Archives par mot-clé : comique

«Seul face à l’abeille»: la série qui donne de la confiture à des bourdons

Prenez garde! Le comique le plus maladroit de sa génération revient nous offrir ses éternelles frasques dans une mini-série proposée par Netflix. Une œuvre d’environ une heure quarante, au découpage épisodique plutôt inutile tant cette histoire semble avoir été écrite pour être un film. Mais que vaut ce nouveau dérivé de Mr Bean que nous offrent Rowan Atkinson et Will Davies?

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Rire au cinéma: encore un acte contestataire?

DOSSIER IRONIE, Jordi Gabioud | «Il n’y a pas de film comique qui ne soit contestataire, on ne peut pas faire un film comique charmant.» Ce sont les mots prononcés par l’une des plus grandes figures comiques du cinéma, Jacques Tati, en 1979 lors de son entretien avec les «Cahiers du cinéma». Mais le cinéma comique semble aujourd’hui avoir basculé: pour être contestataire, il doit être charmant. Analyse.

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«Borat 2»: tout le monde adorera, à part les cons

Les mercredis du cinéma – Danilo Heyer

Borat 2, la suite de Borat (2006), est sorti le 23 octobre sur la plate-forme «Prime Video». Sacha Baron Cohen reprend les traits du journaliste Kazakh Borat Sagdiyev, pour un autre voyage en Amérique, mais troque cette fois-ci la compagnie de son acolyte obèse Azamat Bagatov pour celle de sa fille; de quoi proposer de nouvelles situations loufoques. Faut-il donc le voir? Assurément.

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Arts plastiques, cinéma… et philosophie

Article inédit – Jonas Follonier

La Fondation de l’Hermitage rouvre ses portes! Avec sa nouvelle exposition «Arts et cinéma», l’institution lausannoise met à l’honneur les liens évidents et non moins passionnants qui se tissent entre les arts plastiques d’un côté, et le cinéma de l’autre, des premiers films de la fin du XIXe siècle à la Nouvelle Vague. Un visiteur curieux et imaginatif remarquera également les relations que tissent ces disciplines avec d’autres domaines non exposés, mais implicitement convoqués, tels que la philosophie.

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«Arcadie»: quand libertinage et religion ne font qu’un

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Sans Arcady, nous serions morts à plus ou moins brève échéance, parce que l’angoisse excédait notre capacité à l’éprouver. Il nous a offert une miraculeuse alternative à la maladie, à la folie, au suicide. Il nous a mis à l’abri. Il nous a dit: ‘N’ayez pas peur.’»

Farah vit avec ses parents et sa grand-mère dans la communauté libertaire d’Arcadie, la Liberty House. Portant toutes les caractéristiques graves et comiques d’une secte, Arcadie est dirigée par son fondateur Arcady, un prophète de l’amour à l’appétit sexuel très large. Farah y passe une enfance plutôt heureuse. Elle jouit de la nature verte et immaculée qui entoure le domaine isolé. Mais voilà que l’adolescence surgit, avec son lot de questions. Et ses pulsions de révolte. 

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« Les vieux fourneaux »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Pierrot, Mimile et Antoine sont trois amis d’enfance désormais septuagénaires, dont les retrouvailles s’inscrivent dans le contexte de l’enterrement de Lucette, la femme d’Antoine. L’élément déclencheur du film : Antoine découvre une lettre qui lui révèle un secret du passé le mettant en rogne. Depuis son Tarn natal, il se met alors en route vers la Toscane. Ses deux acolytes, accompagnés de Sophie, la petite-fille d’Antoine enceinte de six mois, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… cinquante ans plus tard !

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« Bécassine ! », un humble spectacle d’émerveillement

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Vous pouvez m’appeler simplement Bécassine. »

Bécassine est une fille gentille. Bécassine est une fille simple, et même un peu simplette. Bécassine, on la connaît. C’est la bécasse de la bande dessinée, qui devient désormais un personnage de film, avec sa personnalité et ses aventures propres. Elle est bretonne ; elle rêve de Paris, de sa grandeur et de ses lumières. Au fond d’elle, elle veut en fait simplement se rendre utile, travailler et être heureuse.

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« Au revoir là-haut »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« – C’est une longue histoire compliquée.
– On a tout notre temps. »

Les visages masqués d’une sombre et épaisse poussière sont ceux des soldats dans les tranchées en 1918. La fatigue, la peur et la misère les replient dans leur uniforme bleu. Un seul regard contrastant est aussi assuré que satisfait, élevé par la fumée d’une cigarette : le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte). Sa fougue le pousse à envoyer des hommes au massacre.

Parmi eux, le jeune Edouard (Nahuel Pérez Biscayart), qui s’amuse à dessiner secrètement son supérieur de manière caricaturale, ainsi qu’un comptable plus âgé, Albert (Albert Dupontel), cachant les dessins de son camarade. En pleine attaque des Allemands, ce dernier se retrouve coincé sous la terre, affolée dans l’éclat d’une bombe, avec le cadavre d’un cheval. Son compagnon le sauve héroïquement, avant de n’être à son tour éjecté par une balle. Son visage est défiguré, en sang. La forme de sa bouche se découvre cruellement envahie par l’absence de mâchoire. Dès lors, les deux amis ne se quittent plus. Continuer la lecture de « Au revoir là-haut »