Archives par mot-clé : comédie française

Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste. Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit déjà poindre le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs, c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

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«Alice et le maire»: stimulant sans être époustouflant

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Alice est une jeune femme fraîchement sortie de ses études de philosophie. Issue d’une filière brillante, elle rêve d’une belle carrière. C’est tout le contraire qui lui tombe dessus, lorsqu’elle déménage à Lyon pour une opportunité professionnelle et qu’on lui annonce que son poste a été supprimé. On l’assigne alors à l’une de ces fonctions parfaitement inutiles: donner des idées au maire, qui n’en possède plus une seule seule après trente ans au service de la politique. Inutile en apparence seulement: Alice va stimuler l’esprit du maire. Mais au-delà du nécessaire pour l’équilibre politique lyonnais.

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«Deux moi», deux âmes seules dans la ville de Paris

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz A Paris, Rémy et Mélanie sont voisins. Ce n’est pas pour autant qu’ils se connaissent: dans cette grande ville, chacun vaque à ses occupations sans s’occuper de ce qui se passe autour. Leur activité, c’est principalement leur routine métro-boulot-dodo. Et dans leur vie, au milieu de deux millions … Continuer la lecture de «Deux moi», deux âmes seules dans la ville de Paris

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Une fête de famille défaite

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans ce nouveau film de Cédric Kahn actuellement sur nos écrans, Catherine Deneuve incarne une grand-mère souhaitant fêter son anniversaire entourée de tous ses proches. Mais c’était sans compter que la famille, c’est l’enfer, comme aurait pu dire l’autre.

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Alexandra Lamy et José Garcia chamboulent tout

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Chamboultout réunit sous la direction d’Eric Lavaine un José Garcia en pleine forme d’acteur et une Alexandre Lamay au sourire plus doux, plus franc et plus tragique que jamais, interprétant une histoire très touchante. Un exemple de plus d’un cinéma français réussi et universel.

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«Qui m’aime me suive», un art balzacien

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il était une fois un mécanicien devenu aigri, habitant avec sa femme dans un petit village du Sud de la France. Gilbert (Daniel Auteuil) et Simone (Catherine Frot) sont représentatifs de bien des couples qui s’aiment par habitude. Par lâcheté peut-être? C’est en tout cas avec un certain courage que Simone va un beau jour s’enfuir de ce foyer qui sent les dettes et la mauvaise haleine, n’en pouvant plus de son mari jadis plein d’idéal et ne supportant pas le départ de son voisin Etienne (Bernard Le Coq), qui était aussi son amant. La suite, dans vos salles de cinéma.

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Franck Dubosc, le plus beauf des beaufs, dans «All Inclusive»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans All inclusive, Franck Dubosc incarne plus que jamais le personnage de beauf qu’il est devenu. Le film, avec ses défauts, épouse à merveille la beaufitude et fait passer un très bon moment aux spectateurs. Une réussite.

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«Un homme pressé», l’art du chef-d’œuvre

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Fabrice Luchini endosse dans ce nouveau film d’Hervé Mimran le rôle d’un homme d’affaires surchargé, toujours en mouvement, entre réunions de travail et conférences, un homme à la course, comme une automobile, domaine dans lequel il a d’ailleurs fait carrière suite au décès de son épouse. Bref, c’est un homme pressé. Un beau jour, il est victime d’un AVC. Sa vie change: des troubles du langage et de la mémoire vont désormais le forcer à réapprendre à parler avec une orthophoniste. C’est la rencontre avec cette femme, Jeanne (Leïla Bekhti), qui va l’aider à non seulement retrouver la maîtrise de la parole, mais aussi à reconnaître ses erreurs du passé et rattraper le temps perdu.

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«Le Jeu», une comédie douce-amère

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un couple de trentenaires sur le tard ou quadragénaires en herbe se réunit pour une nouvelle soirée entre amis, dans un appartement classe. Des couples, pour la plupart; seul Ben (Grégory Gadebois) est en solo, sa fraîche compagne ayant la «gastro». La soirée s’annonce sympathique, même si les plats cuisinés par leur convive, Vincent (Stéphane De Groodt), ne sont pas à proprement parler ragoûtants. Mais «c’est une surprise» – comme le dit Vincent, avec un air délicieusement benêt – et nous vous la laisserons donc aussi, chers futurs spectateurs.

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«Le grand bain» des belles blessures

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Sept types paumés et une femme brisée se reconstruisent grâce au rêve commun de participer aux mondiaux de natation synchronisée. Y parviendront-ils malgré leur mal de vivre? Ce condensé du synopsis annonce l’originalité du film de Gilles Lellouche. Le Grand Bain est une comédie dans laquelle la relation au corps joue un rôle important tout comme les blessures psychologiques. Elles donnent plus de force à l’humour. Nous aurions envie de parler d’ode à la difformité physique, d’éloge de la différence, d’apologie du singulier. Sans avoir peur de ces grands mots puisqu’ils soulignent précisément les particularités du film.

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