{"id":8051,"date":"2015-04-15T08:00:38","date_gmt":"2015-04-15T07:00:38","guid":{"rendered":"http:\/\/leregardlibre.com\/?p=8051"},"modified":"2025-11-05T23:10:05","modified_gmt":"2025-11-05T22:10:05","slug":"albert-camus-ou-la-tragedie-du-bonheur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.com\/de\/philosophie\/albert-camus-ou-la-tragedie-du-bonheur\/","title":{"rendered":"Albert Camus oder die Trag\u00f6die des Gl\u00fccks"},"content":{"rendered":"<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00abGl\u00fccklich zu sein, ist heute eine originelle T\u00e4tigkeit. Der Beweis daf\u00fcr ist, dass man dazu neigt, sich zu verstecken, um sie auszu\u00fcben. Mit dem Gl\u00fccklichsein ist es heute wie mit einem gew\u00f6hnlichen Verbrechen: Gestehen Sie nie. Sagen Sie nicht einfach so, ohne an etwas B\u00f6ses zu denken, ganz ungeniert: \u00abIch bin gl\u00fccklich\u00bb. Denn sofort w\u00fcrden Sie um sich herum auf hochgezogenen Lippen Ihre Verurteilung sehen: \u00abAh, Sie sind gl\u00fccklich, mein Junge? Und was ist mit den Waisenkindern in Kaschmir oder den Leprakranken in Neuseeland, die nicht gl\u00fccklich sind?\u00bb Und schon sind wir traurig wie Zahnstocher. Ich habe das Gef\u00fchl, dass man stark und gl\u00fccklich sein muss, um Menschen in Not zu helfen.\u00bb <em>Albert Camus<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>La philosophie d\u2019Albert Camus est tr\u00e8s proche de l\u2019existence qu\u2019il mena. Il na\u00eet en 1913 \u00e0 Mondovi (Alg\u00e9rie) d\u2019une famille pauvre et analphab\u00e8te; les siens d\u00e9m\u00e9nagent tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 Alger (suite au d\u00e9c\u00e8s du p\u00e8re, \u00e0 la guerre) et permettent ainsi la rencontre du petit Camus et de l\u2019instituteur Louis Germain, qui verra du talent en lui et convaincra sa famille \u00e0 l\u2019inscrire au lyc\u00e9e malgr\u00e9 leur pauvret\u00e9. Sa premi\u00e8re lutte sera celle du langage: il s\u2019est voulu le porte-parole de tous ceux qui, d\u00e9munis ou n\u2019ayant pas pu aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole, ne pouvaient pas parler. Il d\u00e9couvrira \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode les in\u00e9galit\u00e9s dues \u00e0 la pauvret\u00e9, et \u00e9tonnement le football pour les contrer! Gardien de but, on le d\u00e9crira comme \u00absolitaire dans sa cage, mais solidaire dans l\u2019\u00e9quipe\u00bb. Il se lance plus tard dans des \u00e9tudes de philosophie.<\/p>\n\n\n\n<p>A dix-sept ans, sa vie prend un tournant&nbsp;majeur: on lui d\u00e9couvre la tuberculose. Le jeune homme vif, amoureux du soleil, d\u00e9couvre la mort comme une injustice. <em>\u00abMa jeunesse me&nbsp;fuit, c\u2019est cela \u00eatre malade.\u00bb<\/em> S\u2019ensuit une grande p\u00e9riode de doutes qui ne fait au contraire qu\u2019aiguiser son d\u00e9sir de vivre. Il est frapp\u00e9 par une phrase d\u2019Andr\u00e9 Gide: <em>\u00abJ\u2019ai souhait\u00e9 \u00eatre heureux comme si je n\u2019avais rien d\u2019autre \u00e0 faire\u00bb<\/em>. Il poursuit alors ses \u00e9tudes et s\u2019engage dans les milieux r\u00e9sistants.