Archives par mot-clé : éditions zoé

La vie de Chevrolet racontée avec talent par un Romand

Article inédit – Jonas Follonier

C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Editions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. Le Suisse de naissance qui grandit en Bourgogne, devint mécano en France et s’imposa comme l’un des meilleurs pilotes de course dans les Etats-Unis des années 20, y perdit beaucoup de plumes, jusqu’à l’utilisation de son nom. Mais il laissa aussi à la postérité de quoi écrire sur ses moteurs et sa hauteur.

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L’orgie littéraire de Max Lobe

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Orgie de mots, allusions sexuelles à tout-va et carnaval de sons, de couleurs et de formes: il faut s’accrocher à la lecture du nouveau roman de Max Lobe. La Promesse de Sa Phall’Excellence, qui vient de paraître aux Editions Zoé, est un carnaval infernal. Mais derrière ce charivari, une dénonciation tonitruante du totalitarisme s’allie à une jouissance de la langue et des corps. Une fois n’est pas coutume, je propose de vous faire découvrir ce monde en compagnie de Max Lobe lui-même.

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Bernard Campiche: «Je ne suis pas éditeur pour la gloire: je ne suis bon qu’à ça!»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Il a lancé sa maison d’édition en 1986. Depuis cette date, trente-quatre ans se sont écoulés. Au sein du milieu éditorial, Bernard Campiche fait figure d’exception. Editeur solitaire, son amour du texte se matérialise par un travail d’édition extrêmement minutieux. Au cours de son parcours, il a publié des grands auteurs romands tels qu’Anne Cuneo, Alexandre Voisard, Jean-Pierre Monnier, Anne-Lise Grobéty ou Jacques Chessex – pour ne citer qu’eux. Rencontre avec l’un des éditeurs romands les plus méticuleux à Orbe, en septembre, avant son déménagement à Sainte-Croix.

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En quête de «Vladivostok Circus» et d’Elisa Shua Dusapin

ENTRETIEN LONG FORMAT, LORIS S. MUSUMECI | Après les succès de librairie «Hiver à Sokcho» (2016) et «Les Billes du Pachinko» (2018), Elisa Shua Dusapin a accouché d’un troisième roman en août dernier: «Vladivostok Circus» (2020), qui raconte l’histoire de Nathalie, une costumière qui se rend pour un mandat dans un cirque à Vladivostok, en Russie. Elle doit créer les tenues pour un trio d’artistes pratiquant la barre russe. Mais entre barrière de la langue, timidité et carrément malaise, Nathalie peine à se forger une place dans le groupe. Un groupe qui représenterait la société, dans la complexité des relations humaines? Rencontre avec l’auteure pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même.

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De l’intime à l’état pur

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Passer un bon moment, un calvaire, ou penser simplement qu’on a soudain le sentiment de vivre vraiment sa vie. Regarder la couleur changeante du ciel, du soleil qui, un après-midi, inonde Damas. Faire une séance de signatures à Vevey, en compagnie de Chappaz, Corinna Bille, Georges Borgeaud. Charger deux vaches et trois veaux pour la boucherie et serrer la main ferme du boucher. Promettre, promettre désespérément des articles à des journaux. Chier sous un olivier, dans le sud du Péloponnèse. Mesurer le temps en mettant des bûches dans le feu. Rentrer la tête dans les épaules et sentir la pluie couler sur son front. Autrement dit, passer et ne faire que passer sur cette Terre en grattant sur le papier d’un journal la trame de nos allers-retours, la narration de nos errances, le segment de nos trajectoires, le récit de nos attirances secrètes et celui de nos dégoûts, voilà ce que propose ce numéro spécial de la revue Les Moments littéraires, qui met en avant les moments de vie de diaristes suisses sur plus de trois siècles, d’Henri-Frédéric Amiel à Douna Loup.

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Laure Mi Hyun Croset: «Je suis une styliste»

«Je pense que les écrivains font feu de tout bois»

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«Antonia», une Madame Bovary dans la Palerme des années soixante

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Bref mais efficace. Et l’efficacité n’est pas que le fruit d’un gain ou d’un profit. Il n’est pas même question d’instruction ou de culture. Gabriella Zalapì offre une expérience. En nonante-neuf pages, elle nous glisse dans la peau d’Antonia, jeune bourgeoise rédigeant son journal intime du 21 février 1965 au 3 novembre 1966. Jeune bourgeoise, mais pas que. Si Antonia vient en effet de la bourgeoisie, ses aspirations dépassent le cadre de son rang social. Elle doit sortir du cadre. Parce qu’elle y étouffe. 

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«Les Billes du Pachinko» – Un voyage intérieur

Les lettres romandes du mardi – Nicolas Jutzet

Le Regard Libre et ses lecteurs ont découvert Elisa Shua Dusapin grâce à son premier livre Hiver à Sokcho. Une rencontre relatée dans notre vingt-neuvième édition (juillet 2017). Entre temps, le livre s’est transformé en véritable succès, faisant de son auteur une promesse désormais attendue au tournant. Dernièrement, Elisa Shua Dusapin fut même l’invitée de l’Elysée, conviée au palais de l’Elysée par le président français Emmanuel Macron en présence de son homologue sud-coréen, Moon Jae-In. Que de chemin parcouru!

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« Diable d’acteur et Dieu en bouteille » : le conte d’une soirée avinée

Les lettres romandes du mardi – Alexandre Wälti

Le neuchâtelois Roger Favre a écrit son Diable d’acteur et Dieu en bouteille comme un conte dont le lecteur boit autant les paroles qu’il respire les effluves d’alcool des deux personnages. Il pourrait se croire dans un soir de weekend interminable. Une histoire dont le point de départ est d’une simplicité ahurissante : une conversation de bistrot. Un voyage littéraire nourrit par l’Histoire avec le rire sarcastique au coin des lèvres en bonus.

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« Notre-Dame des égarées », jusqu’au silence éternel

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

« Hélène surtout, Provençale dont les parents s’étaient établis ici, ville qui était alors française, a proclamé : « Je suis du Rhône, vaille que vaille ! » Quant à Karel, issu de Prague, il est désigné à jamais comme « homme du Rhin » par la piquante demoiselle. »

Elle est du Rhône, il est du Rhin. Ils se rencontrent dans le Colmar occupé de la fin du XIXsiècle. Les deux travaillent dans le pensionnat « très sélect » pour filles. Elle enseigne le latin et le français ; lui la musique. Leurs regards se croisent. Le sentiment amoureux n’est pas direct, mais finit par s’imposer comme une évidence. L’amour advient, meut les corps, et les unit au soir de la Saint-Sylvestre. Le résultat : « Stella vient de naître en ce 10 octobre 1894 ».

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