Archives par mot-clé : diana-alice ramsauer

Devenir libre en Turquie, par amour pour Madame Vie

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il faudra deux femmes à Fazıl pour trouver son chemin vers la liberté. L’une d’elles a donné son nom au livre Madame Hayat. L’autre reste plus discrète, mais se révèle aussi plus engagée. Deux femmes pour raconter l’évolution et la prise de conscience de Fazıl dans une Turquie qui se ferme petit à petit sur elle-même. Accusé d’avoir participé au coup d’Etat échoué de 2016, l’auteur, Ahmet Altan, a écrit ce livre en prison. Ce qui donne au récit une saveur encore plus politique.

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Quand tout est dit dans le titre

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Journal de bord d’une jeune Iranienne hantée par une vieille folle moralisatrice est le prototype de l’ouvrage d’une auteure qui n’a pas su vraiment ce qu’elle voulait dire avec son bouquin. Rien n’est mauvais dans ce roman graphique. Mais rien n’est vraiment bon non plus. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand-chose tout court. Cette introduction ne vous donne pas envie de lire la suite de l’article? C’est regrettable: il y a quand même quelque chose à prendre dans ce premier ouvrage de Shaghayegh Moazzami.

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Abandonner des fragments de soi au passage

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Réussir à imbriquer un retour en enfance du côté du Valais et l’histoire douloureuse d’une aventure irlandaise: défi réussi pour la Montheysanne Abigail Seran dans son ouvrage D’ici et d’ailleurs. L’autrice a réussi à me plonger dans le quotidien simple d’une trentenaire carriériste qui re-cherche les codes sociaux perdus de son passé tout en découvrant l’histoire bouleversée de son oncle en fin de vie. D’ici et d’ailleurs, comme une preuve qu’on laisse toujours un petit bout de soi sur les terres que l’on foule.

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Le Jura, ou quand de petits mensonges ont fait naître un canton

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Le train du réel ne passe qu’une fois. Tout le reste il faut le confier à la littérature.» C’est sous ce mot d’ordre que Daniel de Roulet confie à sa fiction L’oiselier le soin d’offrir une autre version de la Question jurassienne des années septante. Celle que l’on connaît mal. Celle du conflit. Celle du secret d’Etat à la sauce helvétique. Celle qui ne fleure pas le compromis. Celle qui est violente. Celle qui se mêle aux luttes internationales. Une manière de mêler réalité historique et pure imagination qui m’a semblé toucher au génie dans un premier temps… jusqu’à ce qu’elle se mette à ressembler à un règlement de comptes entre l’auteur et l’autorité fédérale.

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Une histoire d’indépendance à la Sénégalaise

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Privilège de notre génération, charnière entre deux périodes historiques, l’une de domination, l’autre d’indépendance». La fiction Une si longue lettre, de Mariama Bâ – considéré comme l’un des premiers romans féministes africains – pourrait être résumée par cette citation. Ce court ouvrage raconte le deuil de la Sénégalaise Ramatoulaye dans les années septante: son combat contre l’oppression masculine dans la sphère privée dans un contexte mouvant de reconstruction postcoloniale. Une lecture qui ouvre les portes d’une culture et d’un passé, nécessaire pour toutes et tous les féministes occidentaux du XXIe siècle.

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Entre bagnoles et niôle, «Plume-Patte», le reflet d’une France périphérique

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Quand un bouquin démarre en pétaradant sur les paroles des «copains d’abord» de Brassens, le ton nous semble d’emblée craché à l’oreille: des phrases toutes faites – «tout est relatif» –, des morales à la con – «l’important c’est d’être bien entouré» – et des métaphores éculées – «ça sent pas la rose!» Hé bien pas du tout. Plume-Patte, c’est la peinture lumineuse d’une France périphérique des années soixante-septante, c’est la poésie d’une vie de garage, c’est le quotidien de celles et ceux qui «ne posent pas de conditions, pas plus qu’ils n’en revendiquent une».

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Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre

ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.

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«Martin Eden», contre les chimères de l’individualisme

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Bats-toi ou crève. C’est en suivant cette philosophie que Martin Eden, un ouvrier, galérien, marin et blanchisseur décide de s’instruire. Par amour aussi. Il veut s’élever socialement pour plaire à une dame: Ruth Morse, une petite bourgeoise qui se révèle petit à petit aussi inintéressante que l’ensemble des tristes personnages de son rang. L’histoire se passe il y a plus de cent ans aux Etats-Unis. La lutte des classes fait rage et l’auteur, Jack London, me crache au visage la laideur du monde au travers d’une brillante histoire d’amour.

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Les frontières d’une piscine pour raconter le territoire étranger du Liban

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Une piscine dans le désert, c’est le quotidien de trois personnages, pendant trois jours, lovés entre trois pays, et qui se débattent entre les frontières de l’étrange, de la maternité et de la propriété. C’est aussi un conte libanais absurde et poétique qu’il faut lire comme une contemplation d’un carrelage au fond d’une piscine où le tout a autant d’importance que chaque pièce de céramique, parfaite ou craquelée.

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Lire «1984» ou atteindre l’orgasme, déjà un acte de rébellion

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Big Brother is watching you». Une expression totalement entrée dans nos cultures occidentales. A tel point que le livre 1984 est utilisé aux quatre coins du monde comme symbole pour dénoncer tout et n’importe quoi. Mais commençons par le lire avant de le brandir. Car si la question de la surveillance est bien un sujet qui nous occupe également aujourd’hui, le message de George Orwell va évidemment plus loin. Désir bestial, dictature du «bienpenser» et uniformisation de l’opinion sont aussi au cœur du pamphlet.

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