Archives par mot-clé : éditions gallimard

Voyage au bout de la nuit noire de Pierre Soulages

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Dans Pierre, Christian Bobin nous livre une méditation distraite sur la peinture du maître de l’Outrenoir Pierre Soulages et sur le surgissement de toute présence sur terre. A lire absolument.

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Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

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La triste «Histoire d’enfant» de Peter Handke

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Peter Handke, lauréat du Prix Nobel de littérature 2019, a suscité de fortes réactions politiques et médiatiques lors de sa réception du prix suédois en raison de son positionnement au sujet du conflit yougoslave. C’est au sein de cette actualité que Le Regard Libre vous propose une première incursion en terres handkiennes avec Histoire d’enfant. Dans cet ouvrage, l’écrivain autrichien livre une forme de récit intime et touchant sur l’enfance, ainsi que sur la paternité. Il ne s’agit pas de son meilleur roman, mais d’une belle fable, attristante, que l’on lira pour son style souple et grandiloquent et non pour son contenu.

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Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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«Licorne»: #BeYourself #CommeToutLeMonde

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Maëla, 20 ans, est une étudiante en lettres médiocre. Sa vie est rythmée par les réseaux sociaux. Du Facebook de Lisa, la nouvelle petite amie de Kilian, aux chaines de célèbres youtubeuses en passant par le compte Instagram de son rappeur préféré Mowgli et de son ours Balloo – deux figures omniprésentes dans le livre –, Maëla est accro. Avec son Iphone 6, la jeune femme est persuadée de tenir entre ses mains la clef de la notoriété et d’un futur radieux, faits de strass et de paillettes. Elle s’évertue à mettre en scène aussi scrupuleusement que maladroitement sa vie, de son bol de céréales quotidien à sa nouvelle coupe de cheveux.

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«François, portrait d’un absent»: un prix Décembre d’amitié

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Ça arrive comme une vague.
Cette nuit-là, j’ai compris ce qu’était une voix blanche. La voix de Jérôme était blanche.
Maintenant, les souvenirs affluent. Ça arrive comme une vague.»

François est mort, emporté par une vague, avec sa fille Bahia. François faisait du cinéma et de la radio. François était un fou de l’existence. Il fumait, buvait; aimait la vie, le travail, la précision. Il était «beau et contradictoire». Dans un livre à la frontière entre l’essai, le témoignage, la poésie et le roman, Michaël Ferrier peint le récit d’une amitié. D’aventures en anecdotes, sourire aux lèvres et larme à l’œil, le portrait d’un absent fait irruption sur la page blanche pour offrir à celui qui n’est plus une présence dans la littérature.

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«Le Lambeau»: un Femina de douleur

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #1

Le Regard Libre N° 47 – Loris S. Musumeci

«La greffe du péroné était depuis plusieurs années pratiquée, d’abord sur les cancéreux de la mâchoire et de la bouche, principaux patients du service. On lui donnait aussi un autre nom et un autre soir, pour la première fois, j’ai entendu sortir de la bouche de Chloé le mot qui allait désormais, en grande partie, me caractériser: le lambeau. On allait me faire un lambeau.»

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