Archives par mot-clé : adaptation de roman

De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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«Le milieu de l’horizon», au carrefour d’une vie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Adapter un roman est aujourd’hui chose courante au cinéma. Mais porter à l’écran un livre récompensé par plusieurs prix littéraires en n’ayant soi-même qu’un long-métrage au compteur, c’est plutôt ambitieux. De l’auteur à l’acteur principal, en passant par l’équipe de production et la réalisatrice, Le milieu de l’horizon est un produit helvétique (presque) pur souche qui, emprunt de couleur locale, parvient à s’ouvrir sur des thématiques actuelles et, surtout, profondément universelles.

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Pamela L. Travers, la femme derrière Mary Poppins

Le Regard Libre N° 47 – Lauriane Pipoz

Le spectateur pourra être surpris d’apprendre que la dernière interprétation de la plus magique des nounous se rapproche en réalité de celle sortie tout droit de l’imagination de Pamela L. Travers et décrite dans ses romans des années trente. Bien plus que le premier film. Cette divergence entre l’histoire originelle et l’adaptation à l’écran a même donné lieu à l’une des négociations les plus houleuses de l’histoire du cinéma du XXe siècle, mise en images en 2013. C’est donc ici l’occasion de rappeler l’histoire de l’auteur atypique de Mary Poppins. Mais qui est donc cette femme qui avait osé s’opposer au puissant Walt Disney?

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« Anna Karenina » : La névrose est plus belle en VO

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Le langage claque aux oreilles. La sécheresse du russe, langue originale du film, laisse au spectateur la mission délicate et exigeante de s’imaginer l’équivalent dans sa langue. Ce qui, bien qu’aidé par les sous-titres, représente un exercice ardu. Ce film est sans doute une source de motivation inégalable pour apprendre l’alphabet cyrillique, tant la spontanéité des échanges semble prégnante et juste. La magie se perd quelque peu dans la traduction, mais l’essentiel reste.

Le charme des acteurs principaux, Elizaveta Boïarskaïa dans le rôle d’Anna Karénine et le renversant amant, Maxime Matveïev, qui se glisse parfaitement dans les habits du Comte Vronski, est indiscutable. En face, le mari éconduit, d’une froideur saisissante, Vitaliy Kishchenko, ravira les fans de Poutine, tant sa ressemblance est saisissante. Continuer la lecture de « Anna Karenina » : La névrose est plus belle en VO