Archives de catégorie : Entretiens

Mathieu Bock-Côté: «Il y a une corruption intellectuelle des sciences sociales»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Le sociologue Mathieu Bock-Côté a su s’imposer en quelques années comme un intellectuel de référence dans le monde francophone. Indépendantiste québécois, défenseur de l’héritage gaulliste, grand admirateur de Raymond Aron, il consacre son travail à l’analyse de l’évolution de notre société vers un nouveau régime qu’il appelle «diversitaire». Tout en critiquant les dérives de la gauche radicale – notamment dans ses ouvrages «Le multiculturalisme comme religion politique» et «L’empire du politiquement correct» –, il propose un modèle de société empreint du conservatisme dont il se fait le défenseur. En avril 2021, Mathieu Bock-Côté a publié son dernier livre «La révolution racialiste», une critique acerbe de la mutation de la lutte antiraciste vers une nouvelle idéologie totalitaire. L’occasion de revenir avec lui sur quelques idées centrales de son œuvre et les actualités de la sphère intellectuelle.

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Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Eugène Praz | Nous rencontrons le professeur Georges Nivat, éminent slavisant français, le 28 juin dernier dans sa maison de Haute-Savoie. Son hospitalité est russe, et la vue, splendide. Il nous accueille dans son jardin dont il aime prendre soin, une heure chaque matin avant de se plonger dans son travail. En ce moment, entre autres activités, Georges Nivat traduit en français le poète ukrainien Vasyl Stus. Il a d’ailleurs rendez-vous le lendemain par Zoom avec Kiev, l’occasion d’échanger sur des nuances de l’ukrainien avec celui qui l’a accompagné dans l’acquisition de cette langue. Le monde russe est sa demeure; nous espérons en découvrir quelques verstes sous sa conduite.

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«Le public réceptif aux théories du complot s’est élargi»

ENTRETIEN, Max Moeschler | La crise du coronavirus et le lot d’interrogations, de précarité et de frustrations qu’elle a apporté a été le théâtre, au cours de l’année écoulée, de l’émergence de nombreuses théories du complot dont l’ampleur n’a cessé de grandir. A distinguer des opinions critiques envers la gestion de la crise ou du doute inhérent à la science elle-même, ces thèses simplistes et pour certaines d’entre elles dangereuses sont bel et bien là. Comment expliquer le succès du conspirationnisme, à l’heure du Covid-19? Retour aux fondamentaux avec Laurent Cordonier, sociologue et spécialiste de ce phénomène.

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William Sheller arrête la chanson et se livre: «En 2018, un autre moi est né»

Le Regard Libre N° 75Jonas Follonier

L’un des plus grands noms de la chanson française publie son autobiographie. L’auteur, compositeur et interprète des fameux Un homme heureux, J’cours tout seul, Le carnet à spirale et autres perles comme La navale, Centre-ville ou Chanson lente, retrace sa drôle de vie dans William, sorti en mars aux Editions des Equateurs. Se prêtant au jeu des confidences et allant surtout au bout de son art à lui, transmettre des impressions et des émotions dans leur vérité crue, l’artiste détaille son parcours inimaginable, bousculé par tant d’événements et de personnalités. William Sheller, un homme émerveillé et autant ému qu’émouvant, a accepté avec plaisir notre demande d’entretien. Découvertes sur son père, bisexualité, passion de la composition, hypersensibilité, cocaïne, critique de l’époque actuelle: aucun sujet n’est évité sur une vie écrite en lettres capitales, à l’encre bleue.

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Pascal Vandenberghe: «Le livre forme l’esprit critique et citoyen»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | En mars dernier, Pascal Vandenberghe, président directeur général des librairies Payot, a publié Le Funambule du livre, suivi de La librairie est un sport de combat, aux Editions de L’Aire. L’ouvrage divisé en deux parties (un long entretien et un essai), dont Le Regard Libre a chroniqué la première dans ses «bouquins du mardi», dévoile dans un premier temps le parcours professionnel de «Monsieur Payot», qui a connu plusieurs casquettes: ajusteur-mécanicien, libraire à la Fnac, éditeur et, depuis 2004, directeur général de Payot SA. En 2014, Pascal Vandenberghe rachète l’entreprise au groupe Lagardère Services et devient alors PDG de la société qui regroupe en son sein les librairies Payot et l’enseigne Nature & Découvertes Suisse. Dans un second temps, l’essai de «Monsieur Payot» expose les transformations vécues par le monde du livre ces quarante dernières années sous le regard d’un fin connaisseur. A plusieurs égards, il est possible de comparer Pascal Vandenberghe à Martin Eden, le héros d’un des romans éponymes de Jack London. Lecteur acharné, notre homme du jour s’est formé en autodidacte et s’est hissé petit à petit à la tête du plus grand réseau de librairies généralistes de Suisse romande. Pour discuter de son ouvrage, le patron de Payot nous reçoit dans son bureau lausannois – au sein duquel trône un portrait de Fritz Payot, fondateur de la librairie – et nous entretient du rôle de la librairie dans la société, du monde du livre et des défis auxquels il sera prochainement confronté.