<\/p>\n\n\n\n<p>Orphelin de la guerre, il entre en 1935 dans le Parti communiste, mais s\u2019aper\u00e7oit vite qu\u2019il repr\u00e9sente ce qu\u2019il essaie de combattre, soit l\u2019endoctrinement, politique dans le cas pr\u00e9sent. Il le quitte deux ans plus tard et s\u2019engage par l\u2019interm\u00e9diaire du th\u00e9\u00e2tre et du journalisme. C\u2019est lui-m\u00eame qui dira: <em>\u00abLes salles de th\u00e9\u00e2tres et les terrains de football ont \u00e9t\u00e9 mes vraies universit\u00e9s\u00bb<\/em>. Le journalisme, quant \u00e0 lui, lui permet d\u2019exprimer haut et fort ce que ses romans \u2013 il \u00e9crit en effet depuis qu\u2019il a dix-sept ans \u2013 contiennent \u00e0 l\u2019\u00e9tat embryonnaire. Il veut par solidarit\u00e9 s\u2019engager dans la guerre, mais son \u00e9tat physique ne le permet pas: sa r\u00e9volte se fera donc par les livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les atrocit\u00e9s de la guerre, les malheurs de son pays et sa propre jeunesse mise \u00e0 mal par la maladie font na\u00eetre en lui le premier pan de sa philosophie: l\u2019absurde. Ce dernier na\u00eet de la&nbsp;<em>\u00abconfrontation de l\u2019appel humain avec le silence d\u00e9raisonnable du monde\u00bb<\/em>. En effet, l\u2019homme, qui ne comprend pas le monde dans lequel il vit, sent surgir au fond de lui un profond sentiment d\u2019absurdit\u00e9, \u00e0 travers trois prises de consciences: d\u2019abord, pourquoi l\u2019existence est-elle si machinale, si lasse et habituelle? Deuxi\u00e8mement, l\u2019homme se rend compte qu\u2019il est \u00e9tranger au monde dans lequel il vit, autant qu\u2019il l\u2019est \u00e0 lui-m\u00eame: il peine \u00e0 comprendre leur sens, plus encore lorsqu\u2019il prend conscience de sa propre finitude, derni\u00e8re condition \u00e0 l\u2019absurde.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de voir que, pour Camus, ce n\u2019est pas le monde en soi qui est absurde, mais la relation que l\u2019individu a avec lui. L\u2019un para\u00eet immuable, \u00e9ternel, alors que l\u2019autre n\u2019est que changement et r\u00e9alit\u00e9 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Il voit aussi que l\u2019homme est diff\u00e9rent, une sorte d\u2019exception de la nature, un \u00eatre dont l\u2019esprit n\u2019est pas calqu\u00e9 sur la r\u00e9alit\u00e9 de son <em>cosmos<\/em>. Camus se demande si le foss\u00e9 entre les deux est simplement franchissable. En d\u2019autres termes, si la vie vaut v\u00e9ritablement la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue, puisque t\u00f4t ou tard, nous devons mourir, et que le monde restera de toute fa\u00e7on muet aux questions humaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Il voit alors plusieurs r\u00e9actions et cons\u00e9quences, certaines positives et d\u2019autres non. Il refuse le suicide, qui n\u2019est que la suppression de la conscience, de la lucidit\u00e9 qui permet de se r\u00e9volter. Il refuse aussi les religions ou les doctrines \u2013 spirituelles comme politiques \u2013, croyances illusoires qui placent les espoirs et le sens de la vie dans un monde autre que celui dans lequel on vit. Camus tire au contraire trois attitudes positives de cet absurde: la r\u00e9volte face au renoncement (refuser de se cr\u00e9er de faux espoirs et avoir le courage de vivre l\u2019absurde), la libert\u00e9 de conna\u00eetre sa condition face \u00e0 la servitude de celui qui se voile la face, et enfin la passion contre l\u2019indiff\u00e9rence. \u00ab<em>Il n\u2019y a pas d\u2019amour de vivre sans d\u00e9sespoir de vivre<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Si pour Camus le d\u00e9sespoir peut s\u2019incarner dans la finitude ou l\u2019absurdit\u00e9 humaine, l\u2019espoir se retrouve dans les &#8220;exp\u00e9riences&nbsp;face au monde&#8221;. Ce dernier point est peut-\u00eatre li\u00e9 \u00e0 la nature du personnage: Camus \u00e9tait amoureux de la vie, du soleil, de la mer, de la beaut\u00e9 et de la chaleur des paysages \u2013 et de celles de nombreuses femmes aussi! On ne doit pas subir passivement une vie qui nous est donn\u00e9e: il faut bien au contraire agir, rester dans l\u2019action, et vivre pleinement chaque instant. Il dira lui-m\u00eame: <em>\u00abJe tire de l\u2019absurde trois cons\u00e9quences qui sont ma r\u00e9volte, ma libert\u00e9, ma passion. Par le seul jeu de ma conscience, je transforme en r\u00e8gle de vie ce qui \u00e9tait invitation \u00e0 la mort \u2013 et je refuse le suicide.