Archives par mot-clé : Diana-Alice Ramsauer

Passer la Saint-Sylvestre avec «Le Gros Poète»

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

 «Raconte-moi quelque chose de beau», «raconte-moi une histoire, dit chaton.» C’est ce que l’une des figures du livre demande inlassablement au gros poète. Mais les récits ne sont jamais bien gais. Ils sont même parfois terribles. L’ouvrage du Suisse Matthias Zschokke, par son écriture, fait partie des livres qu’il vaudrait mieux écouter plutôt que lire, tant l’écriture (et la traduction d’Isabelle Rüf) est poétique. Je l’ai donc lu à voix haute. Je vous conseille d’en faire autant.

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Pablo l’auteur rencontre et raconte Pablo l’anarchiste

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

J’ai lu L’anarchiste qui s’appelait comme moi comme une sorte de livre d’histoire. Sauf que c’était bien plus palpitant. Au travers du personnage réel de Pablo Martìn Sànchez – du même nom donc que l’auteur – on (re-)vit l’une des expéditions révolutionnaires visant à renverser le dictateur espagnol Miguel Primo de Rivera. Un événement qui a bel et bien eu lieu. Mais ce qui est riche dans l’ouvrage, c’est surtout cette plongée dans le monde anarchiste parisien et international du début du XXe siècle. Une aventure de tripes, de cœur et d’idéaux.

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«Les élucubrations d’un homme» soudain frappé(es) sur papier

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Je n’ai pas lu le livre que je vais vous présenter dans cette chronique. Mais, je peux déjà vous dire que le texte est excellent. La pièce de théâtre dont il est la réplique rectangulaire l’est, dans tous les cas: le livre d’Edouard Baer, intitulé Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce, tiré de la pièce du même nom ne peut être qu’aussi réussi que son inspiration, jouée, elle, sur scène. Mon prochain objectif de la journée? Goutter mot par mot sur papier ce que j’ai vécu dans ce théâtre parisien. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une chronique littéraire un poil théâtrale. Que les puristes me pardonnent. Sur la scène du théâtre Antoine de Paris, Edouard Baer joue son propre rôle depuis le 16 septembre dernier. Il est acteur et s’apprête à jouer sa pièce: Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce. Récit.

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«Un rêve, deux rives», un récit franco-algérien tout en chair

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

C’est un ouvrage qui balance entre le «wow» et le «dommage». Vous n’êtes pas spécialistes de l’Algérie et vous voulez découvrir son histoire à travers Nadia, deuxième génération d’immigrée venue d’Afrique du nord? C’est un «wow», foncez. Vous êtes une personne curieuse de comprendre les enjeux sociaux actuels en Algérie – le Hirak par exemple – et en France – au hasard, la fracture sociale – à travers un autre regard? Vous risquez d’être frustrés, comme je l’ai été. Dommage.

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Devenir libre en Turquie, par amour pour Madame Vie

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il faudra deux femmes à Fazıl pour trouver son chemin vers la liberté. L’une d’elles a donné son nom au livre Madame Hayat. L’autre reste plus discrète, mais se révèle aussi plus engagée. Deux femmes pour raconter l’évolution et la prise de conscience de Fazıl dans une Turquie qui se ferme petit à petit sur elle-même. Accusé d’avoir participé au coup d’Etat échoué de 2016, l’auteur, Ahmet Altan, a écrit ce livre en prison. Ce qui donne au récit une saveur encore plus politique.

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Quand tout est dit dans le titre

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Journal de bord d’une jeune Iranienne hantée par une vieille folle moralisatrice est le prototype de l’ouvrage d’une auteure qui n’a pas su vraiment ce qu’elle voulait dire avec son bouquin. Rien n’est mauvais dans ce roman graphique. Mais rien n’est vraiment bon non plus. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand-chose tout court. Cette introduction ne vous donne pas envie de lire la suite de l’article? C’est regrettable: il y a quand même quelque chose à prendre dans ce premier ouvrage de Shaghayegh Moazzami.

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Abandonner des fragments de soi au passage

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Réussir à imbriquer un retour en enfance du côté du Valais et l’histoire douloureuse d’une aventure irlandaise: défi réussi pour la Montheysanne Abigail Seran dans son ouvrage D’ici et d’ailleurs. L’autrice a réussi à me plonger dans le quotidien simple d’une trentenaire carriériste qui re-cherche les codes sociaux perdus de son passé tout en découvrant l’histoire bouleversée de son oncle en fin de vie. D’ici et d’ailleurs, comme une preuve qu’on laisse toujours un petit bout de soi sur les terres que l’on foule.

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Le Jura, ou quand de petits mensonges ont fait naître un canton

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Le train du réel ne passe qu’une fois. Tout le reste il faut le confier à la littérature.» C’est sous ce mot d’ordre que Daniel de Roulet confie à sa fiction L’oiselier le soin d’offrir une autre version de la Question jurassienne des années septante. Celle que l’on connaît mal. Celle du conflit. Celle du secret d’Etat à la sauce helvétique. Celle qui ne fleure pas le compromis. Celle qui est violente. Celle qui se mêle aux luttes internationales. Une manière de mêler réalité historique et pure imagination qui m’a semblé toucher au génie dans un premier temps… jusqu’à ce qu’elle se mette à ressembler à un règlement de comptes entre l’auteur et l’autorité fédérale.

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Une histoire d’indépendance à la Sénégalaise

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Privilège de notre génération, charnière entre deux périodes historiques, l’une de domination, l’autre d’indépendance». La fiction Une si longue lettre, de Mariama Bâ – considéré comme l’un des premiers romans féministes africains – pourrait être résumée par cette citation. Ce court ouvrage raconte le deuil de la Sénégalaise Ramatoulaye dans les années septante: son combat contre l’oppression masculine dans la sphère privée dans un contexte mouvant de reconstruction postcoloniale. Une lecture qui ouvre les portes d’une culture et d’un passé, nécessaire pour toutes et tous les féministes occidentaux du XXIe siècle.

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Entre bagnoles et niôle, «Plume-Patte», le reflet d’une France périphérique

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Quand un bouquin démarre en pétaradant sur les paroles des «copains d’abord» de Brassens, le ton nous semble d’emblée craché à l’oreille: des phrases toutes faites – «tout est relatif» –, des morales à la con – «l’important c’est d’être bien entouré» – et des métaphores éculées – «ça sent pas la rose!» Hé bien pas du tout. Plume-Patte, c’est la peinture lumineuse d’une France périphérique des années soixante-septante, c’est la poésie d’une vie de garage, c’est le quotidien de celles et ceux qui «ne posent pas de conditions, pas plus qu’ils n’en revendiquent une».

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