Archives de catégorie : Entretiens

«Dear Future Children», rendez-vous au prochain (dé)règlement

Entretien inédit – Indra Crittin

Dossier sur le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) 2021: un numéro à pré-commander ici

Armés d’une caméra et de masques à gaz, le duo allemand formé par Franz Böhm et Friedemann Leis a suivi trois jeunes activistes d’aujourd’hui dans leurs tentatives de faire une différence pour demain. Leur projet intitulé Dear Future Children réunit ainsi trois cultures, trois causes, des protestations chiliennes contre la corruption aux luttes pour la démocratie et pour l’environnement, respectivement à Hong Kong et en Ouganda. D’ailleurs, l’une des trois protagonistes, Hilda Flavia Nakabuye, a prononcé un discours puissant au Sommet mondial 2019 des maires du C40, qui s’est tenu à Copenhague en 2019. En somme, un documentaire à destination de gens comme vous et moi, et de ceux qui n’ont pas encore mis les pieds dans ce monde, comme le suggère le titre du film. En première internationale au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), Dear Future Children a fait un carton plein en remportant un deuxième Prix du Public, pour sa deuxième sélection en festival. Entretien par écrans interposés avec Franz Böhm, le plus jeune cinéaste de la section compétitive «Documentaire de création» du FIFDH.

Lire l’entretien (en libre accès)

Stéphane Pétermann: «Ramuz a quelque chose à nous dire de notre temps et de notre condition»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Quentin Mouron: «L’art m’a toujours semblé un artifice»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est décrit comme le «Houellebecq suisse». Quentin Mouron pourrait tout aussi bien être considéré comme le «Beigbeder suisse». Comme le quinquagénaire français, il cultive une image de bad boy bien sapé, de dandy décadent. Comme le quinquagénaire français, ses œuvres sont plongées dans l’atmosphère des points limites, des bars classes, mais glauques, de la «vulgarité de la bourgeoisie» comme chante Thiéfaine, du sang et de la blanche. Comme le quinquagénaire français, il utilise l’astuce du double littéraire pour peindre avec distance, mais panache, ses paradoxes personnels, jusqu’à pointer ceux de la société entière. Sauf que Quentin Mouron, lui, a la trentaine, et c’est déjà une petite star dans l’univers littéraire francophone. En fin d’année dernière (nous aurions voulu écrire avant le monde de maintenant, qui aurait été le  monde d’après), l’auteur canado-suisse a publié un ouvrage-concept, composé d’un essai sur l’écrivain décadent Jean Lorrain (1855-1906) et d’une nouvelle édition de son roman L’Age de l’héroïne. Le fil rouge  de ces deux textes? La volonté pour leurs figures centrales de s’échapper du monde – volonté qui se solde par une impossibilité. Quoique… L’art ne fait-il pas office de porte de secours? A Quentin Mouron de nous le dire, sans oublier de démolir toute l’époque au passage – y compris le milieu littéraire.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Julien Rochedy: «Je reproche au conservatisme traditionnel son manque de courage»

Le Regard Libre N° 70 – Antoine Bernhard

Dossier métapolitique

Julien Rochedy, trente-deux ans, est une ancienne étoile montante de la politique française. En tant que membre du Front national, le jeune Ardéchois a obtenu ses plus hautes responsabilités en devenant conseiller politique de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle de 2012, puis en accédant à la direction du Front national de la jeunesse la même année. Cependant, l’évolution idéologique de Marine Le Pen et du parti le dégoûte peu à peu – comme il l’explique dans une vidéo long format postée sur sa chaîne YouTube. Ainsi, en 2014, Julien Rochedy abandonne tout engagement politique. Aujourd’hui, il s’investit entièrement dans la métapolitique où il s’agit, dit-il, de mener le combat sur le terrain des idées. A ce titre, il publie des livres, donne des conférences et poste des vidéos sur internet. C’est sur internet, justement, sans rien savoir d’abord de son engagement politique, que j’ai découvert Julien Rochedy avant de lui proposer un entretien.

