Archives par mot-clé : éditions zoé

Passer la Saint-Sylvestre avec «Le Gros Poète»

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

 «Raconte-moi quelque chose de beau», «raconte-moi une histoire, dit chaton.» C’est ce que l’une des figures du livre demande inlassablement au gros poète. Mais les récits ne sont jamais bien gais. Ils sont même parfois terribles. L’ouvrage du Suisse Matthias Zschokke, par son écriture, fait partie des livres qu’il vaudrait mieux écouter plutôt que lire, tant l’écriture (et la traduction d’Isabelle Rüf) est poétique. Je l’ai donc lu à voix haute. Je vous conseille d’en faire autant.

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La vie de Chevrolet racontée avec talent par un Romand

Article inédit – Jonas Follonier

C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Editions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. Le Suisse de naissance qui grandit en Bourgogne, devint mécano en France et s’imposa comme l’un des meilleurs pilotes de course dans les Etats-Unis des années 20, y perdit beaucoup de plumes, jusqu’à l’utilisation de son nom. Mais il laissa aussi à la postérité de quoi écrire sur ses moteurs et sa hauteur.

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«Ramuz a quelque chose à nous dire de notre temps et de notre condition»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.

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L’orgie littéraire de Max Lobe

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Orgie de mots, allusions sexuelles à tout-va et carnaval de sons, de couleurs et de formes: il faut s’accrocher à la lecture du nouveau roman de Max Lobe. La Promesse de Sa Phall’Excellence, qui vient de paraître aux Editions Zoé, est un carnaval infernal. Mais derrière ce charivari, une dénonciation tonitruante du totalitarisme s’allie à une jouissance de la langue et des corps. Une fois n’est pas coutume, je propose de vous faire découvrir ce monde en compagnie de Max Lobe lui-même.

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Bernard Campiche: «Je ne suis pas éditeur pour la gloire: je ne suis bon qu’à ça!»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Il a lancé sa maison d’édition en 1986. Depuis cette date, trente-quatre ans se sont écoulés. Au sein du milieu éditorial, Bernard Campiche fait figure d’exception. Editeur solitaire, son amour du texte se matérialise par un travail d’édition extrêmement minutieux. Au cours de son parcours, il a publié des grands auteurs romands tels qu’Anne Cuneo, Alexandre Voisard, Jean-Pierre Monnier, Anne-Lise Grobéty ou Jacques Chessex – pour ne citer qu’eux. Rencontre avec l’un des éditeurs romands les plus méticuleux à Orbe, en septembre, avant son déménagement à Sainte-Croix.

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En quête de «Vladivostok Circus» et d’Elisa Shua Dusapin

ENTRETIEN LONG FORMAT, LORIS S. MUSUMECI | Après les succès de librairie «Hiver à Sokcho» (2016) et «Les Billes du Pachinko» (2018), Elisa Shua Dusapin a accouché d’un troisième roman en août dernier: «Vladivostok Circus» (2020), qui raconte l’histoire de Nathalie, une costumière qui se rend pour un mandat dans un cirque à Vladivostok, en Russie. Elle doit créer les tenues pour un trio d’artistes pratiquant la barre russe. Mais entre barrière de la langue, timidité et carrément malaise, Nathalie peine à se forger une place dans le groupe. Un groupe qui représenterait la société, dans la complexité des relations humaines? Rencontre avec l’auteure pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même.

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De l’intime à l’état pur

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Passer un bon moment, un calvaire, ou penser simplement qu’on a soudain le sentiment de vivre vraiment sa vie. Regarder la couleur changeante du ciel, du soleil qui, un après-midi, inonde Damas. Faire une séance de signatures à Vevey, en compagnie de Chappaz, Corinna Bille, Georges Borgeaud. Charger deux vaches et trois veaux pour la boucherie et serrer la main ferme du boucher. Promettre, promettre désespérément des articles à des journaux. Chier sous un olivier, dans le sud du Péloponnèse. Mesurer le temps en mettant des bûches dans le feu. Rentrer la tête dans les épaules et sentir la pluie couler sur son front. Autrement dit, passer et ne faire que passer sur cette Terre en grattant sur le papier d’un journal la trame de nos allers-retours, la narration de nos errances, le segment de nos trajectoires, le récit de nos attirances secrètes et celui de nos dégoûts, voilà ce que propose ce numéro spécial de la revue Les Moments littéraires, qui met en avant les moments de vie de diaristes suisses sur plus de trois siècles, d’Henri-Frédéric Amiel à Douna Loup.

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Laure Mi Hyun Croset: «Je suis une styliste»

«Je pense que les écrivains font feu de tout bois»

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«Antonia», une Madame Bovary dans la Palerme des années soixante

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Bref mais efficace. Et l’efficacité n’est pas que le fruit d’un gain ou d’un profit. Il n’est pas même question d’instruction ou de culture. Gabriella Zalapì offre une expérience. En nonante-neuf pages, elle nous glisse dans la peau d’Antonia, jeune bourgeoise rédigeant son journal intime du 21 février 1965 au 3 novembre 1966. Jeune bourgeoise, mais pas que. Si Antonia vient en effet de la bourgeoisie, ses aspirations dépassent le cadre de son rang social. Elle doit sortir du cadre. Parce qu’elle y étouffe. 

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«Les Billes du Pachinko» – Un voyage intérieur

Les lettres romandes du mardi – Nicolas Jutzet

Le Regard Libre et ses lecteurs ont découvert Elisa Shua Dusapin grâce à son premier livre Hiver à Sokcho. Une rencontre relatée dans notre vingt-neuvième édition (juillet 2017). Entre temps, le livre s’est transformé en véritable succès, faisant de son auteur une promesse désormais attendue au tournant. Dernièrement, Elisa Shua Dusapin fut même l’invitée de l’Elysée, conviée au palais de l’Elysée par le président français Emmanuel Macron en présence de son homologue sud-coréen, Moon Jae-In. Que de chemin parcouru!

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