Léa Farine

Rédactrice d’octobre 2016 à juillet 2017
Doctorante en sciences du langage à l’Université de Neuchâtel

La liberté d’être et de penser est une valeur que je place au-dessus de toutes les autres. Un monde idéal, s’il existe, n’est pas forgé à partir de mes convictions ou de mes principes. Au contraire, il s’agit d’un espace ou chacun, indépendamment de son sexe, de sa nationalité, de ses croyances ou de son statut social peut exister et s’exprimer librement tout en respectant l’individualité de ceux qui l’entourent. C’est pourquoi j’apprécie la confrontation intellectuelle, la guerre des idées, la guerre des mots, car ce combat-là, mené dans les règles de l’art, permet d’apaiser toutes les autres formes de violence. Nous sommes si accoutumés à vivre en démocratie que nous en oublions parfois la force de ce système. Or il serait bon de se rappeler qu’il ne s’agit pas d’un concept vain et vide de sens. S’il existe, bien sûr, une forme de déterminisme inaliénable, nous pouvons cependant faire des choix, nous pouvons nous engager, nous pouvons porter nos opinions, nous pouvons vivre en paix.

J’espère me heurter à beaucoup de désaccords avec mes collègues du journal, j’espère qu’ils détesteront franchement certaines de mes idées, et j’espère à partir de ces antagonismes contribuer à faire grandir Le Regard Libre dans ce qu’il me semble receler de plus estimable : l’ouverture, l’indépendance et l’originalité.

Léa Farine

Pour la culture et le débat d'idées