Archives de catégorie : Littérature

«Se taire», c’est l’histoire de Mathilde

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Les hommes se terraient, leur parole n’était plus audible, à moins qu’ils se fassent les porte-parole d’un féminisme militant, et se montrent prêts à offrir en expiation leurs testicules sur un plateau d’argent . La guerre des sexes battait son plein, dévoilant un marché au développement exponentiel, dont la presse écrite entendait bien profiter, elle qui vivait aussi ses derniers moments.»

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Les sagas, un trésor à découvrir

Un individu se définit avant tout par ses actes.

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«Soif», la Passion selon Amélie Nothomb

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ressent un condamné à mort? Que peut-il éprouver à l’annonce du verdict? A quel instant l’attente est-elle la plus insupportable? Parvient-il encore à apprécier son quotidien, à trouver un sens à tout cela? C’est ce qu’Amélie Nothomb nous propose de découvrir dans son dernier roman, Soif, où elle dépoussière la Passion du Christ.

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Laure Mi Hyun Croset: «Je suis une styliste»

«Je pense que les écrivains font feu de tout bois»

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Promenez-vous dans les bois pendant que le mystère y bat son plein

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec poésie et justesse, Alexandre Voisard nous révèle la présence de la forêt et de la rivière dans un petit livre court comme l’éclair où les personnages nous émeuvent autant qu’ils nous ramènent à notre propre fragilité humaine.

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Le karaté d’Harry Crews, un «kiai déjanté»!

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Un vagabond solitaire, équipé de son pull William Faulkner, fait la rencontre d’une belle karatéka sur une plage de Floride. Attiré par cette beauté fatale, le protagoniste s’engage alors dans une étrange communauté de karatékas, vivant et s’entraînant dans un motel désaffecté, sous la conduite d’un mystérieux Sensei nommé Belt. Entre cours de karaté, pilules gastronomiques, sexualité bestiale, fatalité et concours de beauté, Le karaté est un état d’esprit est une épopée déjantée et violente à l’attention des incompris et des marginaux.

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Jérôme Meizoz, absolument émouvant!

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Les Trente Glorieuses, avec leurs mille bagnoles, frigos et supermarchés, ne sont-elles pas profondément ridicules – et donc émouvantes? Voilà le sujet passionnant du nouveau roman de Jérôme Meizoz, sous fond de Valais entrant dans la modernité. Avec un nouveau Rhône: l’autoroute.

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Lâcher prise et se laisser guider par «tout ce qui nous submerge»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Gretel, la trentaine, vient de retrouver sa mère Sarah. Cette dernière l’avait abandonnée seize ans plus tôt alors qu’elles vivaient seules près d’une rivière. Aujourd’hui atteinte d’Alzheimer, Sarah n’est plus en état de répondre aux questions de Gretel. Ce sera à la fille de reconstruire son propre passé, si elle le peut et si elle le veut. Son histoire est impossible à séparer de certaines vieilles ombres enfouies: qu’est-il réellement arrivé près de la rivière, et quelle est la part d’imagination dans ses souvenirs ?

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» d’Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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