{"id":9642,"date":"2017-07-03T11:44:21","date_gmt":"2017-07-03T09:44:21","guid":{"rendered":"http:\/\/leregardlibre.com\/?p=9642"},"modified":"2025-12-13T22:54:56","modified_gmt":"2025-12-13T21:54:56","slug":"die-begrundung-zum-veil-gesetz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.com\/de\/politique\/france\/le-discours-de-la-loi-veil\/","title":{"rendered":"Die Rede zum Veil-Gesetz"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Ein Blick auf das aktuelle Geschehen \u2013 Loris S. Musumeci<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\">78651. Simone Veil erhielt diese Nummer im Alter von sechzehn Jahren. Seitdem hat sie sie nie mehr abgelegt. Bis zum vergangenen Freitag, dem 30. Juni, war diese Frau das lebendige Ged\u00e4chtnis der Shoah.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">In Zeitungen, im Radio und im Fernsehen rei\u00dfen die W\u00fcrdigungen nicht ab. Ein Symbol ist von uns gegangen. Sie verk\u00f6rperte Mut, St\u00e4rke und Weisheit. Aber auch die Wiedergeburt: eine J\u00fcdin, die zum Verbrennen bestimmt war und schlie\u00dflich Westeuropa in einem Sack der Einheit und des Friedens trug.<\/p>\n\n\n\n<!--more Lire la suite de la chronique (en libre acc\u00e8s)-->\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Simone Veil ist ein ganzheitlicher Mensch; in ihrem Lebensweg fehlt es an nichts. Die Fruchtbarkeit umfasst alle Spuren des Lebens, die Verstorbene bei ihren Mitmenschen hinterlassen haben. In diesem Sinne ist Simones Fruchtbarkeit gro\u00dfz\u00fcgig, sowohl durch ihre Kinder als auch durch ihr Zeugnis als \u00dcberlebende oder das Veil-Gesetz.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Die Anf\u00e4nge dieser politischen und sozialen Revolution reichen bis zum 26. November 1974 zur\u00fcck. In einem Frankreich, in dem die \u00e4ltere Generation noch nicht unter der Welle des Mai \u201968 erstickt war, versetzte ein solcher Wandel viele Menschen in Aufruhr. Die Gesundheitsministerin wurde beleidigt und unter anderem als M\u00f6rderin beschimpft. Doch die tragische Lage von 300.000 Frauen, die jedes Jahr heimliche Abtreibungen vornehmen lie\u00dfen, konnte niemanden gleichg\u00fcltig lassen.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Die ehemalige Deportierte musste unter der Regierung Giscard de Rais unter den gegebenen Umst\u00e4nden handeln. Ob moralisches Versagen oder Gerechtigkeit, die sich durchgesetzt hat \u2013 jetzt ist nicht die Zeit f\u00fcr Urteile \u2013 das sollen die Politiker \u00fcbernehmen. Genauso wenig ist jetzt die Zeit f\u00fcr Ideologie. Es w\u00e4re eine verzerrte Hommage, dem Text, der die Abtreibung legalisiert, etwas zu unterstellen, was er nicht aussagen will. Die Aussage von Simone Veil ist klar. Hier ist die Rede in ihrer Gesamtheit, die die Zeitgeschichte weiterhin pr\u00e4gt:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00abHerr Pr\u00e4sident, sehr geehrte Damen und Herren,<\/p><p>Si j&rsquo;interviens aujourd&rsquo;hui \u00e0 cette tribune, ministre de la Sant\u00e9, femme et non parlementaire, pour proposer aux \u00e9lus de la nation une profonde modification de la l\u00e9gislation sur l&rsquo;avortement, croyez bien que c&rsquo;est avec un profond sentiment d&rsquo;humilit\u00e9 devant la difficult\u00e9 du probl\u00e8me, comme devant l&rsquo;ampleur des r\u00e9sonances qu&rsquo;il suscite au plus intime de chacun des Fran\u00e7ais et des Fran\u00e7aises, et en pleine conscience de la gravit\u00e9 des responsabilit\u00e9s que nous allons assumer ensemble.<\/p><p>Mais c&rsquo;est aussi avec la plus grande conviction que je d\u00e9fendrai un projet longuement r\u00e9fl\u00e9chi et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;ensemble du gouvernement, un projet qui, selon les termes m\u00eames du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, a pour objet de &lsquo;mettre fin \u00e0 une situation de d\u00e9sordre et d&rsquo;injustice et d&rsquo;apporter une solution mesur\u00e9e et humaine \u00e0 un des probl\u00e8mes les plus difficiles de notre temps&rsquo;.<\/p><p>Si le gouvernement peut aujourd&rsquo;hui vous pr\u00e9senter un tel projet, c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 tous ceux d&rsquo;entre vous \u2013 et ils sont nombreux et de tous horizons \u2013 qui, depuis plusieurs ann\u00e9es, se sont efforc\u00e9s de proposer une nouvelle l\u00e9gislation, mieux adapt\u00e9e au consensus social et \u00e0 la situation de fait que conna\u00eet notre pays.<\/p><p>C&rsquo;est aussi parce que le gouvernement de M. Messmer avait pris la responsabilit\u00e9 de vous soumettre un projet novateur et courageux. Chacun d&rsquo;entre nous garde en m\u00e9moire la tr\u00e8s remarquable et \u00e9mouvante pr\u00e9sentation qu&rsquo;en avait faite M. Jean Taittinger.<\/p><p>C&rsquo;est enfin parce que, au sein d&rsquo;une commission sp\u00e9ciale pr\u00e9sid\u00e9e par M. Berger, nombreux sont les d\u00e9put\u00e9s qui ont entendu, pendant de longues heures, les repr\u00e9sentants de toutes les familles d&rsquo;esprit, ainsi que les principales personnalit\u00e9s comp\u00e9tentes en la mati\u00e8re.<\/p><p>Pourtant, d&rsquo;aucuns s&rsquo;interrogent encore : une nouvelle loi est-elle vraiment n\u00e9cessaire ? Pour quelques-uns, les choses sont simples : il existe une loi r\u00e9pressive, il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;appliquer. D&rsquo;autres se demandent pourquoi le Parlement devrait trancher maintenant ces probl\u00e8mes : nul n&rsquo;ignore que depuis l&rsquo;origine, et particuli\u00e8rement depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle, la loi a toujours \u00e9t\u00e9 rigoureuse, mais qu&rsquo;elle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que peu appliqu\u00e9e.