Archives par mot-clé : comédie française

Poelvoorde dans un « Au poste ! » totalement absurde et génial

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Au poste !, la nouvelle comédie de Quentin Dupieux, est un huis clos dans un poste de police, où le spectateur assiste à un tête-à-tête entre un garde à vue, Fugain (Grégoire Ludig) et un commissaire, Buron (Benoît Poelvoorde). Le premier est innocent, mais il est soumis à l’interrogatoire car il a appelé la police pour signaler la présence d’un cadavre au bas de son immeuble. Or, en tant que première personne à avoir vu le cadavre, il est considéré comme le suspect numéro un. C’est pour ça.

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« Bécassine ! », un humble spectacle d’émerveillement

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Vous pouvez m’appeler simplement Bécassine. »

Bécassine est une fille gentille. Bécassine est une fille simple, et même un peu simplette. Bécassine, on la connaît. C’est la bécasse de la bande dessinée, qui devient désormais un personnage de film, avec sa personnalité et ses aventures propres. Elle est bretonne ; elle rêve de Paris, de sa grandeur et de ses lumières. Au fond d’elle, elle veut en fait simplement se rendre utile, travailler et être heureuse.

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« Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Laurent (Eric Elmosnino) est un quinquagénaire victime du mal du siècle : lors d’un repas avec sa femme et un couple d’amis, il ressent soudain d’affreuses douleurs au dos, alors même qu’il n’a fait aucun faux mouvement. Les spécialistes qu’il consulte ensuite sont unanimes : l’origine est à chercher du côté psychologique. Difficile d’identifier le problème pour cet homme si mou et victime de la méchanceté humaine : le mal vient-il du harcèlement qu’il subit au travail, du divorce que réclame sa femme à sa grande surprise, du manque d’affection de la part de ses parents ? Ou ne faudrait-il pas considérer toutes ces pressions ensemble ? Continuer la lecture de « Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

« MILF », mais où va-t-on ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Trois femmes approchant la quarantaine se rendent à la maison de vacances de l’une d’entre elles (Virginie Ledoyen), en bord de mer. Le séjour s’annonce plutôt ennuyeux : elles doivent vider les affaires de cette dernière en vue de la vente prochaine de la demeure. Mais les adultes, dit-on, gardent tous en eux une part d’enfance. Aider leur amie dans cette phase difficile, trop épuisant, quoi. « Et si on allait faire de la voile ? C’est bien, la voile ! »

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« Gaspard va au mariage », le film le plus bizarre de ce printemps

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Déjà le générique aux lettres vertes « fluo » témoigne d’une esthétique particulière, plutôt désagréable. Tout comme la musique qui l’accompagne, digne des pires répondeurs automatiques de filiales commerciales. Puis, une invraisemblable première scène. Sans rire, le hasard de circonstances qui réunit Gaspard (Félix Moati) et Laura (Laetitia Dosch), nous n’y croyons pas une seconde, si tant est que nous y comprenions quelque chose.

Mais, qui l’eût cru, le pire reste à venir. Le spectateur se dit : non, tout de même, ils n’ont pas osé ? C’est bien l’annonce d’un premier chapitre au titre kitsch qu’il voit défiler à l’écran, avec en arrière-fond le plan d’un personnage au ralenti. Au ralenti ! C’est comme si le directeur de la photographie découvrait, euphorique, les quelques options d’iMovie et qu’il tentait une première expérimentation. Redevenons un peu sérieux : ce découpage en quatre parties n’était vraiment pas une bonne idée – un « reste du scénario », selon le réalisateur Antony Cordier – car la matière du film, elle, mériterait une meilleure forme.

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« Place publique », une métaphore de Thierry Ardisson

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Castro (Jean-Pierre Bacri) est un célèbre animateur de télévision dont la notoriété commence à s’effriter à cause des années. Il est convié par sa productrice, Nathalie (Léa Drucker), à la pendaison de crémaillère de sa nouvelle demeure, à une trentaine minutes de Paris. Décor champêtre, brochette d’invités issus du gratin audiovisuel de la capitale : l’ambiance est aux festivités, mais aussi à la bien-pensance. Castro, misanthrope et réplique parfaite de Thierry Ardisson, fait contraste parmi tous ces bobos – dont son ex-femme. La soirée va alors s’enflammer sous fond de tensions sociales, professionnelles et familiales.

