Tariq Ramadan : le silence des complices

Le Regard Libre N° 34 – Jonas Follonier

Après la plainte de deux Françaises à l’encontre de Tariq Ramadan pour viol et agressions sexuelles, et suite à une série de révélations émanant d’anciennes élèves de l’islamologue alors professeur à Genève, les bons observateurs auront ressenti un silence pesant. Accablant. Inacceptable. Celui des islamo-gauchistes.

Si le concept d’islamo-gauchisme peut se discuter, les faits, eux, sont là : a-t-on vu les journalistes de Mediapart, d’habitude si enclins à appuyer les scandales qui descendent les puissants, mettre en lumière l’affaire Ramadan ? A-t-on entendu son président, le trotskiste Edwy Plenel, prendre la parole sur les plateaux ? A-t-on vu le philosophe Edgar Morin ou le sociologue Jean Ziegler se joindre à la cause des victimes ? Non.

Ne prétextons pas le hasard ou l’ignorance. Ce silence est volontaire. Il témoigne de ce que les plus lucides dénoncent depuis quelques années et que les plus lâches refusent d’admettre : la connivence d’une certaine gauche avec l’islam. La cause est idéologique : dans la vision marxiste des choses, l’histoire ne sera toujours qu’une lutte entre classes dominées et classes dominantes. Et qui est le dominé aujourd’hui ? Le musulman, répondent-ils, cet immigré stigmatisé par la société, elle-même responsable de sa radicalisation.

Cette folie intellectuelle, pratiquant le « deux poids deux mesures » et refusant toute critique de l’islam, menace plus que jamais ce qu’il reste d’Occident.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © causeur.fr

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