<\/p><p>En quoi les choses ont-elles donc chang\u00e9, qui oblige \u00e0 intervenir ? Pourquoi ne pas maintenir le principe et continuer \u00e0 ne l&rsquo;appliquer qu&rsquo;\u00e0 titre exceptionnel ? Pourquoi consacrer une pratique d\u00e9lictueuse et, ainsi, risquer de l&rsquo;encourager ? Pourquoi l\u00e9gif\u00e9rer et couvrir ainsi le laxisme de notre soci\u00e9t\u00e9, favoriser les \u00e9go\u00efsmes individuels au lieu de faire revivre une morale de civisme et de rigueur ? Pourquoi risquer d&rsquo;aggraver un mouvement de d\u00e9natalit\u00e9 dangereusement amorc\u00e9 au lieu de promouvoir une politique familiale g\u00e9n\u00e9reuse et constructive qui permette \u00e0 toutes les m\u00e8res de mettre au monde et d&rsquo;\u00e9lever les enfants qu&rsquo;elles ont con\u00e7us ?<\/p><p>Parce que tout nous montre que la question ne se pose pas en ces termes. Croyez-vous que ce gouvernement, et celui qui l&rsquo;a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 se seraient r\u00e9solus \u00e0 \u00e9laborer un texte et \u00e0 vous le proposer s&rsquo;ils avaient pens\u00e9 qu&rsquo;une autre solution \u00e9tait encore possible ?<\/p><p>Nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 un point o\u00f9, en ce domaine, les pouvoirs publics ne peuvent plus \u00e9luder leurs responsabilit\u00e9s. Tout le d\u00e9montre : les \u00e9tudes et les travaux men\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es, les auditions de votre commission, l&rsquo;exp\u00e9rience des autres pays europ\u00e9ens. Et la plupart d&rsquo;entre vous le sentent, qui savent qu&rsquo;on ne peut emp\u00eacher les avortements clandestins et qu&rsquo;on ne peut non plus appliquer la loi p\u00e9nale \u00e0 toutes les femmes qui seraient passibles de ses rigueurs.<\/p><p>Pourquoi donc ne pas continuer \u00e0 fermer les yeux ? Parce que la situation actuelle est mauvaise. Je dirai m\u00eame qu&rsquo;elle est d\u00e9plorable et dramatique.<\/p><p>Elle est mauvaise parce que la loi est ouvertement bafou\u00e9e, pire m\u00eame, ridiculis\u00e9e. Lorsque l&rsquo;\u00e9cart entre les infractions commises et celles qui sont poursuivies est tel qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus \u00e0 proprement parler de r\u00e9pression, c&rsquo;est le respect des citoyens pour la loi, et donc l&rsquo;autorit\u00e9 de l&rsquo;Etat, qui sont mis en cause.<\/p><p>Lorsque les m\u00e9decins, dans leurs cabinets, enfreignent la loi et le font conna\u00eetre publiquement, lorsque les parquets, avant de poursuivre, sont invit\u00e9s \u00e0 en r\u00e9f\u00e9rer dans chaque cas au minist\u00e8re de la Justice, lorsque des services sociaux d&rsquo;organismes publics fournissent \u00e0 des femmes en d\u00e9tresse les renseignements susceptibles de faciliter une interruption de grossesse, lorsque, aux m\u00eames fins, sont organis\u00e9s ouvertement et m\u00eame par charter des voyages \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, alors je dis que nous sommes dans une situation de d\u00e9sordre et d&rsquo;anarchie qui ne peut plus continuer.<\/p><p>Aber \u2013 werden Sie mir vielleicht entgegenhalten \u2013 warum hat man die Situation so eskalieren lassen und warum duldet man sie? Warum sorgt man nicht daf\u00fcr, dass das Gesetz eingehalten wird?<\/p><p>Parce que si des m\u00e9decins, si des personnels sociaux, si m\u00eame un certain nombre de citoyens participent \u00e0 ces actions ill\u00e9gales, c&rsquo;est bien qu&rsquo;ils s&rsquo;y sentent contraints ; en opposition parfois avec leurs convictions personnelles, ils se trouvent confront\u00e9s \u00e0 des situations de fait qu&rsquo;ils ne peuvent m\u00e9conna\u00eetre. Parce qu&rsquo;en face d&rsquo;une femme d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 interrompre sa grossesse, ils savent qu&rsquo;en refusant leur conseil et leur soutien ils la rejettent dans la solitude et l&rsquo;angoisse d&rsquo;un acte perp\u00e9tr\u00e9 dans les pires conditions, qui risque de la laisser mutil\u00e9e \u00e0 jamais. Ils savent que la m\u00eame femme, si elle a de l&rsquo;argent, si elle sait s&rsquo;informer, se rendra dans un pays voisin ou m\u00eame en France dans certaines cliniques et pourra, sans encourir aucun risque ni aucune p\u00e9nalit\u00e9, mettre fin \u00e0 sa grossesse. Et ces femmes, ce ne sont pas n\u00e9cessairement les plus immorales ou les plus inconscientes. Elles sont 300.000 chaque ann\u00e9e. Ce sont celles que nous c\u00f4toyons chaque jour et dont nous ignorons la plupart du temps la d\u00e9tresse et les drames.<\/p><p>C&rsquo;est \u00e0 ce d\u00e9sordre qu&rsquo;il faut mettre fin. C&rsquo;est cette injustice qu&rsquo;il convient de faire cesser.<\/p><p>Zun\u00e4chst m\u00f6chte ich Ihnen eine \u00dcberzeugung als Frau mitteilen \u2013 ich entschuldige mich daf\u00fcr, dies vor diesem fast ausschlie\u00dflich aus M\u00e4nnern bestehenden Plenum zu tun: Keine Frau greift leichtfertig zur Abtreibung. Man muss den Frauen nur zuh\u00f6ren. Es ist immer ein Drama und wird immer ein Drama bleiben. Wenn der Ihnen vorgelegte Entwurf also die bestehende Sachlage ber\u00fccksichtigt und die M\u00f6glichkeit eines Schwangerschaftsabbruchs zul\u00e4sst, dann geschieht dies, um diesen zu kontrollieren und die Frau so weit wie m\u00f6glich davon abzubringen. Wir glauben, damit dem bewussten oder unbewussten Wunsch aller Frauen gerecht zu werden, die sich in dieser Situation der Angst befinden, die von einigen der Pers\u00f6nlichkeiten, die Ihr Sonderausschuss im Herbst 1973 angeh\u00f6rt hat, so treffend beschrieben und analysiert wurde. Wer k\u00fcmmert sich derzeit um diejenigen, die sich in dieser verzweifelten Lage befinden? Das Gesetz st\u00f6\u00dft sie nicht nur in Schande, Scham und Einsamkeit, sondern auch in die Anonymit\u00e4t und die Angst vor Strafverfolgung. Da sie gezwungen sind, ihren Zustand zu verbergen, finden sie allzu oft niemanden, der ihnen zuh\u00f6rt, sie aufkl\u00e4rt und ihnen Unterst\u00fctzung und Schutz bietet.<\/p><p>Wie viele von denen, die sich heute gegen eine m\u00f6gliche \u00c4nderung des Strafgesetzes wehren, haben sich tats\u00e4chlich darum gek\u00fcmmert, diesen Frauen in ihrer Not zu helfen? Wie viele von ihnen haben es \u00fcber das hinaus, was sie als Verfehlung ansehen, geschafft, den jungen alleinerziehenden M\u00fcttern das Verst\u00e4ndnis und die moralische Unterst\u00fctzung entgegenzubringen, die sie so dringend brauchten?<\/p><p>Je sais qu\u2019il en existe et je me garderai de g\u00e9n\u00e9raliser. Je n\u2019ignore pas l\u2019action de ceux qui, profond\u00e9ment conscients de leurs responsabilit\u00e9s, font tout ce qui est \u00e0 leur port\u00e9e pour permettre \u00e0 ces femmes d\u2019assumer leur maternit\u00e9. Nous aiderons leur entreprise ; nous ferons appel \u00e0 eux pour nous aider \u00e0 assurer les consultations sociales pr\u00e9vues par la loi. Mais la sollicitude et l\u2019aide, lorsqu\u2019elles existent, ne suffisent pas toujours \u00e0 dissuader. Certes, les difficult\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9es les femmes sont parfois moins graves qu\u2019elles ne les per\u00e7oivent. Certaines peuvent \u00eatre d\u00e9dramatis\u00e9es et surmont\u00e9es ; mais d\u2019autres demeurent qui font que certaines femmes se sentent accul\u00e9es \u00e0 une situation sans autre issue que le suicide, la ruine de leur \u00e9quilibre familial ou le malheur de leurs enfants. C\u2019est l\u00e0, h\u00e9las, la plus fr\u00e9quente des r\u00e9alit\u00e9s, bien davantage que l\u2019avortement dit \u00ab\u00a0de convenance\u00a0\u00bb. S\u2019il n\u2019en \u00e9tait pas ainsi, croyez-vous que tous les pays, les uns apr\u00e8s les autres, auraient \u00e9t\u00e9 conduits \u00e0 r\u00e9former leur l\u00e9gislation en la mati\u00e8re et \u00e0 admettre que ce qui \u00e9tait hier s\u00e9v\u00e8rement r\u00e9prim\u00e9 soit d\u00e9sormais l\u00e9gal ?<\/p><p>Da sich die Regierung einer Situation bewusst war, die f\u00fcr den Staat unertr\u00e4glich und in den Augen der meisten ungerecht war, hat sie auf den einfachen Weg verzichtet, der darin bestanden h\u00e4tte, nicht einzugreifen. Das w\u00e4re Nachl\u00e4ssigkeit gewesen. In Wahrnehmung ihrer Verantwortung legt sie Ihnen einen Gesetzentwurf vor, der eine realistische, humane und gerechte L\u00f6sung f\u00fcr dieses Problem bieten soll. Manche werden zweifellos denken, unser einziges Anliegen sei das Wohl der Frau gewesen, dass dieser Text ausschlie\u00dflich unter diesem Gesichtspunkt ausgearbeitet wurde. Von der Gesellschaft \u2013 oder vielmehr der Nation \u2013, vom Vater des ungeborenen Kindes und noch weniger von diesem Kind selbst ist darin kaum die Rede. Ich bin weit davon entfernt zu glauben, dass es sich um eine individuelle Angelegenheit handelt, die nur die Frau betrifft, und dass die Nation nicht auf dem Spiel steht. Dieses Problem betrifft sie in erster Linie, jedoch unter verschiedenen Gesichtspunkten, die nicht unbedingt dieselben L\u00f6sungen erfordern.<\/p><p>Es liegt zweifellos im Interesse der Nation, dass Frankreich jung bleibt und seine Bev\u00f6lkerung stetig w\u00e4chst. Birgt ein solches Vorhaben, das im Anschluss an ein Gesetz zur Liberalisierung der Empf\u00e4ngnisverh\u00fctung verabschiedet wurde, nicht die Gefahr, dass unsere Geburtenrate, die bereits einen besorgniserregenden R\u00fcckgang verzeichnet, noch weiter einbricht? Dies ist weder eine neue Entwicklung noch eine f\u00fcr Frankreich spezifische Erscheinung: Seit 1965 ist in allen europ\u00e4ischen L\u00e4ndern ein recht gleichm\u00e4\u00dfiger R\u00fcckgang der Geburten- und Fruchtbarkeitsraten zu beobachten, unabh\u00e4ngig von ihrer Gesetzgebung in Bezug auf Abtreibung oder gar Verh\u00fctung. Es w\u00e4re gewagt, nach einfachen Ursachen f\u00fcr ein so allgemeines Ph\u00e4nomen zu suchen. Auf nationaler Ebene l\u00e4sst sich hierf\u00fcr keine Erkl\u00e4rung liefern. Es handelt sich um ein zivilisatorisches Ph\u00e4nomen, das f\u00fcr die Zeit, in der wir leben, bezeichnend ist und komplexen Gesetzm\u00e4\u00dfigkeiten folgt, die wir im \u00dcbrigen kaum verstehen. Die von Demografen in zahlreichen anderen L\u00e4ndern gemachten Beobachtungen lassen nicht den Schluss zu, dass ein nachweisbarer Zusammenhang zwischen einer \u00c4nderung der Abtreibungsgesetzgebung und der Entwicklung der Geburtenraten und vor allem der Fertilit\u00e4tsraten besteht. Zwar scheint das Beispiel Rum\u00e4niens diese Feststellung zu widerlegen, da auf die Entscheidung der dortigen Regierung Ende 1966, die zehn Jahre zuvor verabschiedeten nichtrepressiven Bestimmungen wieder aufzuheben, ein starker Anstieg der Geburtenrate folgte. Was jedoch oft unerw\u00e4hnt bleibt, ist, dass anschlie\u00dfend ein nicht minder spektakul\u00e4rer R\u00fcckgang eintrat, und es ist wichtig anzumerken, dass in diesem Land, in dem es keinerlei moderne Verh\u00fctungsmittel gab, die Abtreibung die wichtigste Methode zur Geburtenbegrenzung war.<\/p><p>Das harte Durchgreifen einer restriktiven Gesetzgebung erkl\u00e4rt in diesem Zusammenhang gut ein Ph\u00e4nomen, das eine Ausnahme blieb und nur vor\u00fcbergehend war. Alles deutet darauf hin, dass die Verabschiedung des Gesetzentwurfs nur geringe Auswirkungen auf die Zahl der Todesf\u00e4lle in Frankreich haben wird, da legale Schwangerschaftsabbr\u00fcche nach einer Phase m\u00f6glicher kurzfristiger Schwankungen faktisch die illegalen Abtreibungen ersetzen werden. Dennoch bleibt der R\u00fcckgang unserer Geburtenrate \u2013 auch wenn er unabh\u00e4ngig von der Rechtslage zur Abtreibung ist \u2013 ein besorgniserregendes Ph\u00e4nomen, auf das die Beh\u00f6rden unbedingt reagieren m\u00fcssen.<\/p><p>Eine der ersten Sitzungen des Planungsrats, dessen Vorsitz der Pr\u00e4sident der Republik \u00fcbernehmen wird, soll einer umfassenden Bestandsaufnahme der demografischen Probleme Frankreichs sowie der M\u00f6glichkeiten gewidmet sein, einer f\u00fcr die Zukunft des Landes besorgniserregenden Entwicklung Einhalt zu gebieten. Was die Familienpolitik betrifft, so war die Regierung der Ansicht, dass es sich hierbei um ein von der Abtreibungsgesetzgebung getrenntes Problem handele und dass es keinen Grund gebe, diese beiden Themen in der gesetzgeberischen Diskussion miteinander zu verkn\u00fcpfen.<\/p><p>Das bedeutet nicht, dass er dem keine au\u00dferordentliche Bedeutung beimisst. Ab Freitag wird die Nationalversammlung \u00fcber einen Gesetzentwurf beraten, der darauf abzielt, die Beihilfen f\u00fcr Kinderbetreuungskosten und die sogenannten Waisenbeihilfen, die insbesondere f\u00fcr Kinder alleinerziehender M\u00fctter bestimmt sind, deutlich zu verbessern. Dieser Gesetzentwurf sieht dar\u00fcber hinaus eine Reform der Mutterschaftsbeihilfe sowie der Bedingungen f\u00fcr die Gew\u00e4hrung von Darlehen an junge Haushalte vor.<\/p><p>Was mich betrifft, so werde ich der Versammlung verschiedene Gesetzesentw\u00fcrfe vorlegen. Einer davon zielt darauf ab, die Arbeit von Familienbetreuerinnen zu f\u00f6rdern, indem ihre m\u00f6gliche T\u00e4tigkeit im Rahmen der Sozialhilfe vorgesehen wird. Ein weiterer Entwurf zielt darauf ab, die Betriebs- und Finanzierungsbedingungen der M\u00fctterzentren zu verbessern, in denen junge M\u00fctter in Not w\u00e4hrend ihrer Schwangerschaft und in den ersten Lebensmonaten ihres Kindes betreut werden. Ich beabsichtige, besondere Anstrengungen im Kampf gegen die Unfruchtbarkeit zu unternehmen, indem ich die Zuzahlung f\u00fcr alle Konsultationen in diesem Bereich abschaffe. Au\u00dferdem habe ich das Inserm gebeten, bereits 1975 eine thematische Forschungsinitiative zu diesem Problem der Unfruchtbarkeit zu starten, das so viele Paare verzweifeln l\u00e4sst. Gemeinsam mit dem Justizminister bereite ich mich darauf vor, die Schlussfolgerungen aus dem Bericht zu ziehen, den Ihr Kollege, Herr Rivierez, als beauftragter Abgeordneter, gerade zum Thema Adoption verfasst hat.<\/p><p>Um den W\u00fcnschen so vieler Menschen gerecht zu werden, die ein Kind adoptieren m\u00f6chten, habe ich beschlossen, einen Obersten Rat f\u00fcr Adoptionen einzurichten, der die Aufgabe haben wird, den Beh\u00f6rden alle n\u00fctzlichen Vorschl\u00e4ge zu diesem Thema zu unterbreiten. Schlie\u00dflich und vor allem hat sich die Regierung durch Herrn Durafour \u00f6ffentlich verpflichtet, bereits in den n\u00e4chsten Wochen mit den Familienverb\u00e4nden Verhandlungen \u00fcber einen Fortschrittsvertrag aufzunehmen, dessen Inhalt im gegenseitigen Einvernehmen mit den Vertretern der Familien festgelegt wird, auf der Grundlage von Vorschl\u00e4gen, die dem von mir geleiteten Familienbeirat vorgelegt werden.<\/p><p>Tats\u00e4chlich kommt es, wie alle Demografen betonen, darauf an, die Vorstellung der Franzosen von der idealen Kinderzahl pro Paar zu \u00e4ndern. Dieses Ziel ist \u00e4u\u00dferst komplex, und die Diskussion \u00fcber Abtreibung darf sich nicht auf finanzielle Ma\u00dfnahmen beschr\u00e4nken, die zwangsl\u00e4ufig nur punktuell wirken.<\/p><p>Der zweite, der in diesem Entwurf f\u00fcr viele von Ihnen zweifellos fehlt, ist der Vater. Die Entscheidung \u00fcber einen Schwangerschaftsabbruch sollte \u2013 das ist allen bewusst \u2013 nicht allein von der Frau getroffen werden, sondern auch von ihrem Ehemann oder Lebenspartner. Ich f\u00fcr meinen Teil w\u00fcnsche mir, dass dies in der Praxis stets der Fall ist, und ich begr\u00fc\u00dfe es, dass der Ausschuss uns eine \u00c4nderung in diesem Sinne vorgeschlagen hat; doch wie er sehr richtig erkannt hat, ist es nicht m\u00f6glich, in dieser Angelegenheit eine rechtliche Verpflichtung einzuf\u00fchren.<\/p><p>Und schlie\u00dflich: Ist der dritte Fehlende nicht gerade dieses Versprechen des Lebens, das die Frau in sich tr\u00e4gt? Ich lehne es ab, mich auf wissenschaftliche und philosophische Diskussionen einzulassen, die, wie die Anh\u00f6rungen des Ausschusses gezeigt haben, ein unl\u00f6sbares Problem darstellen. Niemand bestreitet heute mehr, dass der Embryo rein medizinisch gesehen definitiv alle Potenziale des Menschen in sich tr\u00e4gt, zu dem er einmal werden wird. Doch er ist noch immer nur ein Werden, das viele Unw\u00e4gbarkeiten \u00fcberwinden muss, bevor es zur Welt kommt \u2013 ein zerbrechliches Glied in der Kette der Weitergabe des Lebens. Muss man daran erinnern, dass laut Studien der Weltgesundheitsorganisation von hundert Empf\u00e4ngnisf\u00e4llen f\u00fcnfundvierzig von selbst in den ersten beiden Wochen abbrechen und dass von hundert Schwangerschaften zu Beginn der dritten Woche ein Viertel allein aufgrund nat\u00fcrlicher Vorg\u00e4nge nicht ausgetragen wird?