Archives de catégorie : Cinéma

J’accuse Polanski d’avoir sorti un film moyen

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

J’accuse, le nouveau film de Roman Polanski, vient de sortir dans les salles. Il raconte la condamnation du militaire français et juif Alfred Dreyfus (Louis Garrel) et la découverte de son innocence par le commandant Picquart, promu lieutenant-colonel (Jean Dujardin). Poursuivi par des polémiques sur des faits qu’il aurait commis quarante ans plus tôt et de nouvelles accusations, Polanski signe une œuvre pour le moins moyenne. Et c’est la seule chose qui nous intéressera ici.

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«Le Mans 66»: une lutte du moteur au cœur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

La voiture est devenue un objet sacré dans les années soixante. Symbole de liberté, de mobilité, de vie. Qui plus est démocratisé. Chaque père peut, et doit même, doter sa famille d’une voiture. Aux Etats-Unis, l’entreprise Ford inaugure la production automobile de masse pour fournir le peuple. Mais voilà que la marque américaine est en perte de vitesse; en crise, à vrai dire. Ses voitures ne font plus rêver les jeunes: les modèles ne laissent songer qu’à la petite vie tranquille de l’américain moyen. On veut désormais de la puissance, du sport, des crissements de pneus, du rêve.

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Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste. Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit déjà poindre le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs, c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

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Le drame des paysans porté à l’écran par Edouard Bergeon

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est un film aussi bien dur – dans son propos et ce qu’il montre à l’écran – qu’artistiquement réussi, et donc beau. Au nom de la terre d’Edouard Bergeon met en scène un paysan (Guillaume Canet) qui reprend la ferme de son père et qui glisse lentement du bonheur à l’horreur, malgré une femme et des enfants aimants. Un film percutant, basé hélas sur la réalité du monde agricole et de son évolution depuis quarante ans.

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«Midway»: vous m’avez déçu mon général!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Midway raconte la guerre du Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon pour se focaliser ensuite sur les premiers jours de juin 1942, sur la Bataille de Midway. Les Japonais, en supériorité, ont tendu un piège aux Américains, pour les achever une bonne fois pour toutes. Ils voulaient continuer leur campagne du Pacifique, sans avoir dans les pattes la puissance navale américaine qui n’était à l’époque encore que naissante. Question de chance, de vaillance et de bonnes opérations de décryptage des communications japonaises, les Américains ont fini par l’emporter de justesse, poussant les Japonais dans leur propre piège. Ils ont ainsi évité que «toute la côté est ne soit bombardée et ne parle japonais.»

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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«Matthias et Maxime»: l’amitié anti-Guillaume Canet

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Seulement une année après l’hollywoodien Ma vie avec John F. Donovan, le jeune prodige du cinéma québécois revient aux sources avec Matthias et Maxime. L’art et la manière de produire une œuvre de fiction avec sa vraie bande de potes, en évitant le piège de la beauferie.

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«Camille», documentaire sur la Centrafrique et le photojournalisme

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Camille est une jeune photo-reporter française. Elle a décidé de partir en Centrafrique pour couvrir sous forme de reportage photo les conflits qui s’y déroulent. La violence non seulement de la guerre civile, mais aussi de la solitude du photojournalisme qui ne permet jamais de véritable rencontre, vont la bouleverser. Camille est un film basé sur des faits réels.

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Les stripteaseuses de «Queens» donnent un film-spectacle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Cette ville, tout ce pays, est un club de striptease. Il y a ceux qui dansent et ceux qui lancent des billets.»

La musique tape et tape jusqu’au bout de la nuit; et elles dansent, dansent et dansent ce refrain qui leur plaît. Et même si le refrain ne leur plaît pas, les filles dansent quand même. Parce que c’est leur boulot, dans ce club de striptease où des chaudasses vous chauffent. Destiny (Constance Wu), la nouvelle, danse elle aussi, mais peine à chauffer et à remplir ses culottes de pourboires. Elle est canon, mais mal à l’aise. Pourtant, cette novice ne peut pas lâcher l’affaire: elle a besoin de ce travail.

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«Papicha»: le fond dérobé par la forme

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Avec fougue et quelques maladresses, Mounia Meddour s’intéresse à la résistance invisible en Algérie. Dans les années quatre-vingt-dix, des étudiantes refusent de se soumettre à la montée islamiste bousculant leur quotidien en organisant un défilé de mode. Un film juvénile pour ses qualités comme ses défauts.

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