Archives par mot-clé : adam driver

«Marriage Story», l’histoire où l’amour brille par son absence

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marriage Story: disponible sur la plateforme Netflix depuis début décembre après une courte sortie en salles, le dernier film de Noah Baumbach, le compagnon de Greta Gerwig, a été nommé aux Golden Globes 2020. Une aubaine pour une œuvre Netflix, plateforme qui était boudée lors des récompenses il y a une année. Une critique originale de ce film? Difficile à faire, tant tout a été dit – et bien. Mais relevons le défi! Une matière mérite spécialement un traitement inédit, selon moi: le talent du réalisateur pour nous raconter un amour qui n’existe plus.

Lire la critique
Publicités

«Star Wars, épisode IX: L’Ascension de Skywalker»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

C’est la lutte finale! Groupons-nous, et demain la galaxie retrouvera la paix! Alors que le Premier Ordre est toujours plus puissant, sous la direction macabre et secrète d’un Palpatine ressuscité, la Résistance connaît quelques difficultés. Deux sont les espoirs guerriers. Deux personnages dont l’opposition a été portée à l’écran avec finesse dans l’épisode VIII: Kylo Ren (Adam Driver), fils déchu de la princesse Leia et de Han Solo, et Rey (Daisy Ridley), l’apprentie Jedi en recherche de stabilité et d’identité. Palpatine est peut-être puissant, mais sans son guerrier Kylo, il ne peut rien. Et la Résistance place tous ses espoirs en Rey.

Lire la critique

«The dead don’t die», chef-d’œuvre ou navet?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Qu’ont en commun Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Tom Waits et même Iggy Pop? Une gueule, certes. Une filmographie prestigieuse, évidemment. Et les faveurs du réalisateur Jim Jarmusch, également. Dirigés à plusieurs reprises par ce dernier, c’est dans The dead don’t die, présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d’or au festival de Cannes 2019, qu’il a fait le choix de réunir toutes ses «muses». Un casting détonnant, des partis pris audacieux, une esthétique résolument kitsch, une morale ambigüe et un humour pour le moins particulier: on frise le nanare ou on effleure le génie. C’est selon.

Lire la suite de la critique

«BlacKkKlansman»: l’art comme arme

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

Le spectateur de BlacKkKlansman : j’ai infiltré le Ku Klux Klan quitte la salle de cinéma avec la sensation particulière de n’avoir pas uniquement assisté à la projection d’un film, mais d’avoir participé à un événement qui risque de marquer l’histoire du cinéma. Nous avons donc le sentiment qu’il serait judicieux d’analyser la dernière œuvre de Spike Lee sous deux angles, l’un plus formel et l’autre en appréhendant BlacKkKlansman en tant qu’objet socio-politique engagé.

Continuer la lecture de «BlacKkKlansman»: l’art comme arme

« L’homme qui tua Don Quichotte », la fantaisie adéquate

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Tout y est : l’énergie, la folie, l’inventivité, l’aventure et même l’hommage. C’est Don Quichotte version Terry Gilliam, fermenté en barrique Monty Python, cuvée 2018, enfin ! C’est peu dire tant l’adaptation du classique de Cervantes a longtemps été une épreuve pour le réalisateur qui avait le projet en tête dès 1990 et a commencé sa production dès 2000. Ce n’est pas le seul réalisateur qui a tenté une adaptation cinématographique : le grand Orson Welles s’y était déjà cassé les dents durant vingt ans dès 1957. Pourquoi autant d’années pour réaliser L’Homme qui tua Don Quichotte ?

Continuer la lecture de « L’homme qui tua Don Quichotte », la fantaisie adéquate

« Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Respire. Concentre-toi sur ce que tu ressens. Que vois-tu ? »

Le traditionnel incipit défile du milieu au haut de l’écran, en jaune, sous la glorieuse musique de John Williams, cependant que les troupes de la Résistance vivent d’énormes difficultés. Explosions. Missiles. La flotte du Premier Ordre est déterminée à détruire la base principale des bons, dirigée par le vaillant général Leia Organa (la regrettée Carrie Fisher, disparue il y a une année). Les guerriers du Bien réussissent néanmoins à semer pour une durée incertaine l’ennemi, au prix de nombreux martyrs.

En parallèle, la jeune Rey (Daisy Ridley) arrive sur la planète isolée d’Ahch-To. Elle y est envoyée par la Résistance pour convaincre Luke Skywalker (Mark Hamill), dernier Jedi, de revenir y joindre son art du combat mystique et hors du commun, sans quoi celle-ci se retrouverait définitivement vaincue. Rey, en outre, cherche un maître pour la guider dans son mystérieux appel de la Force. La désespérance du héros d’autrefois le pousse à prononcer un refus catégorique au visage de la débutante. « Il est temps d’en finir avec les Jedi », lui affirme-t-il même.

Continuer la lecture de « Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi »

« Silence »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Crachez sur cette croix et dites que votre soi-disant Vierge Marie est une putain. »

1633. Pax Christi. Le Père Ferreira (Liam Neeson) a apostasié, dit-on. Les jeunes jésuites, Rodrigues (Andrew Garfield) et Garupe (Adam Driver), ne peuvent l’accepter. Comment leur mentor, parti évangéliser le Japon, a-t-il pu renier sa foi ? Il faut s’embarquer à sa rescousse.

Les deux néo-missionnaires partent pour l’Extrême Orient. Dans une terre inconnue, mystérieuse, hostile. La réalité sur le lieu est pire qu’imaginée. Rodrigues et Garupe sont accueillis sur l’île par une petite communauté chrétienne clandestine. Ils doivent se cacher. Le Grand Inquisiteur crucifie tous les dénommés « kiristan » qui ne renient pas leur religion par un geste blasphématoire. Pis encore pour les prêtres, à la fois porteurs de mensonge et de colonisation. Continuer la lecture de « Silence »