<\/p><p>Die einzige Gewissheit, auf die wir uns st\u00fctzen k\u00f6nnen, ist die Tatsache, dass eine Frau sich erst dann voll und ganz bewusst wird, dass sie ein Lebewesen in sich tr\u00e4gt, \ndas eines Tages ihr Kind sein wird, wenn sie in sich die ersten Anzeichen dieses Lebens sp\u00fcrt. Und genau diese Diskrepanz \u2013 abgesehen von Frauen, die von einer tiefen religi\u00f6sen \u00dcberzeugung getragen werden \u2013 zwischen dem, was noch in der Entwicklung begriffen ist und wof\u00fcr die Frau noch keine tiefen Gef\u00fchle empfindet, und dem, was das Kind bereits imdem Moment seiner Geburt ist, der erkl\u00e4rt, warum manche Frauen, die die schreckliche Vorstellung eines Kindermords mit Entsetzen zur\u00fcckweisen w\u00fcrden, sich dennoch damit abfinden, die M\u00f6glichkeit einer Abtreibung in Betracht zu ziehen. Wie viele von uns hatten angesichts eines geliebten Menschen, dessen Zukunft unwiderruflich gef\u00e4hrdet w\u00e4re, nicht das Gef\u00fchl, dass Prinzipien manchmal zur\u00fcckstehen m\u00fcssen! Das w\u00e4re \u2013 das liegt auf der Hand \u2013 nicht der Fall, wenn diese Handlung tats\u00e4chlich als ein Verbrechen angesehen w\u00fcrde, das mit anderen gleichzusetzen ist.<\/p><p>Einige derjenigen, die sich am st\u00e4rksten gegen die Verabschiedung dieses Entwurfs aussprechen, akzeptieren, dass tats\u00e4chlich keine Strafverfolgung mehr stattfindet, und w\u00fcrden sich sogar weniger vehement gegen die Verabschiedung eines Textes wehren, der sich darauf beschr\u00e4nken w\u00fcrde, die Aussetzung der Strafverfolgung vorzusehen. Das bedeutet also, dass sie selbst erkennen, dass es sich hierbei um eine Ma\u00dfnahme besonderer Art handelt oder jedenfalls um eine Ma\u00dfnahme, die eine spezifische L\u00f6sung erfordert. Die Versammlung wird es mir nicht \u00fcbel nehmen, dass ich ausf\u00fchrlich auf diese Frage eingegangen bin. Sie alle sp\u00fcren, dass dies zweifellos ein wesentlicher Punkt ist, ja der Kern der Debatte. Es war angebracht, dies anzusprechen, bevor wir zur Pr\u00fcfung des Inhalts des Gesetzentwurfs \u00fcbergehen.<\/p><p>Bei der Ausarbeitung des Entwurfs, den sie Ihnen heute vorlegt, hat sich die Regierung ein dreifaches Ziel gesetzt: ein Gesetz zu schaffen, das tats\u00e4chlich anwendbar ist; ein Gesetz, das abschreckend wirkt; ein Gesetz, das Schutz bietet. Dieses dreifache Ziel erkl\u00e4rt den Aufbau des Entwurfs. Zun\u00e4chst einmal ein anwendbares Gesetz. Eine gr\u00fcndliche Pr\u00fcfung der Modalit\u00e4ten und Folgen der Definition der F\u00e4lle, in denen ein Schwangerschaftsabbruch zul\u00e4ssig w\u00e4re, offenbart un\u00fcberwindbare Widerspr\u00fcche. Wenn diese Bedingungen pr\u00e4zise definiert werden \u2013 zum Beispiel das Vorliegen einer schwerwiegenden Gefahr f\u00fcr die k\u00f6rperliche oder psychische Gesundheit der Frau oder auch, beispielsweise, durch einen Richter best\u00e4tigte F\u00e4lle von Vergewaltigung oder Inzest \u2013, ist klar, dass die Gesetzes\u00e4nderung ihr Ziel nicht erreichen wird, wenn diese Kriterien tats\u00e4chlich eingehalten werden, da der Anteil der Schwangerschaftsabbr\u00fcche aus solchen Gr\u00fcnden gering ist. Dar\u00fcber hinaus w\u00fcrde die Beurteilung m\u00f6glicher F\u00e4lle von Vergewaltigung oder Inzest Beweisprobleme aufwerfen, die innerhalb einer der Situation angemessenen Frist praktisch unl\u00f6sbar w\u00e4ren. Wenn hingegen eine weit gefasste Definition gew\u00e4hlt wird \u2013 zum Beispiel die Gef\u00e4hrdung der k\u00f6rperlichen Gesundheit oder des psychischen Gleichgewichts oder die schwierigen materiellen oder moralischen Lebensbedingungen \u2013, so ist klar, dass die \u00c4rzte oder Kommissionen, die dar\u00fcber entscheiden m\u00fcssten, ob diese Voraussetzungen erf\u00fcllt sind, ihre Entscheidung auf der Grundlage von Kriterien treffen m\u00fcssten, die nicht pr\u00e4zise genug sind, um objektiv zu sein.<\/p><p>In solchen Systemen wird die Genehmigung zur Durchf\u00fchrung einesSchwangerschaftsabbruch wird in der Praxis nur auf der Grundlage der pers\u00f6nlichen Ansichten der \u00c4rzte oder Kommissionen zum Thema Abtreibung erteilt, und gerade jene Frauen, die am wenigsten in der Lage sind, den verst\u00e4ndnisvollsten Arzt oder die nachsichtigste Kommission zu finden, geraten weiterhin in eine ausweglose Situation. Um diese Ungerechtigkeit zu vermeiden, wird die Genehmigung in vielen L\u00e4ndern quasi automatisch erteilt, was ein solches Verfahren \u00fcberfl\u00fcssig macht, dabei jedoch eine gewisse Anzahl von Frauen sich selbst \u00fcberl\u00e4sst, die sich nicht der Dem\u00fctigung aussetzen wollen, vor einer Instanz zu erscheinen, die sie als Gericht empfinden.<\/p><p>Wenn der Gesetzgeber jedoch aufgefordert ist, die geltenden Rechtsvorschriften zu \u00e4ndern, dann geschieht dies, um illegalen Abtreibungen ein Ende zu setzen, die meist von Frauen begangen werden, die sich aus sozialen, wirtschaftlichen oder psychologischen Gr\u00fcnden in einer derart verzweifelten Lage befinden, dass sie entschlossen sind, ihre Schwangerschaft unter jeglichen Umst\u00e4nden abzubrechen. Aus diesem Grund hat die Regierung auf eine mehr oder weniger zweideutige oder mehr oder weniger vage Formulierung verzichtet und es f\u00fcr besser erachtet, der Realit\u00e4t ins Auge zu sehen und anzuerkennen, dass die endg\u00fcltige Entscheidung letztendlich nur von der Frau getroffen werden kann.<\/p><p>Ist es nicht im Widerspruch zum Ziel der Abschreckung \u2013 dem zweiten der drei Ziele, die sich dieses Projekt gesetzt hat \u2013, die Entscheidung der Frau zu \u00fcberlassen?<\/p><p>Es ist kein Widerspruch zu behaupten, dass eine Frau, die die volle Verantwortung f\u00fcr ihre Handlung tr\u00e4gt, st\u00e4rker z\u00f6gern wird, diese auszuf\u00fchren, als eine Frau, die das Gef\u00fchl hat, dass die Entscheidung von anderen an ihrer Stelle getroffen wurde.