Archives par mot-clé : amour de la langue

Le monde vu par Laure Mi Hyun Croset: les néologismes

ARTICLE LONG FORMAT, Laure Mi Hyun Croset | Comme si elle constituait le dernier rempart contre la barbarie, la langue française est souvent au cœur d’ardents débats. On l’accuse de s’appauvrir ou au contraire de se dégrader par l’ajout, cédant aux féministes, de termes peu euphoniques à son lexique ou de vocables anglais qui existent déjà dans la langue de Molière.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Une heure avec Marc Bonnant

ENTRETIEN LONG FORMAT, Loris S. Musumeci | Marc Bonnant n’est pas seulement un personnage très cultivé et admiré de toutes parts pour sa sublime éloquence, il est aussi un véritable Maître. Avocat depuis 1971, il défend des personnalités d’envergure au niveau international, telle Sa Majesté l’Impératrice Farah d’Iran. De Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Genève à président du Concours d’art oratoire, ses mandats restent très nombreux. Ces derniers voyagent même dans le temps: l’homme de droit s’est amusé notamment à plaider pour Baudelaire dans le procès des «Fleurs du mal». Il a par ailleurs reçu différentes récompenses grâce à sa passion du beau verbe: la nomination d’Officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur, le Prix du rayonnement français et la consécration de Meilleur orateur francophone vivant. Mais quelle est donc cette histoire d’amour qui le relie à la langue française? Marc Bonnant, amoureux de la vie et de la langue, nous en offre la réponse dans un entretien profond et touchant.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Ode à notre langue

Le Regard Libre N° spécial « Langue française » – Jonas Follonier

J’aimerais, en ce soir, à l’écoute d’un chant
Et ému par l’éclat de ce soleil couchant,
Rendre hommage à tous ceux qui m’ont transmis leur art,
Qui, sur le tableau noir, m’ont enseigné Ronsard,
Mais aussi à toi-même, objet de mon poème,
Qui m’offres cent façons de te dire « je t’aime » :
Je veux bien sûr parler de la langue française,
La langue de Victor, de François et de Blaise.
Toi qui fus pure antan, pendant presque cent ans,
Toi, ma raison de vivre et de mourir content
De t’avoir ressenti dans mon corps, dans ma tête,
Avec tes mots vaillants, tes charmants épithètes,
Toi, langue de Paris que l’on parle en province,
Toi, sermon des vilains et expression des princes,
Reste ce que tu es, résiste aux anglicismes,
Impose au monde entier tes particularismes.
Fais briller ta splendeur, conserve tes chimères.
De notre identité tu es la digne mère !
Un journal rend public un sentiment intime ;
Ai-je osé exposer cet amour en ces rimes ?
Oui, car c’est le plus simple et le premier qui soit.
Cette édition spéciale est consacrée à toi.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © poesie.tableau-noir.net