Archives par mot-clé : comédie dramatique française

L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

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Un zeste de Bruel et un soupçon de Luchini

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans Le meilleur reste à venir, actuellement sur les écrans, Fabrice Luchini et Patrick Bruel campent deux personnages qui leur ressemblent un brin. Par leur jeu naturel, mais précis, ils célèbrent l’amitié sous fond de maladie et de mensonge. A ne pas manquer.

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Joyeuse retraite au scénario!

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans Joyeuse retraite!, Thierry Lhermitte et Michèle Laroque composent le couple-type content d’arriver à la retraite et se confrontant à la réalité de devenir plutôt des nounous pour leurs petits-enfants. Si le pitch est beauf, et c’est plutôt un compliment, le résultat, lui, est plus que bof. Petite interprétation sans mauvaise foi d’un film à éviter.

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«Alice et le maire»: stimulant sans être époustouflant

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Alice est une jeune femme fraîchement sortie de ses études de philosophie. Issue d’une filière brillante, elle rêve d’une belle carrière. C’est tout le contraire qui lui tombe dessus, lorsqu’elle déménage à Lyon pour une opportunité professionnelle et qu’on lui annonce que son poste a été supprimé. On l’assigne alors à l’une de ces fonctions parfaitement inutiles: donner des idées au maire, qui n’en possède plus une seule seule après trente ans au service de la politique. Inutile en apparence seulement: Alice va stimuler l’esprit du maire. Mais au-delà du nécessaire pour l’équilibre politique lyonnais.

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Une fête de famille défaite

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans ce nouveau film de Cédric Kahn actuellement sur nos écrans, Catherine Deneuve incarne une grand-mère souhaitant fêter son anniversaire entourée de tous ses proches. Mais c’était sans compter que la famille, c’est l’enfer, comme aurait pu dire l’autre.

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«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

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Alexandra Lamy et José Garcia chamboulent tout

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Chamboultout réunit sous la direction d’Eric Lavaine un José Garcia en pleine forme d’acteur et une Alexandre Lamay au sourire plus doux, plus franc et plus tragique que jamais, interprétant une histoire très touchante. Un exemple de plus d’un cinéma français réussi et universel.

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«Qui m’aime me suive», un art balzacien

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il était une fois un mécanicien devenu aigri, habitant avec sa femme dans un petit village du Sud de la France. Gilbert (Daniel Auteuil) et Simone (Catherine Frot) sont représentatifs de bien des couples qui s’aiment par habitude. Par lâcheté peut-être? C’est en tout cas avec un certain courage que Simone va un beau jour s’enfuir de ce foyer qui sent les dettes et la mauvaise haleine, n’en pouvant plus de son mari jadis plein d’idéal et ne supportant pas le départ de son voisin Etienne (Bernard Le Coq), qui était aussi son amant. La suite, dans vos salles de cinéma.

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«Les Estivants» du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Les Estivants, avec Pierre Arditi, est une comédie dramatique qui n’a de français que son origine. Les éléments pour faire de ce film une référence sont absents, même si le spectateur pourra tout de même passer un bon moment. Verdict.

L’introduction du film le dit d’emblée: «Le divorce est la pire blessure que la vie peut nous infliger.» La tragédie du divorce est un thème clef dans ce drame français dont le caractère alléchant de l’affiche est assuré par la participation de Pierre Arditi. L’histoire se déroule sur la Côte d’Azur, où Anna et sa fille rejoignent leur grande famille pour des vacances. Sauf que le mari d’Anna, lui, ne vient pas. Il la quitte, sans le lui dire vraiment encore. Il doit réfléchir. Anna, déjà fragile, se retrouve folle au milieux d’autres fous, avec des secrets de famille qui resurgissent. D’une façon quelque peu originale.

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«Un homme pressé», l’art du chef-d’œuvre

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Fabrice Luchini endosse dans ce nouveau film d’Hervé Mimran le rôle d’un homme d’affaires surchargé, toujours en mouvement, entre réunions de travail et conférences, un homme à la course, comme une automobile, domaine dans lequel il a d’ailleurs fait carrière suite au décès de son épouse. Bref, c’est un homme pressé. Un beau jour, il est victime d’un AVC. Sa vie change: des troubles du langage et de la mémoire vont désormais le forcer à réapprendre à parler avec une orthophoniste. C’est la rencontre avec cette femme, Jeanne (Leïla Bekhti), qui va l’aider à non seulement retrouver la maîtrise de la parole, mais aussi à reconnaître ses erreurs du passé et rattraper le temps perdu.

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