Archives de catégorie : Cinéma

«Let’s Dance» trébuche, puis se rattrape de justesse

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Let’s Dance est le premier long-métrage du metteur en scène et désormais réalisateur Ladislas Chollat. Bien que ses premiers pas dans le domaine du cinéma soient maladroits à bien des égards, il n’en ressort pas que du mauvais!

Dans les films de danse, il est difficile de se démarquer des autres tant les concurrents sont nombreux. Bien souvent, dans les dance movies, les protagonistes évoluent dans des milieux opposés, puis une histoire d’amour un peu niaise vient unir un jeune homme arrogant et urbain avec une jeune femme classique et timide. Let’s Dance ne déroge pas à la règle. La rencontre entre Joseph (Rayane Bensetti) et Chloé (Alexia Giordano) va pousser le milieu du hip-hop dans les bras de la danse classique.

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Besoin de bougies pour le vingt-cinquième anniversaire de La Liste de Schindler

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

Vingt-cinq ans qu’est sorti dans les salles un film qui a marqué l’histoire du cinéma et le regard porté sur la Shoah. La Liste de Schindler a fait pleurer le public par sa musique mélancolique et ses plans inoubliables. Retour sur ce monument tragique qui n’a pas pris une ride.

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«Damien veut changer le monde» et s’y essaie par le rire

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Les parents de Damien sont des manifestants de gauche très actifs. Ils s’engagent pour toute une série de causes telles que la maltraitance animale ou le statut des sans-papiers. Mais lorsque la mère de Damien meurt subitement, l’engagement social de la famille est dissout et chacun prend une route différente. A l’âge adulte, devenu «pion» dans une école, le personnage principal décide de reconnaître un enfant syrien pour qu’il reste scolarisé en France. Le fils de manifestants renoue ainsi avec ses racines. Mais il se retrouve vite dépassé par son envie d’aider son prochain après avoir entraîné d’autres «pères» dans son aventure. 

«Les enfants ne sont ni échangeables, ni remboursables»

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«Us», c’est nous

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Eh bien! – ainsi parle le Seigneur – je vais faire venir sur eux un malheur dont ils ne pourront se tirer. Ils m’appelleront à l’aide, mais je ne les écouterai pas.» Jérémie 11:11

Une petite fille regarde la télévision. Nous sommes en 1986. L’action Hands Across America bat son plein pour plus de solidarité aux Etats-Unis. Une publicité parmi tant d’autres à la télévision qui devrait laisser une enfant indifférente. Coupure. On retrouve la petite fille, avec son papa et sa maman sur la plage de Santa Cruz à la fête foraine. L’angoisse est palpable, alors que les rires et les jeux sont dominants. Un instant a suffi à ce que son père détourne le regard pour que la petite fille s’éloigne. Elle est perdue pendant un petit quart d’heure. Traumatisme. Ses parents la retrouvent et elle ne parle plus.

De nos jours. La situation semble s’être nettement arrangée pour l’enfant qui est devenue désormais une femme, Adelaïde. Elle est mère à son tour. En famille, ils reviennent à Santa Cruz pour les vacances d’été. Mais trop de coïncidences rappellent à la protagoniste le choc de son enfance. Peur prémonitoire car la suite n’a rien de joyeux. Panne de courant. «Y a une famille dans notre allée», remarque Jason, le fils. Et la famille en question n’est pas prête à s’en aller. Ils s’avancent vers la maison, et je vous passe la suite. 

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«Qui m’aime me suive», un art balzacien

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il était une fois un mécanicien devenu aigri, habitant avec sa femme dans un petit village du Sud de la France. Gilbert (Daniel Auteuil) et Simone (Catherine Frot) sont représentatifs de bien des couples qui s’aiment par habitude. Par lâcheté peut-être? C’est en tout cas avec un certain courage que Simone va un beau jour s’enfuir de ce foyer qui sent les dettes et la mauvaise haleine, n’en pouvant plus de son mari jadis plein d’idéal et ne supportant pas le départ de son voisin Etienne (Bernard Le Coq), qui était aussi son amant. La suite, dans vos salles de cinéma.

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«Enigma», attention aux coups de poing!

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

Enfin un film pour lequel je n’ai pas envie de rédiger de critique assassine, bien au contraire. Dans le cadre de son émission consacrée aux enquêtes policières, la télé chilienne a décidé de s’intéresser au meurtre non élucidé d’une jeune femme battue à mort huit ans plus tôt. Cet événement nous plonge au cœur du quotidien de Nancy, mère de la victime, et de sa famille. C’est l’occasion pour les uns et les autres de confronter leur point de vue ainsi que leur perception d’une jeune fille qu’ils ne connaissaient pas si bien…

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«Volcano»

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

C’est l’histoire d’un type qui se perd. En vrai, c’est un peu plus compliqué que ça mais pas nécessairement plus intéressant:

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«The Red Phallus»

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

Sangay est une jeune Bhoutanaise de 16 ans qui vit seule avec son père. Ce dernier sculpte des phallus en bois, sorte de talismans supposés chasser les mauvais esprits, et travaille dur alors que sa fille ne semble pas trouver de sens à sa vie. Introvertie et revêche, l’ado donne du fil à retordre à ses proches, de son père à son copain en passant par le directeur de son école. Tant de figures masculines plus âgées contre lesquelles Sangay se rebelle et tente de s’émanciper.

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«Destroyer»: Pourquoi un accueil si Mitigé?

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Dans le regard d’un bleu plus froid que celui des mers arctiques d’Erin Bell (Nicole Kidman), peu de choses se lisent. Une gueule de bois et de la détresse, à la rigueur. Lorsqu’elle sort de sa voiture et se traîne sur la scène d’un crime récent, cette inspectrice du LAPD fait pitié à voir. Penchée sur le cadavre d’un homme marqué d’un tatouage sur la nuque, son attention paraît bien loin du chemin en terre battue longeant un canal de Los Angeles. Un billet de banque taché d’encre et les contacts d’une vie passée pour seuls indices, elle se jette sur les routes en bitume et celles, plus sinueuses, d’un passé aux lourdes conséquences.

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«Le merveilleux voyage de Wolkenbruch»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voudrais une femme qui me plaît vraiment.» 

La famille Wolkenbruch vit dans le quartier juif de Zurich. Et pour des Juifs, ce sont des Juifs! Les hommes endossent la tenue complète: de la kippa au tallit, sans oublier les tsitsits et la barbe, pour une tenue sobre dans l’ensemble qui met la chemise blanche et le costume noir à l’honneur. Les femmes ont, elles aussi, leurs vêtements: perruque ou voile, blouse, jupe et bas-collants. C’est ainsi que l’on reconnaît le jeune Mordechai, surnommé Motti, quand il se rend à ses cours d’économie à l’université. Lieu dans lequel il rencontre une non-juive, sublime et extravertie, dont il tombe amoureux. Elle s’appelle Laura. Au plus grand damne de sa mère, ronde et autoritaire, qui se démène pour lui organiser des rencontres avec des gentilles filles de la communauté. 

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