\u00bb<\/em> Telle est la solution: <em>\u00abIl faut imaginer Sisyphe heureux\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Des r\u00e9cents succ\u00e8s litt\u00e9raires et journalistiques qu\u2019il acquiert avec le cycle de l\u2019absurde (des ouvrages comme <em>Der Fremde<\/em>, <em>Le Mythe de Sisyphe<\/em>, <em>Caligula<\/em>), Camus, qui autrefois s\u00e9duisait, intimide d\u00e9sormais: il s\u2019engage \u00e0 nouveau \u00e0 la fin de la guerre, notamment contre la bombe atomique (qu\u2019il est un des seuls \u00e0 d\u00e9noncer), car <em>\u00abon ne peut pas se retirer du jeu une fois que le jeu est mortel.\u00bb<\/em> Le contexte politique devenant de plus en plus violent et terrible, Camus devient par sym\u00e9trie l\u2019homme r\u00e9volt\u00e9 et entre dans la partie la plus active de sa vie, ouvrant ainsi le deuxi\u00e8me cycle de sa philosophie, qui est aussi une r\u00e9ponse au premier.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9volte est une lutte contre la souffrance du monde \u00e0 travers deux points: d\u2019une part, la r\u00e9volte collective, le service aux victimes des injustices de la guerre, par exemple, ou simplement \u00e0 celles de la vie. Cette r\u00e9volte r\u00e9unit chacun dans une seule identit\u00e9, celle de la nature humaine, commune \u00e0 tous, et elle agit en d\u00e9fendant une cause, par exemple les droits de l\u2019homme, non pas en refusant ce qui existe d\u00e9j\u00e0 sans proposer de l\u2019am\u00e9liorer. Elle est d\u2019autre part un refus contre la terreur \u2013 de la guerre, surtout. Si l\u2019homme absurde se posait la question du suicide, l\u2019homme r\u00e9volt\u00e9 affirme que <em>\u00able seul probl\u00e8me moral vraiment s\u00e9rieux, c\u2019est le meurtre.\u00bb<\/em> Camus d\u00e9nonce fortement la loi du plus fort (utilis\u00e9e comme justification au meurtre par les fascistes \u00e0 cette \u00e9poque), qui bien que naturelle n\u2019a pas sa place dans une soci\u00e9t\u00e9 humaine. La r\u00e9volte doit d\u00e9boucher sur une soci\u00e9t\u00e9 qui respecte la nature humaine et refuse les atrocit\u00e9s: les ouvrages de ce cycle sont <em>L\u2019Homme r\u00e9volt\u00e9<\/em>, <em>Les Justes<\/em> und <em>Die Pest<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Camus s\u2019abandonne finalement au th\u00e9\u00e2tre, grande passion qui animera encore toute la fin de sa vie, ce qui n\u2019emp\u00eache pas \u00e0 son monde de s\u2019assombrir. Il se distancie des existentialistes \u2013 qui ne croyaient pas \u00e0 une nature humaine&nbsp;\u2013 et des intellectuels communistes, notamment de Sartre, qui lui reprochait sa passivit\u00e9 ou son id\u00e9alisme, le fait de ne rester que dans une r\u00e9volte th\u00e9orique. Dans un milieu o\u00f9 presque tous les intellectuels \u00e9taient de gauche, Camus osera s\u2019\u00e9crier: <em>\u00abOn ne d\u00e9cide pas de la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019une pens\u00e9e selon qu\u2019elle est \u00e0 droite ou \u00e0 gauche et moins encore selon ce que la droite et la gauche d\u00e9cident d\u2019en faire. [\u2026] Si, enfin, la v\u00e9rit\u00e9 me paraissait \u00e0 droite, j\u2019y serais.