Archives par mot-clé : éditions grasset

Viol et personnes de jadis: récit d’un malheureux «Soir de fête»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans un roman où se côtoient plusieurs niveaux, les journalistes français Mathieu Deslandes et Zyneb Dryef racontent un secret de famille. L’ouvrage est en grande partie écrit à la première personne, puisqu’il est tiré de l’enquête réalisée par le premier sur les origines de son grand-père. Mise en dialogue avec des problématiques actuelles, l’investigation de Soir de fête traite du consentement, mais aussi de l’émoi que peut susciter un changement d’histoire familiale et de la délicatesse que demande une reconstitution historique.

LIre la critique

Un génie «dé-robé» par Loïc Prigent

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

A l’heure où les défilés de mode sont mis à mal par les mesures sanitaires, je vous propose d’y plonger votre imagination. Mettez-vous dans la peau d’un invité de marque au premier rang d’un catwalk mondain d’une grande maison de couture française ou milanaise. Découvrez-y l’élégance soyeuse d’une robe sur mesure ou d’un trois-pièce design, les saveurs des petits-fours d’un traiteur réputé ou encore la délicate caresse d’une gorgée bullée de champagne hors de prix. Mais surtout, tendez l’oreille aux babillements alentours, aux jacassements anoblis et aux piaillements m’as-tu-vu?. C’est ce goût-ci que le célèbre journaliste de mode français, Loïc Prigent, a décidé de nous servir sur toast caviar et rondelles d’œufs véganes acérés.

Lire la chronique (en libre accès)

«Tout est accompli»: à quand l’apocalypse?

Technologie, totalitarisme et liberté

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«King Kong théorie», merci Virginie

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Amélie Wauthier

Virginie Despentes publie King Kong Théorie en 2006. A l’époque, j’étudiais aux Beaux-Arts de Bruxelles et refusais catégoriquement de me considérer comme une «féministe». Ces harpies agressives et enragées dont les actions extrêmes et violentes font plus de mal à la cause des femmes qu’autre chose? Non merci! C’est marrant comme avec les années, les choses peuvent évoluer ou ne pas changer. C’est fascinant comme on peut, en dépit de tout, être pétrie de tellement de clichés et a priori que parfois toute une vie ne suffit pas à éradiquer. C’est effarant, encore aujourd’hui, de se dire que le combat n’est pas terminé et de loin pas gagné.

Lire la critique

«Nos rendez-vous» ont un goût d’inachevé

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Nos rendez-vous raconte une série d’entrevues survenues au mauvais moment. Sur une centaine de pages, Eliette Abécassis dresse les portraits de Vincent et d’Amélie. Deux Parisiens qui mènent leur vie chacun de leur côté et qui se manquent. Parce que l’un n’exclut pas l’autre et parce que l’amour s’amplifie par l’absence.

Lire la critique

Frédéric Beigbeder: «Regarder la réalité avec étonnement n’empêche pas d’être corrosif»

«L'humour militant est un contresens»

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«Au secours pardon»: on finira par pleurer ensemble

Vodka, fatalisme, pitié et masturbation

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«Le Consentement»: écrire est sans aucun doute un remède universel

Au moyen du récit, qui sert ici de remède, Vanessa Springora expose son adolescence navrante, anéantie par l’écrivain-ogre Gabriel Matzneff. Elle y dépeint les mécanismes de son emprise et sa pédophilie militante qui n’alarmaient guère le milieu littéraire de l’époque, pas plus que le voisin de palier.

Lire la critique

Michel Siggen: «La philosophie est bel et bien devenue folle»

Il fait partie de ces aristotéliciens réalistes investis dans leur recherche de la vérité. Ces professeurs engagés philosophiquement, qui n’entrent pas dans la mollesse ambiante de ceux qui se contentent de présenter une théorie donnée et sa théorie adverse, en laissant le soin aux étudiants de choisir laquelle est la plus juste. Face à l’intransigeance et à la rigueur de ces maîtres, les élèves ne peuvent que réfléchir à leur tour. Par rébellion et par admiration. Par imitation et par innovation. Michel Siggen fut mon professeur de philosophie au lycée et nous nous retrouvons aujourd’hui sur beaucoup de thématiques. Le semestre dernier, il a consacré son cours à "La philosophie devenue folle", un ouvrage paru en 2018 aux Editions Grasset. Son auteur, Jean-François Braunstein, s’attaque aux théories actuellement à la mode sur le genre, l’animal et la mort.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Une magnifique nuit se lève pour Elisabeth Quin

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

La présentatrice de télévision française Elisabeth Quin, également écrivain, a consacré son dernier ouvrage en date paru début 2019 à un enfer qu’elle-même traverse: celui de la perte de la vue. D’une extrême sensibilité, ce joyau livresque a surtout une grande vertu: celle de la vérité directe des sensations.

Lire la chronique