Archives par mot-clé : éditions stock

«La tentation» deviendra un western tragique et social

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Les romans auxquels le prix Médicis est attribué ne sont pas réputés pour leur facilité d’accès. Mais pour leur qualité, leur originalité, leur travail sur la langue, leur recherche littéraire. Ce fut le cas il y a deux ans pour Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel, un chef-d’œuvre à mon regard. Ce fut également le cas il y a un an pour le récit autobiographique du grand Pierre Guyotat Idiotie, qui m’a laissé perplexe sans me laisser remettre en question sa richesse. Ce fut le cas en novembre dernier pour La tentation de Luc Lang. Un roman de lutte. Un écrit sanguin. Une fin sanguinolente.

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«Le Mars Club»: un Médicis étranger en prison

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #3

Le Regard Libre N° 49 – Loris S. Musumeci

«C’est dans le silence de la cellule qu’on est taraudé par la seule et vraie question. La seule à laquelle il est impossible de répondre. Le pourquoi et le comment. Non pas le comment au sens pratique du terme, l’autre. Le comment as-tu pu faire une chose pareille. Le comment as-tu pu.»

Le Mars Club: voilà le genre de roman qui est fait pour plaire aux médias et à la critique. Sa protagoniste principale, Romy Hall, est une femme qui travaille comme strip-teaseuse au Mars Club. Elle est traquée par un ancien du Vietnam, Kurt Kennedy, qui ne fait plus la différence entre le club miteux où il a été client et la vie privée de la jeune femme, objet de tous ses phantasmes et du peu d’amour qu’il lui reste dans le cœur. Lasse et apeurée, elle finit par tuer ce bon vieux Kurt.

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Un beau gosse écrivain «De la race des seigneurs»

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«N’oublie jamais que tu es un Delval, mon fils. Tu es de la race des seigneurs.» 

Alex Delval, fils d’Alexandre Delval, cherche sa place. Et ce n’est pas chose facile. Le jeune garçon voudrait se lancer dans le cinéma pour la bienveillance et l’amour qu’offrent un plateau de tournage sous les projecteurs et le regard de la caméra. Mais la place semble déjà prise, pour l’éternité. Un seigneur du cinéma y siège: Alexandre Delval. Alors le fils est perdu. Ce qui le pousse à commettre quelques – grosses – conneries. Drogue, violence et l’art de toujours tout gâcher, en tout. Un soir, Alex rencontre un psy. La discussion entre les deux s’entame, pour aller puiser dans le fond des souffrances de l’un comme de l’autre. 

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«Gaspard de la nuit»: le prix Femina essai au coeur du handicap

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #1

Le Regard Libre N° 47 – Loris S. Musumeci

«La nuit de Gaspard évoque un soi qui n’a pas accédé à la condition de sujet, à la possibilité ordinaire et prodigieuse de dire je. Elle est une énigme supplémentaire, inattendue, impénétrable.»

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