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Figure du Hirak algérien, Kaddour Chouicha, encerclé par le pouvoir, témoigne

Article inédit – Antoine Menusier

Couple à la ville, Kaddour Chouicha et Djamila Loukil, lui vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, elle journaliste au quotidien Liberté, vivent à Oran. Ils sont soupçonnés d’accointances avec l’islam politique, dont une antenne se trouve en Suisse. Eux qui se disent «laïques» nient tout en bloc. Le soulèvement démocratique, qui a vu le jour en 2019 et qu’ils soutiennent, serait infiltré par les islamistes. Kaddour Chouicha a répondu aux questions du Regard Libre.

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Marc Lamunière, 100 ans et autant de leçons philosophiques

Le Regard Libre N° 73 – Jonas Follonier

Il fut le président directeur général de la Société de la Feuille d’avis de Lausanne et des Imprimeries Réunies SA, puis d’Edipresse, entreprise fondée par Paul Allenspach, l’éditeur de La Feuille d’avis de Lausanne, devenue 24 heures. Auteur du polar La peau de Sharon (2000) sous le pseudonyme de Ken Wood, il s’adonna précédemment à l’écriture sous un autre pseudo, celui de Marc Lacaze. Sous cette identité, il publia des nouvelles, des chroniques dans Le Nouveau Quotidien – devenu Le Temps après sa fusion avec Le Journal de Genève – de Jacques Pilet et un recueil, Le dessert indien (1996). Mais c’est sous son vrai nom que Marc Lamunière, grand patron de la presse romande du XXe siècle, vient de sortir un ouvrage célébrant les cent bougies qu’il a soufflées début 2021. Conçu comme une suite d’entretiens avec le journaliste Jacques Poget, Le Jardin des piqûres. Vision d’un centenaire sur sa vie, le siècle écoulé et les jours qui restent nous propose une véritable philosophie de vie, nourrie par les lectures du principal intéressé. Rencontre.

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Jean-Michel Olivier: «La littérature est une sorte de banquet des disparus»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans le quartier des Grottes de Genève, près des «Schtroumpfs», ces étranges bâtiments qui auraient pu être construits par Gaudi, réside Jean-Michel Olivier. Ecrivain, enseignant retraité de français et d’anglais au Collège de Saussure, il a reçu le Prix Michel-Dentan en 2004 pour son récit L’Enfant secret. Il est également le seul écrivain helvétique à avoir été le lauréat du Prix Interallié: il l’a obtenu en 2010 pour son roman L’Amour nègre. En novembre 2020, l’écrivain genevois a publié un nouveau récit aux Editions de Fallois, Lucie d’enfer, un «conte noir». Simon, un écrivain perdu, y poursuit une certaine Lucie, une femme fatale, au sens propre comme au figuré. C’est à son domicile genevois, dans l’appartement où il a écrit tous ses livres, que Jean-Michel Olivier me reçoit pour parler de son dernier ouvrage, de son œuvre littéraire, de la photographie, de femmes fatales et d’écriture.

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«Dear Future Children», rendez-vous au prochain (dé)règlement

Entretien inédit – Indra Crittin

Dossier sur le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) 2021: un numéro à pré-commander ici

Armés d’une caméra et de masques à gaz, le duo allemand formé par Franz Böhm et Friedemann Leis a suivi trois jeunes activistes d’aujourd’hui dans leurs tentatives de faire une différence pour demain. Leur projet intitulé Dear Future Children réunit ainsi trois cultures, trois causes, des protestations chiliennes contre la corruption aux luttes pour la démocratie et pour l’environnement, respectivement à Hong Kong et en Ouganda. D’ailleurs, l’une des trois protagonistes, Hilda Flavia Nakabuye, a prononcé un discours puissant au Sommet mondial 2019 des maires du C40, qui s’est tenu à Copenhague en 2019. En somme, un documentaire à destination de gens comme vous et moi, et de ceux qui n’ont pas encore mis les pieds dans ce monde, comme le suggère le titre du film. En première internationale au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), Dear Future Children a fait un carton plein en remportant un deuxième Prix du Public, pour sa deuxième sélection en festival. Entretien par écrans interposés avec Franz Böhm, le plus jeune cinéaste de la section compétitive «Documentaire de création» du FIFDH.

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«Ramuz a quelque chose à nous dire de notre temps et de notre condition»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.

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