Archives de catégorie : Entretiens

Yann Moix: «Chaque fois qu’on a voulu ma peau, je m’en suis sorti»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est libre, Moix. Et surtout habité par la «vérité romanesque», celle qu’il expédie à la façon d’un génie avec des phrases aussi sensibles que dures et aussi tragiques que drôles. Qui d’autre qu’un maître de l’improvisation préméditée en est capable? Ancien chroniqueur de l’émission «On n’est pas couché» animée par Laurent Ruquier sur France 2 et ex-animateur de son émission «Chez Moix» sur Paris Première, Yann Moix est aussi un enfant de la télé, qui aime mettre sa verve orale au service de l’exploration intime et exigeante des humains, des livres, du monde. On m’avait averti: «Il est un peu exotique». Expérience confirmée avec cet entretien qui a bien failli ne pas se produire. L’écrivain, réalisateur et chroniqueur de télévision se livre pour Le Regard Libre sur ses «années horribles» autour de la vingtaine, la ville de Reims dans les années 80 ou encore l’antisémitisme dans lequel il s’est empêtré à cette époque. Et l’un des meilleurs auteurs français contemporains de nous détailler justement ce qu’il entend par «vérité romanesque», deux ans après avoir fait l’objet de polémiques liées à sa famille, famille qu’il ne qualifie désormais plus comme telle.

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«Au théâtre comme dans l’enseignement, l’essence du geste est la transmission»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | A côté de son métier d’enseignant dans un lycée valaisan, Stéphane Albelda engage une grande partie de son temps dans le théâtre. Cette année, avec les compagnies Nova Malacuria et Hussard de Minuit, il a porté à la scène la vie passionnante et mystérieuse d’Antoine de Saint-Exupéry. Il revient, pour Le Regard Libre, sur sa pièce Saint-Exupéry volé au ciel et sa passion pour «Saint-Ex», écrivain né à l’aube du XXe siècle, disparu au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, mais dont l’œuvre n’a pas fini de passionner les hommes.

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Javier Cercas: «Un écrivain qui ne prend pas de risques n’est pas un écrivain»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Chaque année, le festival «Le Livre sur les quais» de Morges est le rendez-vous de la rentrée littéraire suisse où auteurs, éditeurs et lecteurs se rencontrent sur les rives du Léman. Pour cette douzième édition, le président d’honneur de l’événement n’est autre que l’écrivain et traducteur espagnol Javier Cercas. Résidant en Catalogne, le chroniqueur au quotidien espagnol «El País» écrit des livres depuis les années 80. Il a notamment connu le succès avec la publication, en 2001, du roman «Les Soldats de Salamine», où un journaliste enquête sur un mystérieux soldat qui aurait sauvé, durant la guerre civile, l’idéologue et membre fondateur de la Phalange espagnole, Rafael Sánchez Mazas. Particulièrement intéressé par l’histoire de l’Espagne contemporaine, dont il tire du matériau pour ses écrits, Javier Cercas s’est lancé dernièrement dans une série de romans policiers centrée autour du policier-enquêteur Melchor Marin, dont le premier volet «Terra Alta» a été traduit cette année en français par les Editions Actes Sud. Rencontre avec l’écrivain un après-midi de septembre, sous la tente des auteurs du «Livre sur les quais», pour discourir sur son œuvre ainsi que sur la situation de l’Espagne et de la Catalogne.

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«Il faut faire de l’orthographe rectifiée la référence dans le long terme»

Le Regard Libre N° 78Antoine Bernhard

Conseiller d’Etat fribourgeois, chef de la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport, Jean-Pierre Siggen est l’actuel président de la «Conférence intercantonale de l’instruction publique» (CIIP). A ce titre, il est le principal porte-voix des rectification orthographiques qui seront appliquées dans les moyens d’enseignement du français dès 2023 en Suisse romande. Cette réforme est loin de faire l’unanimité; Jean-Pierre Siggen la défend avec vigueur.

Lire l’entretien long format (en libre accès)

BARON.E: «Il y a un côté Dalida dans notre ambiance ‘‘danse et pleure’’»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Ils ont tous deux 24 ans, étudient l’histoire contemporaine à l’Université de Fribourg et figurent parmi les groupes romands à avoir donné le plus de concerts durant l’été. Faustine Pochon et Arnaud Rolle, engagés mais pas militants, composent le duo d’indie pop – et francophone s’il vous plaît – BARON.E. Révélés notamment par la présence de leur single «Un verre d’égo» dans une playlist du prestigieux magazine français «Les Inrocks», mais surtout par la qualité de leur travail qu’ont mesurée leurs auditeurs et spectateurs, les Dzodzets du moment nous présentent leur nouvel EP «Créature», comportant, comme le précédent, cinq chansons entre pop, électro et rock progressif. Ils nous donnent rendez-vous sur les toits de Fribourg, leur ville, pour parler musique et société.

