Archives par mot-clé : éditions grasset

Yann Moix: «Chaque fois qu’on a voulu ma peau, je m’en suis sorti»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est libre, Moix. Et surtout habité par la «vérité romanesque», celle qu’il expédie à la façon d’un génie avec des phrases aussi sensibles que dures et aussi tragiques que drôles. Qui d’autre qu’un maître de l’improvisation préméditée en est capable? Ancien chroniqueur de l’émission «On n’est pas couché» animée par Laurent Ruquier sur France 2 et ex-animateur de son émission «Chez Moix» sur Paris Première, Yann Moix est aussi un enfant de la télé, qui aime mettre sa verve orale au service de l’exploration intime et exigeante des humains, des livres, du monde. On m’avait averti: «Il est un peu exotique». Expérience confirmée avec cet entretien qui a bien failli ne pas se produire. L’écrivain, réalisateur et chroniqueur de télévision se livre pour Le Regard Libre sur ses «années horribles» autour de la vingtaine, la ville de Reims dans les années 80 ou encore l’antisémitisme dans lequel il s’est empêtré à cette époque. Et l’un des meilleurs auteurs français contemporains de nous détailler justement ce qu’il entend par «vérité romanesque», deux ans après avoir fait l’objet de polémiques liées à sa famille, famille qu’il ne qualifie désormais plus comme telle.

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Metin Arditi et la peinture des âmes

Article inédit – Jonas Follonier

Avec L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021), Metin Arditi déploie à nouveau sa grande habileté de romancier dans le sillage de ses thèmes fétiches. Contant le parcours d’un jeune adolescent juif de Galilée de la fin du XIe siècle qui devint l’un des grands iconographes de son époque, l’auteur suisse né à Ankara fait l’éloge poétique, mais incarné, de la beauté des peuples et des hommes.

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Viol et personnes de jadis: récit d’un malheureux «Soir de fête»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans un roman où se côtoient plusieurs niveaux, les journalistes français Mathieu Deslandes et Zineb Dryef racontent un secret de famille. L’ouvrage est en grande partie écrit à la première personne, puisqu’il est tiré de l’enquête réalisée par le premier sur les origines de son grand-père. Mise en dialogue avec des problématiques actuelles, l’investigation de Soir de fête traite du consentement, mais aussi de l’émoi que peut susciter un changement d’histoire familiale et de la délicatesse que demande une reconstitution historique.

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Un génie «dé-robé» par Loïc Prigent

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

A l’heure où les défilés de mode sont mis à mal par les mesures sanitaires, je vous propose d’y plonger votre imagination. Mettez-vous dans la peau d’un invité de marque au premier rang d’un catwalk mondain d’une grande maison de couture française ou milanaise. Découvrez-y l’élégance soyeuse d’une robe sur mesure ou d’un trois-pièce design, les saveurs des petits-fours d’un traiteur réputé ou encore la délicate caresse d’une gorgée bullée de champagne hors de prix. Mais surtout, tendez l’oreille aux babillements alentours, aux jacassements anoblis et aux piaillements m’as-tu-vu?. C’est ce goût-ci que le célèbre journaliste de mode français, Loïc Prigent, a décidé de nous servir sur toast caviar et rondelles d’œufs véganes acérés.

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«Tout est accompli»: à quand l’apocalypse?

Technologie, totalitarisme et liberté

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«King Kong théorie», merci Virginie

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Amélie Wauthier

Virginie Despentes publie King Kong Théorie en 2006. A l’époque, j’étudiais aux Beaux-Arts de Bruxelles et refusais catégoriquement de me considérer comme une «féministe». Ces harpies agressives et enragées dont les actions extrêmes et violentes font plus de mal à la cause des femmes qu’autre chose? Non merci! C’est marrant comme avec les années, les choses peuvent évoluer ou ne pas changer. C’est fascinant comme on peut, en dépit de tout, être pétrie de tellement de clichés et a priori que parfois toute une vie ne suffit pas à éradiquer. C’est effarant, encore aujourd’hui, de se dire que le combat n’est pas terminé et de loin pas gagné.

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«Nos rendez-vous» ont un goût d’inachevé

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Nos rendez-vous raconte une série d’entrevues survenues au mauvais moment. Sur une centaine de pages, Eliette Abécassis dresse les portraits de Vincent et d’Amélie. Deux Parisiens qui mènent leur vie chacun de leur côté et qui se manquent. Parce que l’un n’exclut pas l’autre et parce que l’amour s’amplifie par l’absence.

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Frédéric Beigbeder: «Regarder la réalité avec étonnement n’empêche pas d’être corrosif»

«L'humour militant est un contresens»

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«Au secours pardon»: on finira par pleurer ensemble

Vodka, fatalisme, pitié et masturbation

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«Le Consentement»: écrire est sans aucun doute un remède universel

Au moyen du récit, qui sert ici de remède, Vanessa Springora expose son adolescence navrante, anéantie par l’écrivain-ogre Gabriel Matzneff. Elle y dépeint les mécanismes de son emprise et sa pédophilie militante qui n’alarmaient guère le milieu littéraire de l’époque, pas plus que le voisin de palier.

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