Archives par mot-clé : amélie wauthier

Anaïs Nin, sur la mer des mensonges

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier 

Il y a deux ans, j’envoyais ma toute première critique pour Le Regard Libre. J’avais été touchée par l’hommage bouleversant d’un petit-fils à sa mémé de nonante-cinq ans, contrainte de rejoindre un Ehpad assez déplorable. Depuis, les lectures et les chroniques se sont enchaînées sans que je n’aie eu le temps de les compter. Et voilà qu’aujourd’hui j’écris mon dernier papier pour les bouquins du mardi.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

Cette étrange dame qui aimait les toilettes propres

Les bouquins de mardi – La rétrospective – Amélie Wauthier

Le plus difficile, quand on souhaite écrire une critique rétrospective au sujet d’un livre dont on aimerait vivement conseiller la lecture, c’est de trouver dans sa bibliothèque un ouvrage digne du temps et des efforts qu’on va lui consacrer. Un problème majeur se met alors rapidement en travers de mon chemin: le coup du «attends, il est trop génial de bouquin, il faut absolument que tu le lises». Talonné de très près par le fameux «mais merde enfin, à qui j’ai prêté ce foutu pavé?». J’ai donc une quantité – que je refuse de mesurer – de bouquins «trop géniaux» qui servent sûrement de calle-porte à mes soi-disant amis, alors que je me tiens, les bras ballants, le regard vide, face à des Jean Giono et autre Chrétien de Troyes qui peuplent les étages de ma bibliothèque.

Lire la suite de la chronique

«Je suis une Viking», une légende 2020 qui fait du bien

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Il y a quelques mois, je me promenais entre les piles de bouquins chez Payot, à la recherche d’un livre pour ma prochaine critique. Quelque chose de court, rapide à lire, parce qu’en cette période de l’année, je n’avais pas non plus une tonne de temps libre devant moi. Et puis, c’est là que je l’ai vu, avec sa couverture pas forcément très belle, mais ce mot qui fait mouche neuf fois sur dix. «Je suis une Viking» et ses 440 pages ont su capter mon attention et ne l’ont plus lâchée depuis: j’avais trouvé ma lecture pour mes prochaines vacances d’été!

Lire la critique

«King Kong théorie», merci Virginie

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Amélie Wauthier

Virginie Despentes publie King Kong Théorie en 2006. A l’époque, j’étudiais aux Beaux-Arts de Bruxelles et refusais catégoriquement de me considérer comme une «féministe». Ces harpies agressives et enragées dont les actions extrêmes et violentes font plus de mal à la cause des femmes qu’autre chose? Non merci! C’est marrant comme avec les années, les choses peuvent évoluer ou ne pas changer. C’est fascinant comme on peut, en dépit de tout, être pétrie de tellement de clichés et a priori que parfois toute une vie ne suffit pas à éradiquer. C’est effarant, encore aujourd’hui, de se dire que le combat n’est pas terminé et de loin pas gagné.

Lire la critique

«Ennemi de Dieu»: le titre était prometteur

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Généralement, je me laisse guider par la couverture des livres pour arrêter mes choix en librairie. Un auteur que j’affectionne, une image racoleuse, un titre alléchant. Je ne lis jamais la quatrième de couverture, j’ai horreur de savoir où je mets les pieds. J’aime le goût du risque. Me jeter dans l’inconnu. Si l’ennemi de mon ennemi est mon ami, Ennemi de Dieu et moi étions faits pour nous aimer. En théorie. La prochaine fois, je lirai le synopsis. Ou du moins, juste quelques lignes…

Lire la critique

Pénélope Bagieu est-elle une sorcière?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Dernièrement, j’ai lu l’adaptation du conte de Roald Dahl, «Sacrées sorcières», en bande dessinée par Pénélope Bagieu. Je vais vous en parler, et je sens que je m’en veux déjà pour certaines choses que je vais écrire. Autant commencer tout de suite, histoire de m’en libérer!

Lire la chronique

William Kotzwinkle n’est pas un écrivain comme les autres

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Amélie Wauthier

Pour ma critique «bonus», j’avais envie de vous recommander un bouquin frais et sympa, histoire de nous rappeler à tous que la vie est belle et qu’il fait bon lire. Sinon, je ne vois pas tellement l’intérêt de vous parler d’un livre que je ne vous recommanderais pas vivement et de me farcir sa lecture avant. J’ai ainsi parcouru les différents étages de ma bibliothèque et, entre Kafka et Heidegger, ai mis la main sur le troisième tome des récits de cette célèbre trentenaire, aka Bridget Jones. Folle de lui, un journal intime frais et déluré, qui parle d’amour et de galères sur un ton ultra drôle et piquant, la lecture parfaite en cette période de confinement!

Lire la critique

«Le siècle d’Emma», une histoire d’hommes et de femmes

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Sur la couverture rose, quatre personnages nous font face. Au premier plan, une femme pose fièrement, les mains sur les hanches. Derrière elle, un soldat suisse au regard sévère semble tirer la tronche. A sa gauche, une jeune hippie brandit une pancarte pour les droits des femmes aux côté d’un blouson noir à la banane parfaite. Hasard du calendrier, je me retrouve à écrire ma critique du roman graphique Le siècle d’Emma le 8 mars 2020.

Lire la critique

Schamlos!, quand la pornographie rompt avec les stéréotypes

Hors catégorie – Amélie Wauthier

Ça fait un moment que je cherche un prétexte pour rédiger un article sur le féminisme, le genre, la culture du viol, tout ça. Quelque chose de subtil, histoire de ne pas braquer d’avance les éventuels lecteurs qui auraient quelques a priori sur le sujet – pour ceux qui rejettent catégoriquement tout ce qui sort du moule, désolée, ça ne va pas le faire! Du coup, quand on m’a parlé de Schamlos!, un festival de pornographie queer féministe, j’ai crié «Banko!».

Lire l’article

Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

Lire la suite de la critique