Archives par mot-clé : amélie wauthier

«King Kong théorie», merci Virginie

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Amélie Wauthier

Virginie Despentes publie King Kong Théorie en 2006. A l’époque, j’étudiais aux Beaux-Arts de Bruxelles et refusais catégoriquement de me considérer comme une «féministe». Ces harpies agressives et enragées dont les actions extrêmes et violentes font plus de mal à la cause des femmes qu’autre chose? Non merci! C’est marrant comme avec les années, les choses peuvent évoluer ou ne pas changer. C’est fascinant comme on peut, en dépit de tout, être pétrie de tellement de clichés et a priori que parfois toute une vie ne suffit pas à éradiquer. C’est effarant, encore aujourd’hui, de se dire que le combat n’est pas terminé et de loin pas gagné.

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«Ennemi de Dieu»: le titre était prometteur

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Généralement, je me laisse guider par la couverture des livres pour arrêter mes choix en librairie. Un auteur que j’affectionne, une image racoleuse, un titre alléchant. Je ne lis jamais la quatrième de couverture, j’ai horreur de savoir où je mets les pieds. J’aime le goût du risque. Me jeter dans l’inconnu. Si l’ennemi de mon ennemi est mon ami, Ennemi de Dieu et moi étions faits pour nous aimer. En théorie. La prochaine fois, je lirai le synopsis. Ou du moins, juste quelques lignes…

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Pénélope Bagieu est-elle une sorcière?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Dernièrement, j’ai lu l’adaptation du conte de Roald Dahl, «Sacrées sorcières», en bande dessinée par Pénélope Bagieu. Je vais vous en parler, et je sens que je m’en veux déjà pour certaines choses que je vais écrire. Autant commencer tout de suite, histoire de m’en libérer!

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William Kotzwinkle n’est pas un écrivain comme les autres

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Amélie Wauthier

Pour ma critique «bonus», j’avais envie de vous recommander un bouquin frais et sympa, histoire de nous rappeler à tous que la vie est belle et qu’il fait bon lire. Sinon, je ne vois pas tellement l’intérêt de vous parler d’un livre que je ne vous recommanderais pas vivement et de me farcir sa lecture avant. J’ai ainsi parcouru les différents étages de ma bibliothèque et, entre Kafka et Heidegger, ai mis la main sur le troisième tome des récits de cette célèbre trentenaire, aka Bridget Jones. Folle de lui, un journal intime frais et déluré, qui parle d’amour et de galères sur un ton ultra drôle et piquant, la lecture parfaite en cette période de confinement!

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«Le siècle d’Emma», une histoire d’hommes et de femmes

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Sur la couverture rose, quatre personnages nous font face. Au premier plan, une femme pose fièrement, les mains sur les hanches. Derrière elle, un soldat suisse au regard sévère semble tirer la tronche. A sa gauche, une jeune hippie brandit une pancarte pour les droits des femmes aux côté d’un blouson noir à la banane parfaite. Hasard du calendrier, je me retrouve à écrire ma critique du roman graphique Le siècle d’Emma le 8 mars 2020.

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Schamlos!, quand la pornographie rompt avec les stéréotypes

Hors catégorie – Amélie Wauthier

Ça fait un moment que je cherche un prétexte pour rédiger un article sur le féminisme, le genre, la culture du viol, tout ça. Quelque chose de subtil, histoire de ne pas braquer d’avance les éventuels lecteurs qui auraient quelques a priori sur le sujet – pour ceux qui rejettent catégoriquement tout ce qui sort du moule, désolée, ça ne va pas le faire! Du coup, quand on m’a parlé de Schamlos!, un festival de pornographie queer féministe, j’ai crié «Banko!».

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Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

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«Soif», la Passion selon Amélie Nothomb

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ressent un condamné à mort? Que peut-il éprouver à l’annonce du verdict? A quel instant l’attente est-elle la plus insupportable? Parvient-il encore à apprécier son quotidien, à trouver un sens à tout cela? C’est ce qu’Amélie Nothomb nous propose de découvrir dans son dernier roman, Soif, où elle dépoussière la Passion du Christ.

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«L’etrange Noel de Sir Thomas», coup de comm’ ou coup de génie?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Je me suis retrouvée avec ce bouquin entre les mains sans trop savoir à quoi je pouvais bien m’attendre. Une nouvelle maison d’édition qui réunit six auteurs autour d’un même personnage-concept? Je dois admettre que, d’ordinaire, j’aurais détourné mon attention avant d’avoir fini de parcourir tous leur noms.  Rien ne m’exaspère plus que les fausses bonnes idées de ces gens qui ne savent plus quoi inventer pour se montrer originaux, me laissant la plupart du temps un amer goût de déception. Mais ce recueil ne m’a pas été confié par n’importe qui et, aujourd’hui, je me dis qu’il mérite sûrement que je lui laisse au moins une chance…

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«Traces de passages», miroir de notre soif d’immortalité

Article inédit – Amélie Wauthier

La gare de Lausanne s’agrandit et pour cela, elle a besoin d’espace. Or, comment faire pour dégoter davantage de place quand on se situe en plein cœur d’une ville saturée où le moindre cm2 est déjà exploité? La réponse est la même que lorsqu’on est chargé d’organiser les prochains Jeux Olympiques: expulser les locataires et détruire leur lieu de vie! Certains n’étaient là que depuis quelques mois, d’autres depuis presque toute une vie. Tous nous accueillent chaleureusement au numéro 26 de la rue du Simplon où se déroule l’exposition «Traces de passages», chapeautée par Sébastien Martinet.

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