\u00bb<\/em> Avec tous ses probl\u00e8mes de presse, Camus devient de plus en plus nostalgique du bonheur simple et solaire qu\u2019il poss\u00e9dait avant: <em>\u00abDans la soci\u00e9t\u00e9 intellectuelle, j\u2019ai toujours l\u2019impression d\u2019\u00eatre coupable. Donc je deviens moins naturel, et cela m\u2019ennuie terriblement\u00bb<\/em>. Sa maladie devient de plus en plus pr\u00e9sente, comme sa soif de vie et l\u2019ardeur de sa r\u00e9volte. En 1954, l\u2019Alg\u00e9rie est en feu: <em>\u00abIl va falloir que des Fran\u00e7ais tirent sur des Fran\u00e7ais, et je ne veux me mettre dans aucun des camps\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois ans plus tard, il recevra le prix Nobel, sous les sarcasmes de la presse qui parle du \u00abcouronnement d\u2019une \u0153uvre termin\u00e9e\u00bb. La d\u00e9ception et la tristesse sont tr\u00e8s grandes chez Camus, autant qu\u2019elles sont silencieuses. Il se noie dans le travail et refuse encore une fois de se laisser vaincre par la vie. N\u2019acceptant pas de se d\u00e9naturer et de fuir ce qu\u2019il a toujours \u00e9t\u00e9, il part voyager, cette fois-ci au Sud, loin du Paris froid et pol\u00e9mique, pr\u00e8s de soleil, de la mer, de la vie, de la chaleur. <em>\u00abIl me faut un peu de solitude, la part d\u2019\u00e9ternit\u00e9.\u00bb<\/em> L\u2019absurde et la r\u00e9volte, qui ont pris tous deux quinze ans de sa vie, s\u2019ouvrent sur le dernier \u2013 et le plus important \u2013 cycle philosophique auquel il ne pourra se consacrer longtemps: l\u2019Amour. Il commence <em>Die<\/em> <em>Premier Homme<\/em>, et pense d\u00e9j\u00e0 \u00e0 deux autres ouvrages, toujours plus pleins de vie, de soleil qu\u2019il retrouve au sud. <em>\u00abLe sud, il ne faut pas y passer, il faut s\u2019y arr\u00eater\u00bb<\/em>. <em>\u00abLa lucidit\u00e9 est la blessure la plus rapproch\u00e9e du soleil\u00bb<\/em>. C\u2019est dans ce retour \u00e0 la vie solaire de son enfance qu\u2019il mourra, le 4 janvier 1960, dans un accident de voiture, sur une ligne droite, mi-ombrag\u00e9e et bord\u00e9e d\u2019arbres. Le journaliste Jean Daniel, grand ami de Camus, \u00e9crira:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00abLe 4 janvier 1960, je suis en reportage en Tunisie. On me passe une communication urgente. Fran\u00e7ois Herval me parle:<br> &#8211; Jean, Camus vient d\u2019\u00eatre victime d\u2019un accident d\u2019auto!<br> &#8211; Grave?<br> &#8211; Oui.<br> &#8211; Il est mort?<br> &#8211; Oui.<br> &#8211; Seul?<br> &#8211; Non, avec Michel Gallimard.<br> &#8211; Comment est-ce arriv\u00e9?<br> &#8211; La route \u00e9tait droite, s\u00e8che, d\u00e9serte.<br> &#8211; D\u00e9serte, s\u00e8che, droite. C\u2019est le destin.<br> &#8211; C\u2019est le destin.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on compare les diff\u00e9rentes philosophies depuis l\u2019aube des temps, rares sont celles qui poss\u00e8dent en elles autant de beaut\u00e9 et de lumi\u00e8re que celle de Camus, au point que l\u2019on peut se demander si cela rel\u00e8ve vraiment d\u2019une philosophie. Il est vrai qu\u2019elle n\u2019est aussi th\u00e9orique qu\u2019un Descartes ou qu\u2019un Aristote, mais elle garde au centre et d\u2019une mani\u00e8re fondamentale ce que les autres oublient et qui est pourtant le plus essentiel: l\u2019Homme. Dans l\u2019histoire, les philosophes ont cherch\u00e9 \u00e0 expliquer le monde, ses ph\u00e9nom\u00e8nes, ses causes; ils ont cr\u00e9\u00e9 peu \u00e0 peu des syst\u00e8mes qui se veulent parfaits logiquement, avec la raison, mais \u00f4 combien branlants une fois plaqu\u00e9s