La Brasserie B’Art a ouvert ses portes aux bubus neuchâtelois

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier
(En collaboration avec Max Moeschler pour les dégustations)

Et un tour de plus dans notre tournée de bières et surtout de brasseries suisses. C’est à Neuchâtel que nous retournons en cette saison où l’automne se fait hivernal et où une nouvelle venue fait son entrée sur la scène des institutions brassicoles.

Connaissez-vous le «bubu» ? Sous-genre du désormais célèbre «bobo», le «bubu» est un bourgeois-bohème barbu. C’est sans doute ce qualificatif qui siérait le mieux à la majorité de la clientèle présente le 17 novembre dernier. Un véritable entre-soi générationnel, celui des trentenaires branchés et amateurs de bières artisanales. De quoi faire plaisir à un sociologue désireux de créer une nouvelle étiquette dans sa soif de catégorisation.

Soif, ce peuple d’adolescents d’un autre âge l’ont assurément. Nous aussi, et cela tombe bien, car la Brasserie B’Art qui fête son inauguration propose pas moins de vingt bières différentes en pression – sans compter celles en bouteille. Petite précision utile: la «brasserie» pouvant être en français soit un lieu où l’on fabrique de la bière, soit un établissement où l’on consomme de la bière et où l’on se sustente de plats froids et chauds rapidement préparés (mais souvent délicieux), nous jugerons utile de préciser que la B’Art est une brasserie au deuxième sens du terme.

Vingt bières en pression, donc, provenant des microbrasseries de la région, que nous avons visitées pour une partie d’entre elles dans le cadre de cette rubrique. Comme souvent, il s’agira de mettre en lumière trois bières valant le détour. La «Biche», par exemple, aura retenu notre attention quelque peu tendancieuse, non pour son nom, mais pour son fumet. L’as-tu humée, toi le voyageur des robinets? Sans doute le feras-tu si ce n’est déjà fait. Car son goût aussi est louable: pour une blanche, cette bière a beaucoup de caractère. Elle ne se limite pas à une simple robe fruitée.

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Autres boissons houblonnées que nous retiendrons, la «Saison» de BFM, une sour ale pas si acidulée pour sa catégorie, plutôt légère, avec le bon goût du fût, ainsi que la «O’datte», qui n’est autre que l’ambrée aux dattes de la brasserie La Vouivre – basée à Cortaillod et dont le chef, selon nos informations, est justement celui qui a ouvert la B’Art – se caractérisant par son fort parfum de caramel avec une saveur très douce grâce aux dattes et des arômes poires et autres fruits. Mais bien d’autres senteurs, sensations de froid et de bulles vous attendent en ce lieu très design, très chill, très cool, comme disent les bubus.

Ecrire à l’auteur: jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo: © Hofstetre Natan / Brasserie B’Art

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