<\/p><p>Die Regierung hat sich f\u00fcr eine L\u00f6sung entschieden, die die Verantwortung der Frau klar hervorhebt, da diese im Grunde eine st\u00e4rkere abschreckende Wirkung hat als eine Genehmigung durch einen Dritten, die nur eine Farce w\u00e4re oder schnell zu einer solchen werden w\u00fcrde.<\/p><p>Wichtig ist, dass die Frau diese Verantwortung nicht in Einsamkeit oder unter Angst aus\u00fcbt.<\/p><p>Ohne dabei ein Verfahren einzuf\u00fchren, das sie davon abhalten k\u00f6nnte, davon Gebrauch zu machen, sieht der Entwurf daher verschiedene Konsultationen vor, die sie dazu anleiten sollen, die ganze Tragweite der Entscheidung, die sie zu treffen beabsichtigt, abzuw\u00e4gen.<\/p><p>Der Arzt kann hier eine entscheidende Rolle spielen, indem er einerseits die Frau umfassend \u00fcber die mittlerweile gut bekannten medizinischen Risiken eines Schwangerschaftsabbruchs aufkl\u00e4rt \u2013 insbesondere \u00fcber das Risiko einer Fr\u00fchgeburt bei ihren zuk\u00fcnftigen Kindern \u2013 und sie andererseits f\u00fcr das Thema Verh\u00fctung sensibilisiert.<\/p><p>Diese Aufgabe der Abschreckung und Beratung obliegt in erster Linie der \u00c4rzteschaft, und ich wei\u00df, dass ich auf die Erfahrung und die menschliche Einf\u00fchlsamkeit der \u00c4rzte z\u00e4hlen kann, damit sie sich bem\u00fchen, im Rahmen dieses besonderen Gespr\u00e4chs den vertrauensvollen und aufmerksamen Dialog herzustellen, den Frauen \u2013 manchmal sogar unbewusst \u2013 suchen.<\/p><p>Das Projekt sieht anschlie\u00dfend eine Beratung durch eine soziale Einrichtung vor, deren Aufgabe es ist, der Frau \u2013 oder dem Paar, sofern vorhanden \u2013 zuzuh\u00f6ren, ihr die M\u00f6glichkeit zu geben, ihre Notlage zu schildern, ihr bei der Beschaffung von Unterst\u00fctzung zu helfen, falls es sich um finanzielle Not handelt, und ihr die Realit\u00e4t der Hindernisse bewusst zu machen, die der Aufnahme eines Kindes im Wege stehen oder zu stehen scheinen. Viele Frauen werden so im Rahmen dieser Beratung erfahren, dass sie anonym und kostenlos im Krankenhaus entbinden k\u00f6nnen und dass die m\u00f6gliche Adoption ihres Kindes eine L\u00f6sung darstellen kann.<\/p><p>Es versteht sich von selbst, dass wir uns w\u00fcnschen, dass diese Beratungsangebote so vielf\u00e4ltig wie m\u00f6glich sind und dass insbesondere die Einrichtungen, die sich auf die Unterst\u00fctzung junger Frauen in Not spezialisiert haben, diese weiterhin aufnehmen und ihnen die Hilfe zukommen lassen k\u00f6nnen, die sie dazu bewegt, von ihrem Vorhaben Abstand zu nehmen. All diese Gespr\u00e4che finden selbstverst\u00e4ndlich unter vier Augen statt, und es liegt auf der Hand, dass die Erfahrung und die psychologische Kompetenz der Personen, die Frauen in Not aufnehmen, einen nicht zu untersch\u00e4tzenden Beitrag dazu leisten k\u00f6nnen, ihnen eine Unterst\u00fctzung zu bieten, die sie dazu bewegt, ihre Meinung zu \u00e4ndern. Dar\u00fcber hinaus bietet sich hier eine weitere Gelegenheit, mit der Frau das Thema Verh\u00fctung anzusprechen und die Notwendigkeit zu betonen, k\u00fcnftig Verh\u00fctungsmittel zu verwenden, um nie wieder die Entscheidung treffen zu m\u00fcssen, eine Schwangerschaft abzubrechen, falls die Frau kein Kind haben m\u00f6chte. Diese Aufkl\u00e4rung \u00fcber Familienplanung \u2013 die das beste Mittel zur Abschreckung vor einer Abtreibung darstellt \u2013 erscheint uns so wesentlich, dass wir vorgesehen haben, sie f\u00fcr Einrichtungen, in denen Schwangerschaftsabbr\u00fcche durchgef\u00fchrt werden, zur Pflicht zu machen, andernfalls droht ihnen die beh\u00f6rdliche Schlie\u00dfung. Die beiden Beratungsgespr\u00e4che, die sie gef\u00fchrt haben wird, sowie die ihr auferlegte achtt\u00e4gige Bedenkzeit erschienen uns unverzichtbar, um der Frau bewusst zu machen, dass es sich hierbei nicht um einen normalen oder allt\u00e4glichen Vorgang handelt, sondern um eine schwerwiegende Entscheidung, die nicht getroffen werden darf, ohne die Folgen abzuw\u00e4gen, und die um jeden Preis vermieden werden sollte. Erst nach dieser Einsicht und nur f\u00fcr den Fall, dass die Frau nicht von ihrer Entscheidung Abstand genommen hat, k\u00f6nnte der Schwangerschaftsabbruch erfolgen. Dieser Eingriff darf jedoch nicht ohne strenge medizinische Garantien f\u00fcr die Frau selbst durchgef\u00fchrt werden, und genau das ist das dritte Ziel des Gesetzentwurfs: den Schutz der Frau.<\/p><p>Zun\u00e4chst einmal kann ein Schwangerschaftsabbruch nur in einem fr\u00fchen Stadium erfolgen, da die damit verbundenen k\u00f6rperlichen und psychischen Risiken \u2013 die niemals ganz auszuschlie\u00dfen sind \u2013 nach Ablauf der zehnten Woche nach der Empf\u00e4ngnis zu gravierend werden, als dass man Frauen zulassen k\u00f6nnte, sich diesen Risiken auszusetzen.<\/p><p>Zweitens darf ein Schwangerschaftsabbruch nur von einem Arzt vorgenommen werden, wie es in allen L\u00e4ndern \u00fcblich ist, die ihre Gesetzgebung in diesem Bereich ge\u00e4ndert haben. Es versteht sich jedoch von selbst, dass kein Arzt und kein medizinisches Hilfspersonal jemals dazu verpflichtet sein wird, daran mitzuwirken.<\/p><p>Um der Frau mehr Sicherheit zu bieten, darf der Eingriff schlie\u00dflich nur in einem Krankenhaus \u2013 sei es \u00f6ffentlich oder privat \u2013 durchgef\u00fchrt werden.