sur la r\u00e9alit\u00e9 du monde qui nous \u00e9tonne toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>Le monde n\u2019est pas une suite arithm\u00e9tique de causes et d\u2019effets, sans fautes ni imperfections; il y a certes certaines r\u00e8gles qui le r\u00e9gissent, mais elles laissent place au particulier, \u00e0 l\u2019imparfait, aux erreurs, au diff\u00e9rent. Camus ne s\u2019interroge pas sur les raisons d\u2019\u00eatre de ce monde, il y cherche l\u2019implication de l\u2019homme, seule chose qui importe vraiment car elle concerne tout le monde et elle tente, en v\u00e9ritable philosophie de vie plus que de th\u00e9orie, de r\u00e9pondre aux questionnements humains et \u00e0 la qu\u00eate de sens de l\u2019existence. Camus disait d\u2019ailleurs: <em>\u00abCe qui m\u2019int\u00e9resse, c\u2019est d\u2019\u00eatre homme.\u00bb<\/em> Non pas de conna\u00eetre la distance qui s\u00e9pare la lune de la terre ou celle qui s\u00e9pare deux atomes d\u2019une mol\u00e9cule: \u00e0 force de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019infiniment grand et \u00e0 l\u2019infiniment petit, l\u2019homme a oubli\u00e9 le milieu et le point de rep\u00e8re \u00e0 toutes ces \u00e9tudes, qui est lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<form method=\"post\" action=\"https:\/\/newsletter.infomaniak.com\/external\/submit\" class=\"inf-form\" target=\"_blank\"><input type=\"email\" name=\"email\" style=\"display:none\"><input type=\"hidden\" name=\"key\" value=\"eyJpdiI6ImJLMzBCZjhrQXI2QVZqaHlsQ2xRXC9RbUZ2TlhaY08wSGd6VllUbHc0MUtzPSIsInZhbHVlIjoiYlJ4K0NhTElMb21iY010YkUyVmk2R0pVK2JocklVcERIbUNPTGduczcycz0iLCJtYWMiOiJmY2MwNGM1ZDBjZThjMmQ1MTVkY2Q2ZDE5OTBlNDU0YzE0MjlhM2IxY2M5YWM0NjA2YTgxY2QxNzg2ZmFiY2FkIn0=\"><input type=\"hidden\" name=\"webform_id\" value=\"7291\"><style> .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff{ background-color:#f5f5f5; padding:25px 20px; margin:25px auto; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-content { margin-top:13px;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff span, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff input, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-success p a { color:#555555; font-size:14px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4{ font-size:18px; margin:0px 0px 13px 0px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label{ font-weight:bold; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input { margin-bottom:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label { display:block;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff input{ height:35px; color:#999999; border: 1px solid #E9E9E9; border:none; padding-left:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error label, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error span.inf-message{ color: #cc0033; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error input{ border: 1px solid #cc0033; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input input { width:100%;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error span.inf-message { display: block; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit { text-align:right;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit input{ background-color:#777777; color:#ffffff; border:none; font-weight: normal; height:auto; padding:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit input.disabled{ opacity: 0.4; } .inf-btn { color: rgb(85, 85, 85); border: medium none; font-weight: normal; height: auto; padding: 7px; display: inline-block; background-color: white; box-shadow: 0px 1px 1px rgba(0, 0, 0, 0.24); border-radius: 2px; line-height: 1em; } .inf-rgpd { margin:25px 0px 15px 0px; color:#555555; } <\/style> <div class=\"inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff\"> <h4>NEWSLETTER DES FREIEN BLICKS<\/h4> <span>Erhalten Sie unsere Artikel jeden Sonntag kostenlos!