Archives par mot-clé : éditions grasset

Michel Siggen: «La philosophie est bel et bien devenue folle»

Il fait partie de ces aristotéliciens réalistes investis dans leur recherche de la vérité. Ces professeurs engagés philosophiquement, qui n’entrent pas dans la mollesse ambiante de ceux qui se contentent de présenter une théorie donnée et sa théorie adverse, en laissant le soin aux étudiants de choisir laquelle est la plus juste. Face à l’intransigeance et à la rigueur de ces maîtres, les élèves ne peuvent que réfléchir à leur tour. Par rébellion et par admiration. Par imitation et par innovation. Michel Siggen fut mon professeur de philosophie au lycée et nous nous retrouvons aujourd’hui sur beaucoup de thématiques. Le semestre dernier, il a consacré son cours à La philosophie devenue folle, un ouvrage paru en 2018 aux Editions Grasset. Son auteur, Jean-François Braunstein, s’attaque aux théories actuellement à la mode sur le genre, l’animal et la mort.

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Une magnifique nuit se lève pour Elisabeth Quin

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

La présentatrice de télévision française Elisabeth Quin, également écrivain, a consacré son dernier ouvrage en date paru début 2019 à un enfer qu’elle-même traverse: celui de la perte de la vue. D’une extrême sensibilité, ce joyau livresque a surtout une grande vertu: celle de la vérité directe des sensations.

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Yann Moix, Mehdi Meklat: les similitudes

Article inédit – Antoine Menusier L’antisémitisme est combattu presque partout dans le monde. Particulièrement en France, où il est associé à la collaboration. Personne ne se dit antisémite. Même ceux qui tiennent des propos de cette nature. Il s’agit d’un tabou, en proportion de l’horreur que fut la destruction des juifs d’Europe, la Shoah. L’antisémite, … Continuer la lecture de Yann Moix, Mehdi Meklat: les similitudes

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«Carnaval noir» ou l’éternel retour du mal

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le dernier roman en date de Metin Arditi, Carnaval noir, est sorti en août 2018 aux Editions Grasset. Racontant sous fond d’histoire à suspense l’éternel retour de la déraison humaine, il peut être lu à tout moment en guise d’avertissement. Et il se pourrait bien que notre époque ne soit pas à l’abri de quelque carnaval infernal.

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Ginette Kolinka marque la Mémoire et les mémoires avec «Retour à Birkenau»

Les bouquins du mardi – Loris Musumeci

Petite dame toute gentille et drôle. L’esprit rieur et le sourire aux lèvres, elle se considère heureuse. Menant une vie normale, elle raconte dans Retour à Birkenau ce qu’a été pour elle la Shoah, comment elle a vécu sa déportation. Sans adopter une posture trop fière qui tendrait à la négligence, sans larmoyer sous sa plume, le récit est sobre et vrai.

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«Rompre»: Yann Moix est ridicule

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Ce sont les mots d’un homme désespéré. Ce sont les paroles d’un homme qui ne sait plus comment ne plus souffrir et tente de se suicider autrement qu’en mourant; ce sont les phrases d’un homme qui se suicide à l’aveu.»

Sous l’appellation de roman, Rompre se présente comme l’entretien journalistique d’un certain Gaspard Lenoir avec Yann Moix. L’auteur ne va pas bien. Il s’est fait quitter par sa copine Emmanuelle «il y a dix mois, le samedi 16 septembre 2017, aux alentours de 15 heures.» De question en question, Yann Moix raconte tout son malheur. Rompre parle de la rupture amoureuse, tragique et ridicule. 

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Rubem Fonseca, «Bufo et Spallanzani»

Les bouquins du mardi – Alexandre Wälti

La demande était pourtant simple: un roman dont on ne décroche pas et qui n’est pas un polar. Rien d’exceptionnel, c’est vrai. Il fallait juste éviter le schéma classique du meurtre, de l’enquête et de l’assassin. Ce n’est pas entré dans l’oreille d’un sourd puisque le libraire, à peine ces mots sont sortis de ma bouche, a immédiatement choisi le roman Bufo et Spallanzani. Sans dire trop de mots, juste ce qu’il faut, le contexte et deux-trois précisions au sujet de l’écriture piquante de Rubem Fonseca. J’étais convaincu.

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