<\/p><p>Es darf nicht verschwiegen werden, dass die Einhaltung dieser Bestimmungen, die die Regierung als wesentlich erachtet und die weiterhin durch die in Artikel 317 des Strafgesetzbuchs vorgesehenen und in diesem Zusammenhang beibehaltenen Strafen sanktioniert werden, eine umfassende Neuordnung erfordert, die die Regierung erfolgreich umsetzen will. Praktiken, die in j\u00fcngster Zeit unerw\u00fcnschte Aufmerksamkeit erregt haben und nicht l\u00e4nger toleriert werden k\u00f6nnen, werden beendet, sobald Frauen die M\u00f6glichkeit haben, rechtm\u00e4\u00dfig auf Eingriffe zur\u00fcckzugreifen, die unter wirklich sicheren Bedingungen durchgef\u00fchrt werden. Ebenso ist die Regierung entschlossen, die neuen Bestimmungen, die die des Gesetzes von 1920 in Bezug auf Propaganda und Werbung ersetzen werden, konsequent durchzusetzen. Entgegen dem, was hier und da behauptet wird, verbietet der Gesetzentwurf nicht, Informationen \u00fcber das Gesetz und \u00fcber Schwangerschaftsabbr\u00fcche zu verbreiten; er verbietet die Anstiftung zum Schwangerschaftsabbruch durch jegliche Mittel, da eine solche Anstiftung nach wie vor unzul\u00e4ssig ist.<\/p><p>Diese Entschlossenheit wird die Regierung erneut unter Beweis stellen, indem sie nicht zul\u00e4sst, dass Schwangerschaftsabbr\u00fcche zu emp\u00f6renden Gewinnen f\u00fchren; die Honorare und Krankenhauskosten d\u00fcrfen die Obergrenzen nicht \u00fcberschreiten, die durch einen Verwaltungsbeschluss gem\u00e4\u00df der Preisgesetzgebung festgelegt wurden. Aus dem gleichen Grund und um die in einigen L\u00e4ndern festgestellten Missbr\u00e4uche zu vermeiden, m\u00fcssen Ausl\u00e4nderinnen bestimmte Aufenthaltsvoraussetzungen nachweisen, damit ihre Schwangerschaft abgebrochen werden kann.<\/p><p>Abschlie\u00dfend m\u00f6chte ich die von der Regierung getroffene Entscheidung erl\u00e4utern, die von einigen kritisiert wurde, n\u00e4mlich dass Schwangerschaftsabbr\u00fcche nicht von der Sozialversicherung erstattet werden.<\/p><p>Wenn man bedenkt, dass Zahnbehandlungen, nicht obligatorische Impfungen und Sehhilfen von der Sozialversicherung nicht oder nur sehr unvollst\u00e4ndig erstattet werden, wie soll man dann verst\u00e4ndlich machen, dass der Schwangerschaftsabbruch hingegen erstattet wird? H\u00e4lt man sich an die allgemeinen Grunds\u00e4tze der Sozialversicherung, muss ein Schwangerschaftsabbruch, sofern er nicht therapeutisch bedingt ist, nicht \u00fcbernommen werden. Sollte man von diesem Grundsatz abweichen? Wir glauben nicht, denn es erschien uns notwendig, die Schwere eines Eingriffs zu betonen, der eine Ausnahme bleiben muss, auch wenn er in bestimmten F\u00e4llen eine finanzielle Belastung f\u00fcr die Frauen mit sich bringt. Es muss sichergestellt sein, dass fehlende finanzielle Mittel eine Frau nicht daran hindern k\u00f6nnen, einen Schwangerschaftsabbruch zu beantragen, wenn sich dies als unverzichtbar erweist; deshalb wurde f\u00fcr die Bed\u00fcrftigsten medizinische Hilfe vorgesehen. Es ist au\u00dferdem wichtig, ist, den Unterschied klar hervorzuheben zwischen der Empf\u00e4ngnisverh\u00fctung, die \u2013 wenn Frauen kein Kind w\u00fcnschen \u2013 mit allen Mitteln gef\u00f6rdert werden muss und deren Erstattung durch die Sozialversicherung gerade beschlossen wurde, und der Abtreibung, die die Gesellschaft zwar toleriert, aber weder finanzieren noch f\u00f6rdern darf.<\/p><p>Es gibt kaum Frauen, die sich kein Kind w\u00fcnschen; die Mutterschaft ist Teil ihrer Lebenserf\u00fcllung, und diejenigen, die dieses Gl\u00fcck nicht erfahren haben, leiden zutiefst darunter. Auch wenn ein Kind nach seiner Geburt selten abgelehnt wird und seiner Mutter mit seinem ersten L\u00e4cheln die gr\u00f6\u00dften Freuden schenkt, die sie erleben kann, f\u00fchlen sich manche Frauen aufgrund sehr schwerwiegender Schwierigkeiten, die sie zu einem bestimmten Zeitpunkt ihres Lebens durchmachen, unf\u00e4hig, einem Kind das emotionale Gleichgewicht und die F\u00fcrsorge zu geben, die sie ihm schulden. In diesem Moment werden sie alles tun, um eine Schwangerschaft zu vermeiden oder das Kind nicht zu behalten. Und niemand wird sie daran hindern k\u00f6nnen. Doch dieselben Frauen werden einige Monate sp\u00e4ter, wenn sich ihre emotionale oder materielle Lebenssituation gewandelt hat, als Erste sich ein Kind w\u00fcnschen und vielleicht zu den f\u00fcrsorglichsten M\u00fcttern werden. F\u00fcr diese Frauen wollen wir der heimlichen Abtreibung ein Ende setzen, auf die sie sonst unweigerlich zur\u00fcckgreifen w\u00fcrden \u2013 auf die Gefahr hin, unfruchtbar zu bleiben oder in ihrem Innersten zutiefst verletzt zu werden.<\/p><p>Damit komme ich zum Ende meines Vortrags. Ich habe mich bewusst daf\u00fcr entschieden, eher auf die allgemeine Philosophie des Projekts einzugehen als auf die Einzelheiten seiner Bestimmungen, die wir im Laufe der Diskussion der einzelnen Artikel in aller Ruhe pr\u00fcfen werden.<\/p><p>Ich wei\u00df, dass einige von Ihnen nach bestem Gewissen zu dem Schluss kommen werden, dass sie diesem Gesetzentwurf nicht zustimmen k\u00f6nnen \u2013 ebenso wenig wie irgendeinem Gesetz, das die Abtreibung aus dem Verbotsbereich und der Illegalit\u00e4t herausholt. Diese hoffe ich zumindest davon \u00fcberzeugt zu haben, dass dieser Entwurf das Ergebnis einer ehrlichen und gr\u00fcndlichen Auseinandersetzung mit allen Aspekten des Problems ist und dass die Regierung, wenn sie die Verantwortung \u00fcbernommen hat, ihn dem Parlament vorzulegen, so nur, nachdem sie sowohl die unmittelbaren Auswirkungen als auch die zuk\u00fcnftigen Folgen f\u00fcr die Nation abgewogen hat. Ich m\u00f6chte ihnen nur einen Beweis daf\u00fcr anf\u00fchren: Indem die Regierung ein in der Gesetzgebung v\u00f6llig au\u00dfergew\u00f6hnliches Verfahren anwendet, schl\u00e4gt sie Ihnen vor, die Geltungsdauer auf f\u00fcnf Jahre zu begrenzen. Sollte sich also im Laufe dieses Zeitraums herausstellen, dass das von Ihnen verabschiedete Gesetz nicht mehr der demografischen Entwicklung oder dem medizinischen Fortschritt entspricht, m\u00fcsste das Parlament in f\u00fcnf Jahren unter Ber\u00fccksichtigung dieser neuen Gegebenheiten erneut dar\u00fcber entscheiden.