<\/span> <div class=\"inf-success\" style=\"display:none\"> <h4>Ihre Anmeldung f\u00fcr unseren w\u00f6chentlichen Newsletter wurde erfolgreich registriert!<\/h4> <p> <a href=\"#\" class=\"inf-btn\">\u00ab<\/a> <\/p> <\/div> <div class=\"inf-content\"> <div class=\"inf-input inf-input-text\"> <input type=\"text\" name=\"inf[1]\" data-inf-meta=\"1\" data-inf-error=\"Merci de renseigner une adresse email\" required=\"required\" placeholder=\"E-Mail\"> <\/div> <div class=\"inf-submit\"> <input type=\"submit\" name=\"\" value=\"Anmelden\"> <\/div> <\/div> <\/div> <\/form>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la philosophie elle-m\u00eame, elle peut para\u00eetre pessimiste voire nihiliste, mais n\u2019est que d\u00e9nu\u00e9e des illusions que l\u2019homme se cr\u00e9e lorsqu\u2019il a peur d\u2019\u00e9v\u00e9nements et de ph\u00e9nom\u00e8nes incompr\u00e9hensibles et plus grands que lui. Camus veut \u00e9viter \u00e0 tout prix de s\u2019aveugler et d\u2019\u00eatre endoctrin\u00e9 par des th\u00e9ories con\u00e7ues par les hommes sur des v\u00e9rit\u00e9s dont ils ne peuvent avoir la certitude, au m\u00eame titre qu\u2019il refuse l\u2019attitude de fermer les yeux et omettre de trouver un sens \u00e0 sa vie sous peine qu\u2019il est trop difficile de faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. L\u2019argument para\u00eet simple mais est au contraire tr\u00e8s pertinent: pourquoi se l\u00e8ve-t-on le matin? pourquoi \u00e9tudie-t-on? pourquoi fonde-t-on une famille? comment r\u00e9agirait-on face \u00e0 la mort? Pour Camus, r\u00e9pondre personnellement \u00e0 ces questions, c\u2019est \u00eatre face au monde, c\u2019est surpasser l\u2019absurdit\u00e9 et placer ses id\u00e9aux dans le monde, non pas hors de celui-ci, car l\u2019absolu, l\u2019inhumain absolu, ne s\u2019atteint ni ne se cr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Un dernier point de la philosophie camusienne est ce profond respect de la nature humaine, et de toutes les concessions qu\u2019il implique. Il d\u00e9fend une nature commune qui unit les hommes, contrairement aux doctrines politico-religieuses qui ont tendance \u00e0 d\u00e9sunir. Camus est un grand humaniste: il veut rendre aux hommes ce qui est aux hommes, comptant sur ses semblables pour diminuer les \u00e2pret\u00e9s de la vie et s\u2019adonner \u00e0 la qu\u00eate du bonheur, soit \u00abla plus grande des conqu\u00eates, celle qu\u2019on fait contre le destin qui nous est impos\u00e9.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Zum Nachdenken.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00abJe n\u2019ai jamais pu renoncer \u00e0 la lumi\u00e8re, au bonheur d\u2019\u00eatre, \u00e0 la vie libre o\u00f9 j\u2019ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m\u2019a aid\u00e9 sans doute \u00e0 mieux comprendre mon m\u00e9tier, elle m\u2019aide encore \u00e0 me tenir, aveugl\u00e9ment, aupr\u00e8s de tous ces hommes silencieux qui ne supportent dans le monde la vie qui leur est faite que par le souvenir et le retour de brefs et libres bonheurs.\u00bb\u00a0<em>\u2013\u00a0Albert Camus<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/blockquote>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Das Leben und Denken von Albert 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