Archives par mot-clé : anais sierro

«Sigmund Freud noho ma ka pale umauma» émettait le nécrophone*!

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

Qui est là? est certainement la question que l’on pourrait poser à l’auteure, Carla Demierre à la lecture de ses dix fictions. Qui est dans sa tête lors de l’écriture de ses lignes? On navigue dans un univers complètement loufoquo-plaisant, parfois totalement scientifico-sérieux, souvent spirituello-perché et par-dessus tout véridico-sonore. Une telle phrase pourrait – sans prétention aucune – se trouver dans ce recueil de fictions qui ont une thématique commune: le son et son étude, de manière absurde. Enregistrer un chaman, une femme qui parle martien ou hawaïen (on ne l’a pas encore compris nous-mêmes), une conversion de souvenirs étranges, une voix d’un défunt… bref, tout ce qui peut être enregistrable. Et le talent de l’auteure est qu’elle nous embarque non pas uniquement dans des histoires, mais surtout dans une performance artistique littéraire. «Lorsque les mots traduisent les sons», rien ne pourrait mieux résumer ce livre, cet objet d’art. Oh et promis, je vous traduirai le titre plus tard…

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«L’Ecole des femmes», le buzz moderne d’un homme «éclairé»

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

A quoi bon commenter la forme de ses vers,
Aux classiques et impeccables applications?
Concentrons-nous donc ici, rien que sur son fond,
Parcourons-en les sens et ses secrets revers.

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Le vaccin contre le Covid-19 s’appelle «Petite»

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

Si vous pensiez lire un article médico-pharmaceutique sur un potentiel vaccin contre le Covid-19, passez votre chemin. Il s’agit bien de la critique du récit de voyage de Sarah Gysler, Petite. Et si l’on imaginait trouver la thématique de l’enfance ou de ce fameux «enfant intérieur» en thème majeur de ce voyage, c’est plus ou moins loupé, sauf sur la première moitié de ce livre.

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«La vagabonde»: Colette? ou notre cœur blessé en miroir?

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Anaïs Sierro

La vagabonde nous propose de suivre la vie de Colette Renée – personnage bien trop ressemblant à l’auteure pour les dissocier – tout au long de ses longues heures de spectacles, mais pas que… Ce roman est à l’amour ce que L’étranger de Camus est à la vie. Nous y allons, suivant la vie d’une femme à qui la présence d’un homme s’impose, alors que nous prenons, l’air de rien, de pertinentes claques. Preuve en est qu’à sa lecture, nous remettons en cause notre vison de l’amour, après en avoir connu le premier. Celui dont «on se souviendra toute notre vie», enfin dit-on… Mais quoi des bons souvenirs, des premières fois ou de la douleur de sa perte nous reste-t-il à vie, en souvenir? C’est l’interrogation profonde et personnelle que m’a permis la vive et libre écriture de Colette. Alors, je vous préviens: vous autres amoureux de l’amour: fuyez! ou accrochez-vous… Colette nous offre sa vérité. A moins qu’il ne s’agisse de «notre» vérité à tous…

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