<\/p><p>D\u2019autres h\u00e9sitent encore. Ils sont conscients de la d\u00e9tresse de trop de femmes et souhaitent leur venir en aide ; ils craignent toutefois les effets et les cons\u00e9quences de la loi. A ceux-ci je veux dire que, si la loi est g\u00e9n\u00e9rale et donc abstraite, elle est faite pour s\u2019appliquer \u00e0 des situations individuelles souvent angoissantes ; que si elle n\u2019interdit plus, elle ne cr\u00e9e aucun droit \u00e0 l\u2019avortement et que, comme le disait Montesquieu : &lsquo;La nature des lois humaines est d\u2019\u00eatre soumise \u00e0 tous les accidents qui arrivent et de varier \u00e0 mesure que les volont\u00e9s des hommes changent. Au contraire, la nature des lois de la religion est de ne varier jamais. Les lois humaines statuent sur le bien, la religion sur le meilleur.&rsquo; C\u2019est bien dans cet esprit que depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, gr\u00e2ce au pr\u00e9sident de votre commission des Lois, avec lequel j\u2019ai eu l\u2019honneur de collaborer lorsqu\u2019il \u00e9tait garde des Sceaux, a \u00e9t\u00e9 rajeuni et transform\u00e9 notre prestigieux code civil. Certains ont craint alors qu\u2019en prenant acte d\u2019une nouvelle image de la famille, on ne contribue \u00e0 la d\u00e9t\u00e9riorer. Il n\u2019en a rien \u00e9t\u00e9 et notre pays peut s\u2019honorer d\u2019une l\u00e9gislation civile d\u00e9sormais plus juste, plus humaine, mieux adapt\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle nous vivons. Je sais que le probl\u00e8me dont nous d\u00e9battons aujourd\u2019hui concerne des questions infiniment plus graves et qui troublent beaucoup plus la conscience de chacun. Mais en d\u00e9finitive il s\u2019agit aussi d\u2019un probl\u00e8me de soci\u00e9t\u00e9.<\/p><p>Abschlie\u00dfend m\u00f6chte ich Ihnen noch Folgendes sagen: Im Laufe der Debatte werde ich diesen Text im Namen der Regierung ohne Hintergedanken und mit voller \u00dcberzeugung verteidigen, doch es ist wahr, dass niemand tiefe Befriedigung dabei empfinden kann, einen solchen Text \u2013 der meiner Meinung nach der bestm\u00f6gliche ist \u2013 zu einem solchen Thema zu verteidigen: Niemand hat jemals bestritten \u2013 und der Gesundheitsminister am wenigsten \u2013, dass eine Abtreibung ein Misserfolg, wenn nicht gar eine Trag\u00f6die ist.<\/p><p>Doch wir d\u00fcrfen nicht l\u00e4nger die Augen vor den 300.000 Abtreibungen verschlie\u00dfen, die jedes Jahr Frauen in diesem Land verst\u00fcmmeln, unsere Gesetze mit F\u00fc\u00dfen treten und diejenigen, die darauf zur\u00fcckgreifen, dem\u00fctigen oder traumatisieren.<\/p><p>Die Geschichte lehrt uns, dass die gro\u00dfen Debatten, die die Franzosen eine \nZeit lang gespalten haben, im R\u00fcckblick als notwendiger Schritt zur Bildung eines neuen gesellschaftlichen Konsenses erscheinen, der sich in die Tradition der Toleranz und der Besonnenheit unseres Landes einreiht.<\/p><p>Ich geh\u00f6re nicht zu denen, die Angst vor der Zukunft haben.<\/p><p>Die j\u00fcngeren Generationen \u00fcberraschen uns manchmal dadurch, dass sie sich von uns unterscheiden; wir haben sie selbst anders erzogen, als wir selbst erzogen wurden. Aber diese Jugend ist mutig, zu Begeisterung und Opfern f\u00e4hig wie alle anderen auch. Wir sollten ihr vertrauen, damit das Leben seinen h\u00f6chsten Wert beh\u00e4lt.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dem Autor schreiben: <a href=\"mailto:loris.musumeci@leregardlibre.com\">loris.musumeci@leregardlibre.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Fotokredit: <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Simone_Veil_par_Claude_Truong-Ngoc_1979.jpeg\">Wikimedia<\/a> CC 3.0<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hommage an Simone Veil<\/p>","protected":false},"author":18,"featured_media":39733,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[644357280],"tags":[713350,585428,25921,50192,820016],"class_list":["post-9642","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france","tag-avortement","tag-nazisme","tag-sante","tag-shoah","tag-simone-veil"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v28.5 (Yoast SEO v28.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Le discours de la loi Veil<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/leregardlibre.com\/de\/politik\/frankreich\/die-begrundung-zum-veil-gesetz\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"de_DE\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le discours de la loi Veil\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Hommage \u00e0 Simone Veil\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/leregardlibre.com\/de\/politik\/frankreich\/die-begrundung-zum-veil-gesetz\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Le Regard Libre\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/leregardlibre\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2017-07-03T09:44:21+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-12-13T21:54:56+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/leregardlibre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Simone_Veil_par_Claude_Truong-Ngoc_1979.jpeg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1246\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"821\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Loris S. 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