Lire l’article long format (abonnés)

«Le Centre»: débat entre deux jeunes centristes

DÉBAT LONG FORMAT, Robin Parisi | Le paysage politique suisse vit en ce début d’année 2021 un tournant majeur. L’historique Parti démocrate-chrétien accueille dans ses rangs le jeune Parti bourgeois-démocrate. Cette fusion, principalement alémanique, s’accompagne d’un véritable tremblement de terre avec le changement de nom de cette formation politique: Le Centre. Nathan Bender des Jeunes démocrates-chrétiens du Valais romand et Sascha Zbinden des Jeunes bourgeois-démocrates bernois croisent le fer en partageant leurs visions et leurs réflexions sur ce nouveau parti et sur les enjeux qu’il aura à affronter ces prochaines années.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Omar Porras: «Le théâtre a une fonction thérapeutique et philosophique»

Le Regard Libre N°69 – Ivan Garcia Omar Porras dirige le Théâtre Kléber-Méleau à Renens-Malley, une ancienne usine à gaz transformée en fabrique d’histoires et de magie. Originaire de Colombie, il est un metteur en scène et un acteur internationalement reconnu. Arrivé à Genève dans les années nonante, il y fonde le Teatro Malandro, une … Continuer la lecture de Omar Porras: «Le théâtre a une fonction thérapeutique et philosophique»

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Pomme, poésie dans nos cœurs

ENTRETIEN LONG FORMAT, Indra Crittin | Si l’on décrit, à juste titre, Claire Pommet, alias Pomme, comme une auteure-compositrice-interprète, voyez-la plutôt comme une aquarelliste. Pour son dernier projet musical, sa plume – enfin, son pinceau – a baigné dans une mer de larmes, un océan d’incertitudes. Ce qu’elle dépeint est basé sur la transparence de ses émotions – une palette de couleurs authentiques. L’artiste lyonnaise livre son manque de confiance en soi, sa peur de la mort, et ses autres expériences de manière à ce que l’on s’identifie à elle, tout en développant notre propre interprétation de son œuvre. Rien d’étonnant à ce que son travail soit minimaliste: peu de couches de peinture sont nécessaires pour que la lumière se réfléchisse. Celle qui a été profondément marquée par Barbara, la dame en noir, et qui a commencé à se faire connaître avec des reprises sur YouTube, nous embarque désormais dans son univers poétique, à la fois sombre et lumineux. Son dernier carnet de voyages? Une (dernière) réédition de son deuxième album «Les Failles», élu Album révélation aux Victoires de la musique 2020. Loin de son premier album qui était A peu près ce qu’elle voulait, cet opus témoigne de choix artistiques pleinement assumés. Discussion avec cette jeune artiste sacrément douée, qui désacralise les tabous et écrit notamment de magnifiques chansons d’amour.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Bernard Campiche: «Je ne suis pas éditeur pour la gloire: je ne suis bon qu’à ça!»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Il a lancé sa maison d’édition en 1986. Depuis cette date, trente-quatre ans se sont écoulés. Au sein du milieu éditorial, Bernard Campiche fait figure d’exception. Editeur solitaire, son amour du texte se matérialise par un travail d’édition extrêmement minutieux. Au cours de son parcours, il a publié des grands auteurs romands tels qu’Anne Cuneo, Alexandre Voisard, Jean-Pierre Monnier, Anne-Lise Grobéty ou Jacques Chessex – pour ne citer qu’eux. Rencontre avec l’un des éditeurs romands les plus méticuleux à Orbe, en septembre, avant son déménagement à Sainte-Croix.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Snarky Puppy: «Les gens comprennent mieux notre musique en nous regardant jouer»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard et Max Moeschler | Snarky Puppy est sans conteste l’un des plus grands groupes de musique contemporaine. Fondé au Texas en 2004, le groupe aux trois Grammy Awards explore un genre musical inédit, à la croisée du jazz, du funk, du R’n’B et de tant d’autres musiques. Dans le cadre de l’événement « Autumn of Music » organisé par le Montreux Jazz Festival, nous avons eu la chance de rencontrer les trois membres du groupe, présents pour l’occasion au Montreux Palace : Michael League (basse et direction), Bill Laurance (clavier) et Justin Stanton (trompette et clavier). Une discussion privilégiée dans un lieu magnifique ! Nous tentons ici d’en retranscrire le plus intéressant.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Mohamed Hamdaoui: «Il faut donner la possibilité aux enseignants de libérer leur parole»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | C'est l’un des politiciens suisses à être le plus sur le front du combat contre l’islamisme. Même s’il n’aime pas ce mot, «combat» (il lui préfère celui de «cause»), Mohamed Hamdaoui en a fait l’un de ses thèmes prioritaires, se profilant dans ce débat comme un acteur très investi, quitte à verser dans l’émotion. Son parcours y est sans doute pour quelque chose: né dans le Hoggar, ce Touareg a aimé une femme qui dans les années quatre-vingt s’est fait enlever par des islamistes algériens parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces semeurs de terreur l’ont décapitée. Le meurtre en France du professeur Samuel Paty par un musulman radicalisé utilisant le même mode opératoire l’a bouleversé. Entretien avec un ancien socialiste devenu PDC, qui ne considère pas la Suisse à l’abri de l’islam politique.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement