Archives par mot-clé : diana-alice ramsauer

Lire «1984» ou atteindre l’orgasme, déjà un acte de rébellion

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Big Brother is watching you». Une expression totalement entrée dans nos cultures occidentales. A tel point que le livre 1984 est utilisé aux quatre coins du monde comme symbole pour dénoncer tout et n’importe quoi. Mais commençons par le lire avant de le brandir. Car si la question de la surveillance est bien un sujet qui nous occupe également aujourd’hui, le message de George Orwell va évidemment plus loin. Désir bestial, dictature du «bienpenser» et uniformisation de l’opinion sont aussi au cœur du pamphlet.

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«Comme un empire dans un empire», un récit des réalités oubliées, à contretemps

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Un développement sans rebondissement, de longues considérations, un pamphlet sans espoir et un crayon affûté pour dire une réalité malheureusement déjà obsolète. C’est ce que l’on peut dire du cinquième roman d’Alice Zeniter Comme un empire dans un empire. Ce récit sur la lutte collective et le désarroi personnel, sur la politique institutionnelle et le combat clandestin, sur le Parti socialiste français, les Gilets jaunes et le cybermonde aura bien de l’intérêt d’ici une dizaine d’années. En attendant, il sonne tristement faux. A moins qu’il ne serve à nous rappeller brutalement qu’il y avait un monde avant la pandémie.

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«Poisson d’or» et chienne de vie

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Diana-Alice Ramsauer

L’histoire de Poisson d’or débute comme un conte. Elle n’a pourtant rien d’un récit féérique. Car la vie de Laïla, c’est le parcours d’une enfant arrachée à sa famille qui fuit sans arrêt; une soif de liberté pour se glisser hors des filets de la violence humaine et de l’oppression. Difficile de parler d’un chef-d’œuvre de la part du prix Nobel de littérature 2008 J.M.G. Le Clézio, mais l’ouvrage, empreint de réflexions postcoloniales, n’est pas dénué de subtilité.

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«Flammes sur #Lesbos», le livre que l’on aurait voulu aimer

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il y a des bouquins qui, sur le papier, auraient tout pour plaire. C’est le cas de Flammes sur #Lesbos. Le concept de narration «roman-reportage» est original, le thème de la migration en Grèce mérite d’être mis en lumière et les probabilités d’enrichissement après lecture promettent d’être hautes. Et pourtant… on s’ennuie de bout en bout. Du moins, cela a été mon cas. A garder: les brillantes prises de position des différents personnages et l’analyse pertinente de la situation sur l’île de Lesbos. Pour le surplus, je rangerai cet ouvrage dans la case  «excellent reportage», mais malheureusement pas dans «roman».

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Feux d’artifice: pourvu que le covid se prolonge

Article inédit – Diana-Alice Ramsauer

Et si, une fois pour toutes, on supprimait ces feux d’artifice du 1er août… La question n’est pas nouvelle, mais elle se pose d’autant plus aujourd’hui que les cordons des bourses communales risquent d’être serrés, inutile de préciser pourquoi. Alors posons-nous la question: pourquoi envoyons-nous encore chaque année des dizaines de milliers de francs en l’air?

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Entrer à Kaboul sur des cerfs-volants

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Dans Les cerfs-volants de Kaboul, la vie et la tragédie d’Amir, un petit garçon issu d’une famille bourgeoise de Kaboul, représentent une éclairante allégorie de la guerre d’Afghanistan. Mais ne vous méprenez pas, il serait totalement exagéré d’appeler cela un livre politique. Nous avons bien affaire à un roman scénarisé avec soin et qui peut se lire – en témoigne son succès – sur une chaise longue. En somme, un agréable bouquin tout public. Son intérêt profond? Il pourrait bien réveiller chez les personnes qui le lisent quelques volets d’intérêts concernant une histoire géopolitique qui n’est pas terminée et dans laquelle l’Occident est toujours empêtré.

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«Au nom du père», de ses deux fils et de son esprit détraqué

Les mercredis du cinéma – Diana-Alice Ramsauer

Un article paru dans Bon pour la tête

Oui, la série Au nom du père regroupe tous les questionnements d’une frange de la population aisée, centrée sur son petit épanouissement personnel: rapport au père, problème de couples, spiritualité, gestion des émotions ou encore découverte d’une sexualité LGBTQIA*. Et pourtant, la force des émotions qui en ressort n’est pas anodine. Le jeu de l’acteur Lars Mikkelsen, primé aux Emmy Awards pour la meilleure interprétation masculine, n’est pas étranger à la puissance du récit.

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