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« Taxi 5 », ou Pattaya à Marseille

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Tout commence avec Sylvain Marot (Franck Gastambide), policier à Paris, qui est muté contre sa volonté à la police municipale de Marseille. Ce transfert a surtout été effectué à cause de sa relation adultère avec la femme du préfet de Paris, mais il y a aussi ses prouesses en tant que pilote casse-cou et expérimenté qui n’ont pas joué en sa faveur. Arrivé à Marseille, Sylvain découvre son nouveau poste de police décrépi et sa nouvelle équipe composée de bras-cassés et de marginaux. Pourtant, il s’intègre rapidement et le travail ne manque avec l’ex-commissaire Gilbert (Bernard Farcy), désormais maire de Marseille, qui fait face à des voleurs italiens arrivant toujours à fuir en Ferrari. Le policier parisien comprend très vite que la traque s’annonce difficile, en particulier avec les véhicules utilitaires dont dispose la police municipale marseillaise.

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« Tout le monde debout » pour Franck Dubosc !

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans cette nouvelle comédie française, le célèbre Franck Dubosc incarne Jocelyn, un riche homme d’affaires menant une vie de Don Juan, et surtout de menteur. « Baiser en étant moi-même, ça ne me tente pas. » Voilà bien la philosophie de vie d’un homme plutôt ridicule et méprisable. Son meilleur ami Max (Gérard Darmon, excellent) ne manque d’ailleurs pas de le lui faire remarquer. « Tu es vraiment fou », dit-il, las, en écoutant les nouvelles histoires de ce manipulateur. La nouvelle idée de Jocelyn ? Se faire passer pour un paraplégique, afin de susciter la pitié et donc l’amour d’une autre handicapée. Celle-ci est incarnée par l’excellente Alexandra Lamy, qui dévoile ici tout son potentiel dramatique. Continuer la lecture de « Tout le monde debout » pour Franck Dubosc !

« La Ch’tite famille » : un film pas très bo(o)n

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Il y a dix ans de cela, à la même période, sortait dans les salles de l’Hexagone et de Suisse romande Bienvenue chez les Ch’tis (2008). Seconde réalisation de l’acteur et humoriste Dany Boon, cette comédie désormais bien connue racontait l’histoire d’un Français du Sud quelque peu affabulateur (Kad Merad) qui se voyait muter – pour son plus grand désarroi – à Bergues, petite ville située dans le Nord, et dans laquelle il rencontrait un Ch’ti au grand cœur (Dany Boon). Cette reprise du tandem antagoniste et l’alchimie qui se dégageait entre les deux comédiens rappelèrent immédiatement certains grands succès du cinéma populaire français – à l’image de La Grande Vadrouille (1966) – et demeure, sans doute, une des raisons de l’incroyable succès de ce film aux vingt millions d’entrées. Continuer la lecture de « La Ch’tite famille » : un film pas très bo(o)n

« Momo » : mauvais, mauvais…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans la comédie Momo, à l’affiche depuis le 27 décembre, Christian Clavier endosse une fois de plus le rôle d’un bourgeois français, bohème ou bourru, peu importe. Oui, car on connaît la chanson. Après un Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? d’une grande qualité qui tournait en dérision les mariages cosmopolites et un A bras ouverts moyennement apprécié où le jardin de Clavier se faisait envahir par des Roms, le nouveau fond de commerce du célèbre interprète de Jacquouille semble suivre une pente de la mort.

A présent, place à l’arrivée d’un sourd dans la vie du riche. Un sourd ridicule que personne ne comprend et qui apparaîtra bien vite comme le fruit d’une des relations extra-conjugales de Clavier. On peine à rire devant cette énième comédie franchouillarde ne reposant sur rien d’autre que l’adage « on peut rire de tout ». Certes, tout objet est un sujet risible en puissance, mais encore faut-il qu’il soit servi avec goût, surtout au cinéma. Les chefs-d’œuvre Le dîner de cons ou La soupe aux choux ont beau être des comédies françaises à la sauce beauf, elles ne peuvent cependant pas être vues comme de simples copies de brèves de comptoir. Il y a un art de la beaufitude. Continuer la lecture de « Momo » : mauvais, mauvais…