Archives par mot-clé : amérique

«Uncut Gems»: un loser au sourire de winner

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

«On dit qu’on peut voir tout l’univers dans les opales.» 

Quelle est la différence entre un côlon et une pierre précieuse? Aucune, selon les images d’Uncut Gems. Le film s’ouvre sur des mines éthiopiennes où, suite à un accident qui a détourné l’attention des chefs de chantiers, deux mineurs découvrent et s’emparent d’une pierre précieuse, une opale. Brute, elle laisse néanmoins apparaître entre la terre qui la recouvre des couleurs plus vives que vives. Criardes. Folles. Des couleurs qui semblent refléter toute la lumière de l’univers.

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Etats-Unis – Iran: la guerre dont personne ne voulait

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

En quelques jours, les tensions plus ou moins ouvertes entre les Etats-Unis et l’Iran se sont dévoilées un peu plus crûment, entre assassinat, représailles et sanctions. Ce qui se dégage à ce stade est le manque de vision à moyen terme des Américains et la volonté de ne pas trop renchérir des Iraniens.

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Ces quatre petites femmes vous feront pleurer

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une énième adaptation du fameux roman de Louisa May Alcott, à quoi bon? Détrompez-vous comme je me suis détrompé, détrempé par la pluie d’émotions que m’a envoyée ce film. Les quatre filles du Docteur March, actuellement sur vos écrans, vous feront très certainement pleurer. Au minimum, c’est l’occasion de vous plonger dans une ambiance d’humanité dénuée de toute idéologie. Un pur délice fait de nostalgie de l’enfance, de combats individuels, de douleur et de douceur.

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La première procédure de destitution du XXIe siècle

Les lundis de l’actualité – Mégane Luquiens

Les Etats-Unis se préparent aux élections présidentielles de 2020, soit dans un peu moins d’une année. Pendant ce temps, un nouveau scandale a éclaté, menant à l’ouverture d’une procédure de destitution – impeachment – contre Donald Trump.

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Rastignac au pays des cow-boys

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Un jeune loup de la finance se lance dans l’acquisition d’un ancien site sidérurgique à l’abandon pour le compte d’un prince arabe. Mais, dans une Amérique profonde, les étrangers font peur. A force de toucher au patrimoine, l’homme d’affaires se trouve aux prises avec les cow-boys de la contrée. Un western moderne doublé d’une enquête policière qui entraîne le lectorat au sein de cette Rust Belt [ceinture de la rouille] qui a tant fait parlé d’elle à travers Donald Trump.  

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«Le Mars Club»: un Médicis étranger en prison

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #3

Le Regard Libre N° 49 – Loris S. Musumeci

«C’est dans le silence de la cellule qu’on est taraudé par la seule et vraie question. La seule à laquelle il est impossible de répondre. Le pourquoi et le comment. Non pas le comment au sens pratique du terme, l’autre. Le comment as-tu pu faire une chose pareille. Le comment as-tu pu.»

Le Mars Club: voilà le genre de roman qui est fait pour plaire aux médias et à la critique. Sa protagoniste principale, Romy Hall, est une femme qui travaille comme strip-teaseuse au Mars Club. Elle est traquée par un ancien du Vietnam, Kurt Kennedy, qui ne fait plus la différence entre le club miteux où il a été client et la vie privée de la jeune femme, objet de tous ses phantasmes et du peu d’amour qu’il lui reste dans le cœur. Lasse et apeurée, elle finit par tuer ce bon vieux Kurt.

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Super Bowl – The show must go on

Les lundis de l’actualité – Nicolas Jutzet

«Super Bowl». Ce terme, vous l’avez sans doute déjà entendu, sans jamais vraiment comprendre de quoi il s’agissait. Année après année, un engouement médiatique accompagne le «Super Bowl» – soit la finale du championnat de football américain – même sur le Vieux Continent, pourtant tellement étranger à ce sport qui peine à traverser l’océan Atlantique.

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«Portnoy et son complexe»

Le Regard Libre N° 43 – Jonas Follonier

Dossier spécial Philip Roth (4/4)

Un petit livre incontournable que Portnoy et son complexe, roman de 1969 ayant valu à l’Américain Philip Roth sa sulfureuse notoriété. L’auteur avait déjà publié un recueil de nouvelles dix ans plus tôt, Goodbye, Columbus, qui n’avait pas obtenu le succès. Néanmoins, les thèmes obsessionnels de Roth étaient déjà présents, à commencer bien sûr par la judéité. Obsessionnel, cet écrivain l’est assurément, comme tous les génies. Imaginez un Tarantino qui ne fût pas obsessionnel, de même qu’un Proust, un Polnareff, un Flaubert ou un Kubrick. Et il est une obsession qui parcourt tout Portnoy et son complexe: celle du sexe.

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L’«Indignation» de Philip Roth

Le Regard Libre N° 43 – Alexandre Wälti

Dossier spécial Philip Roth (3/4)

Mourir bêtement d’un coup de baïonnette par refus de subordination à n’importe quel ordre moral. Finir déchiqueté sur le champ de bataille comme un bout de viande parce qu’on a refusé l’inculcation d’une quelconque tradition. Est-ce que cela en vaut la peine? La question fait écho au terme «indignation» – le sentiment de colère qui soulève une action qui heurte la conscience morale, le sentiment de la justice – titre du roman de feu Philip Roth.

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«Pastorale américaine», un ouvrage qui dit tout

Le Regard Libre N° 43 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial Philip Roth (2/4)

«Deux cent cinquante millions de personnes mangent une dinde unique et colossale, qui nourrit tout le pays. On met entre parenthèses les mets bizarres, les pratiques bizarres et les particularismes religieux, entre parenthèses la nostalgie trimillénaire des Juifs, et chez les chrétiens le Christ, sa croix et sa crucifixion ; chacun, dans le New Jersey et ailleurs, met son irrationalité en veilleuse mieux que tout le reste de l’année. On met entre parenthèses griefs et ressentiments, et pas seulement les Dwyer et les Levov, mais tous ceux qui, en Amérique, soupçonnent leur voisin. C’est la pastorale américaine par excellence ; cela dure vingt-quatre heures.»

Pastorale américaine (1997) est une révélation. Elle est une révélation de Philip Roth pour ceux qui, comme moi, n’avaient jamais lu l’auteur auparavant. Elle est aussi la révélation d’un roman on ne peut plus complet dans ses thèmes et où le style parle vrai. Elle est par là la révélation d’une œuvre d’art, qui s’érige indéniablement en authentique chef-d’œuvre de la littérature.

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