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Mathieu Bock-Côté: «Il y a une corruption intellectuelle des sciences sociales»

Le Regard Libre N° 77Antoine Bernhard

Le sociologue Mathieu Bock-Côté a su s’imposer en quelques années comme un intellectuel de référence dans le monde francophone. Indépendantiste québécois, défenseur de l’héritage gaulliste, grand admirateur de Raymond Aron, il consacre son travail à l’analyse de l’évolution de notre société vers un nouveau régime qu’il appelle «diversitaire». Tout en critiquant les dérives de la gauche radicale – notamment dans ses ouvrages Le multiculturalisme comme religion politique et L’empire du politiquement correct –, il propose un modèle de société empreint du conservatisme dont il se fait le défenseur. En avril 2021, Mathieu Bock-Côté a publié son dernier livre La révolution racialiste, une critique acerbe de la mutation de la lutte antiraciste vers une nouvelle idéologie totalitaire. L’occasion de revenir avec lui sur quelques idées centrales de son œuvre et les actualités de la sphère intellectuelle.

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Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Eugène Praz | Nous rencontrons le professeur Georges Nivat, éminent slavisant français, le 28 juin dernier dans sa maison de Haute-Savoie. Son hospitalité est russe, et la vue, splendide. Il nous accueille dans son jardin dont il aime prendre soin, une heure chaque matin avant de se plonger dans son travail. En ce moment, entre autres activités, Georges Nivat traduit en français le poète ukrainien Vasyl Stus. Il a d’ailleurs rendez-vous le lendemain par Zoom avec Kiev, l’occasion d’échanger sur des nuances de l’ukrainien avec celui qui l’a accompagné dans l’acquisition de cette langue. Le monde russe est sa demeure; nous espérons en découvrir quelques verstes sous sa conduite.

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«Le public réceptif aux théories du complot s’est élargi»

ENTRETIEN, Max Moeschler | La crise du coronavirus et le lot d’interrogations, de précarité et de frustrations qu’elle a apporté a été le théâtre, au cours de l’année écoulée, de l’émergence de nombreuses théories du complot dont l’ampleur n’a cessé de grandir. A distinguer des opinions critiques envers la gestion de la crise ou du doute inhérent à la science elle-même, ces thèses simplistes et pour certaines d’entre elles dangereuses sont bel et bien là. Comment expliquer le succès du conspirationnisme, à l’heure du Covid-19? Retour aux fondamentaux avec Laurent Cordonier, sociologue et spécialiste de ce phénomène.

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William Sheller arrête la chanson et se livre: «En 2018, un autre moi est né»

Le Regard Libre N° 75Jonas Follonier

L’un des plus grands noms de la chanson française publie son autobiographie. L’auteur, compositeur et interprète des fameux Un homme heureux, J’cours tout seul, Le carnet à spirale et autres perles comme La navale, Centre-ville ou Chanson lente, retrace sa drôle de vie dans William, sorti en mars aux Editions des Equateurs. Se prêtant au jeu des confidences et allant surtout au bout de son art à lui, transmettre des impressions et des émotions dans leur vérité crue, l’artiste détaille son parcours inimaginable, bousculé par tant d’événements et de personnalités. William Sheller, un homme émerveillé et autant ému qu’émouvant, a accepté avec plaisir notre demande d’entretien. Découvertes sur son père, bisexualité, passion de la composition, hypersensibilité, cocaïne, critique de l’époque actuelle: aucun sujet n’est évité sur une vie écrite en lettres capitales, à l’encre bleue.

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Pascal Vandenberghe: «Le livre forme l’esprit critique et citoyen»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | En mars dernier, Pascal Vandenberghe, président directeur général des librairies Payot, a publié Le Funambule du livre, suivi de La librairie est un sport de combat, aux Editions de L’Aire. L’ouvrage divisé en deux parties (un long entretien et un essai), dont Le Regard Libre a chroniqué la première dans ses «bouquins du mardi», dévoile dans un premier temps le parcours professionnel de «Monsieur Payot», qui a connu plusieurs casquettes: ajusteur-mécanicien, libraire à la Fnac, éditeur et, depuis 2004, directeur général de Payot SA. En 2014, Pascal Vandenberghe rachète l’entreprise au groupe Lagardère Services et devient alors PDG de la société qui regroupe en son sein les librairies Payot et l’enseigne Nature & Découvertes Suisse. Dans un second temps, l’essai de «Monsieur Payot» expose les transformations vécues par le monde du livre ces quarante dernières années sous le regard d’un fin connaisseur. A plusieurs égards, il est possible de comparer Pascal Vandenberghe à Martin Eden, le héros d’un des romans éponymes de Jack London. Lecteur acharné, notre homme du jour s’est formé en autodidacte et s’est hissé petit à petit à la tête du plus grand réseau de librairies généralistes de Suisse romande. Pour discuter de son ouvrage, le patron de Payot nous reçoit dans son bureau lausannois – au sein duquel trône un portrait de Fritz Payot, fondateur de la librairie – et nous entretient du rôle de la librairie dans la société, du monde du livre et des défis auxquels il sera prochainement confronté.

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