Archives par mot-clé : diana-alice ramsauer

Une histoire d’indépendance à la Sénégalaise

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Privilège de notre génération, charnière entre deux périodes historiques, l’une de domination, l’autre d’indépendance». La fiction Une si longue lettre, de Mariama Bâ – considéré comme l’un des premiers romans féministes africains – pourrait être résumée par cette citation. Ce court ouvrage raconte le deuil de la Sénégalaise Ramatoulaye dans les années septante: son combat contre l’oppression masculine dans la sphère privée dans un contexte mouvant de reconstruction postcoloniale. Une lecture qui ouvre les portes d’une culture et d’un passé, nécessaire pour toutes et tous les féministes occidentaux du XXIe siècle.

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Entre bagnoles et niôle, «Plume-Patte», le reflet d’une France périphérique

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Quand un bouquin démarre en pétaradant sur les paroles des «copains d’abord» de Brassens, le ton nous semble d’emblée craché à l’oreille: des phrases toutes faites – «tout est relatif» –, des morales à la con – «l’important c’est d’être bien entouré» – et des métaphores éculées – «ça sent pas la rose!» Hé bien pas du tout. Plume-Patte, c’est la peinture lumineuse d’une France périphérique des années soixante-septante, c’est la poésie d’une vie de garage, c’est le quotidien de celles et ceux qui «ne posent pas de conditions, pas plus qu’ils n’en revendiquent une».

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Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre

ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.

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«Martin Eden», contre les chimères de l’individualisme

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Bats-toi ou crève. C’est en suivant cette philosophie que Martin Eden, un ouvrier, galérien, marin et blanchisseur décide de s’instruire. Par amour aussi. Il veut s’élever socialement pour plaire à une dame: Ruth Morse, une petite bourgeoise qui se révèle petit à petit aussi inintéressante que l’ensemble des tristes personnages de son rang. L’histoire se passe il y a plus de cent ans aux Etats-Unis. La lutte des classes fait rage et l’auteur, Jack London, me crache au visage la laideur du monde au travers d’une brillante histoire d’amour.

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Les frontières d’une piscine pour raconter le territoire étranger du Liban

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Une piscine dans le désert, c’est le quotidien de trois personnages, pendant trois jours, lovés entre trois pays, et qui se débattent entre les frontières de l’étrange, de la maternité et de la propriété. C’est aussi un conte libanais absurde et poétique qu’il faut lire comme une contemplation d’un carrelage au fond d’une piscine où le tout a autant d’importance que chaque pièce de céramique, parfaite ou craquelée.

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Lire «1984» ou atteindre l’orgasme, déjà un acte de rébellion

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Big Brother is watching you». Une expression totalement entrée dans nos cultures occidentales. A tel point que le livre 1984 est utilisé aux quatre coins du monde comme symbole pour dénoncer tout et n’importe quoi. Mais commençons par le lire avant de le brandir. Car si la question de la surveillance est bien un sujet qui nous occupe également aujourd’hui, le message de George Orwell va évidemment plus loin. Désir bestial, dictature du «bienpenser» et uniformisation de l’opinion sont aussi au cœur du pamphlet.

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«Comme un empire dans un empire», un récit des réalités oubliées, à contretemps

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Un développement sans rebondissement, de longues considérations, un pamphlet sans espoir et un crayon affûté pour dire une réalité malheureusement déjà obsolète. C’est ce que l’on peut dire du cinquième roman d’Alice Zeniter Comme un empire dans un empire. Ce récit sur la lutte collective et le désarroi personnel, sur la politique institutionnelle et le combat clandestin, sur le Parti socialiste français, les Gilets jaunes et le cybermonde aura bien de l’intérêt d’ici une dizaine d’années. En attendant, il sonne tristement faux. A moins qu’il ne serve à nous rappeller brutalement qu’il y avait un monde avant la pandémie.

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«Poisson d’or» et chienne de vie

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Diana-Alice Ramsauer

L’histoire de Poisson d’or débute comme un conte. Elle n’a pourtant rien d’un récit féérique. Car la vie de Laïla, c’est le parcours d’une enfant arrachée à sa famille qui fuit sans arrêt; une soif de liberté pour se glisser hors des filets de la violence humaine et de l’oppression. Difficile de parler d’un chef-d’œuvre de la part du prix Nobel de littérature 2008 J.M.G. Le Clézio, mais l’ouvrage, empreint de réflexions postcoloniales, n’est pas dénué de subtilité.

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«Flammes sur #Lesbos», le livre que l’on aurait voulu aimer

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il y a des bouquins qui, sur le papier, auraient tout pour plaire. C’est le cas de Flammes sur #Lesbos. Le concept de narration «roman-reportage» est original, le thème de la migration en Grèce mérite d’être mis en lumière et les probabilités d’enrichissement après lecture promettent d’être hautes. Et pourtant… on s’ennuie de bout en bout. Du moins, cela a été mon cas. A garder: les brillantes prises de position des différents personnages et l’analyse pertinente de la situation sur l’île de Lesbos. Pour le surplus, je rangerai cet ouvrage dans la case  «excellent reportage», mais malheureusement pas dans «roman».

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Feux d’artifice: pourvu que le covid se prolonge

Article inédit – Diana-Alice Ramsauer

Et si, une fois pour toutes, on supprimait ces feux d’artifice du 1er août… La question n’est pas nouvelle, mais elle se pose d’autant plus aujourd’hui que les cordons des bourses communales risquent d’être serrés, inutile de préciser pourquoi. Alors posons-nous la question: pourquoi envoyons-nous encore chaque année des dizaines de milliers de francs en l’air?

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