Archives de catégorie : Entretiens

Jaha Koo, performeur engagé et créateur d’un théâtre multimédia

Entretien inédit – Ivan Garcia

Souvent, les scènes suisses s’ouvrent à d’autres comédiens et metteurs en scène venus du monde entier. Et l’on y trouve les perles rares du théâtre d’aujourd’hui et de demain. La quarante-troisième édition du festival La Bâtie de Genève accueillait une personnalité fort intrigante en la personne de Jaha Koo. Originaire de Corée du Sud, cet artiste présente un théâtre multimédia aux croisements de sa trajectoire personnelle, de l’Histoire et des enjeux sociopolitiques. Comédien-créateur, performeur, mais aussi vidéaste et compositeur musical, Jaha Koo a débarqué sur le sol genevois avec sa création Cuckoo. Celle-ci le met en scène, accompagné de trois rice cooker [ndlr: cuiseurs à riz] de la marque Cuckoo, fort répandue en Corée du Sud. Doués de paroles, les trois cuiseurs narrent leurs problèmes et, entrecoupés par l’artiste et la vidéo, nous plongent dans l’histoire sud-coréenne, celle de la crise financière de 1997 qui, aujourd’hui encore, a laissé des traces au sein de la société coréenne. Avec cet entretien, Le Regard Libre vous emmène à la rencontre de celui qui sera, sans doute, l’un des grands hommes de théâtre de ce siècle.

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Judith Zagury: «Dès qu’il y a une méthode, il y a un danger à travailler avec des êtres vivants»

Le Regard Libre N° 53 – Ivan Garcia

Suite à notre rencontre avec Laetitia Dosch au sujet de la reprise de son spectacle Hate, nous avons souhaité en savoir plus sur Corazón [ndlr: le cheval qui joue dans Hate], ainsi que sur la personne qui gère le lieu où celui-ci a passé son existence et a été éduqué. Le mercredi 19 juin, votre rédacteur est donc de retour à Gimel pour rencontrer Judith Zagury, la co-fondatrice de l’école-atelier Shanju. Comédienne, dramaturge, Judith a aimablement accepté de nous recevoir autour d’un thé pour répondre à nos questions.

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Michel Siggen: «La philosophie est bel et bien devenue folle»

Il fait partie de ces aristotéliciens réalistes investis dans leur recherche de la vérité. Ces professeurs engagés philosophiquement, qui n’entrent pas dans la mollesse ambiante de ceux qui se contentent de présenter une théorie donnée et sa théorie adverse, en laissant le soin aux étudiants de choisir laquelle est la plus juste. Face à l’intransigeance et à la rigueur de ces maîtres, les élèves ne peuvent que réfléchir à leur tour. Par rébellion et par admiration. Par imitation et par innovation. Michel Siggen fut mon professeur de philosophie au lycée et nous nous retrouvons aujourd’hui sur beaucoup de thématiques. Le semestre dernier, il a consacré son cours à La philosophie devenue folle, un ouvrage paru en 2018 aux Editions Grasset. Son auteur, Jean-François Braunstein, s’attaque aux théories actuellement à la mode sur le genre, l’animal et la mort.

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Vincent Heidelberg: «On explore l’espace pour mieux connaître la Terre et savoir comment la préserver»

Le Regard Libre N° 53 – Nicolas Locatelli

Vincent Heidelberg, que personne ne connaît sous ce nom et que nous appellerons par son pseudo Twitter «Vicnet» (@AstroVicnet), s’est fait connaître sur YouTube grâce à ses talents de vulgarisateur scientifique en créant la chaîne «Stardust». Cette chaîne YouTube, à l’heure où ces lignes sont écrites, totalise 221’048 abonnés. C’est à l’occasion du cinquantenaire des premiers pas sur la Lune de Neil Armstrong et Buzz Aldrin que nous rencontrons ce vidéaste et parachutiste captivé par l’espace et les avions.

