâche de ce journal et de l’être humain en général est donc de défendre de véritables idées sans tomber dans la facilité.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © geek-mexicain.net

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