Archives par mot-clé : banlieue parisienne

Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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« Le Brio »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Ce qui compte, c’est d’avoir raison ; la vérité on s’en fout. »

La banlieue parisienne, traversée par le métro. Neïla Salah (Camélia Jordana) se rend en Place du Panthéon, à l’Université Assas, pour un premier jour d’études en droit. Son retard de cinq minutes lui coûte cependant l’attention du professeur Pierre Mazard (Daniel Auteuil). Face à une assemblée ébahie, le docte orateur humilie la jeune étudiante sous des jeux de mots et des remarques pointant directement du doigt le faciès sémite de Neïla. Comme si cela ne lui suffisait pas pour s’attirer des problème, il enchaîne avec une critique moqueuse de l’islam. La haine est signée. Pierre Mazard est convoqué par le doyen de la faculté. Seule solution de rachat : préparer la proie de la rentrée au prestigieux concours d’éloquence.

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