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Laetitia Dosch: «Mon travail est de placer les gens dans un endroit où ils ont matière à penser»

Le Regard Libre N° 53 – Ivan Garcia

Dossier spécial «Hate – Une forme de théâtre inédite: la tentative d’un duo avec un cheval»

Le mardi 11 juin 2019, à l’école-atelier «Shanju» basée à Gimel, en pleine nature, nous rencontrons Laetitia Dosch, comédienne et metteur en scène franco-suisse. Personne charmante et accueillante, elle nous a généreusement consacré un peu de son temps pour parler de la reprise de son spectacle Hate. Il s’agit d’un duo avec un cheval nommé Corazón, joué en 2018 au Théâtre de Vidy, et repris du 29 août au 1er septembre prochains, à Gimel, pour lancer la nouvelle saison théâtrale.

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Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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Festival Agapé, un festival du sacré et du partage

Le Regard Libre N° 52 – Bernard Frossard

Le festival de musique sacré et baroque porte son nom à merveille: Agapé, en grec, c’est l’amour transcendant, mais aussi le partage. Ce sont ces deux vertus que l’on ressent très fortement lorsqu’on assiste à l’un de ses concerts. On remarque rapidement le plaisir que les artistes ont d’être présents et qu’ils ne sont pas là tant pour la performance que pour nous offrir ce qu’il y a de plus beau dans leur art et leur interprétation. Cet événement a pu bénéficier de la présence d’artistes notables de la musique ancienne tel que Jordi Savall, Bernard Héritier, Jean Tubéry avec son ensemble La Fenice, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique, la maîtrise de Colmar dirigée par Arlette Steyer, James Bowman et tant d’autres qu’il serait long de tous les énumérer.

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Mauskovic dance band: un groupe de disco-truc, mais encore?

Paléo Festival 2019 – Lauriane Pipoz

Le Mauskovic Dance Band est formé de cinq Hollandais. Menés par Nicola Mauskovic, qui définit sa musique comme «un mix de disco, de jazz et d’afro-beat joués avec un style post-punk», ces musiciens «non-scolaires» ont offert un show déjanté sur la scène du Détour ce mercredi 24 juillet. Avant cela, le batteur et compositeur, accompagné de force bières, nous a offert quelques éléments de réponses. Fragmentés, à l’image de leur musique déjantée.

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Les Trois Accords: «Le but n’est pas de faire rire les gens, nous cherchons surtout l’originalité» 

Paléo Festival 2019 – Lauriane Pipoz

Les Trois Accords, c’est un groupe québécois hors du commun. Formé de quatre musiciens, ce groupe de rock aux paroles délurées a le don d’offrir des albums, mais aussi des shows, qui respirent le fun et la bonne humeur. Avant leur concert au Paléo festival de Nyon, deux de leurs musiciens, Charles Dubreuil et Pierre-Luc Boisvert, ont répondu à quelques-unes de nos questions au sujet de leurs compositions originales et de leurs choix musicaux.

Cette rencontre a été l’occasion pour eux de nous signifier leur volonté de mettre à l’honneur l’humour et l’autodérision, mais aussi de souligner le fait que leurs compositions n’étaient pas réalisées «que» pour faire rire. Il s’agit avant tout de faire de la musique, une musique qui leur plaît – le rock –et leur ressemble, puisque leur but premier est de prendre du plaisir. Comme l’exprime leur dernier album, Beaucoup de plaisir (2018), et surtout comme l’a bien montré leur live du 25 juillet: sautant et s’amusant, le groupe n’a rien perdu de la superbe de ses débuts. Rencontre avec des musiciens qui aiment les spectacles, tourner et sont fiers de ce qu’ils font.

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Les Pierce Brothers nous ont fraternellement transpercés

Paléo Festival 2019 – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Pierce Brothers, duo australien formé de deux frères jumeaux, s’est produit ce mardi 23 juillet 2019 au Paléo festival de Nyon. Accompagné de son armée d’instruments, le duo a donné un concert incarnant à la perfection le slogan pétillant de cette 44e édition: FOLK YEAH!

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