Archives par mot-clé : fantastique

«Les animaux fantastiques 2» ou comment se faire de l’argent

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz et Jonas Follonier

Il s’agit du deuxième volet de la nouvelle saga Les animaux fantastiques, se situant dans le même univers de fiction que la série de films Harry Potter. Autant dire qu’on en avait entendu parler et parler, de ce film-événement au budget tout aussi historique. Et autant dire que les fans du sorcier, adolescents à l’âge plutôt avancé et adultes relativement jeunes, étaient au rendez-vous. J. K. Rowling, auteur du best-seller ayant donné lieu à cette icône du merveilleux, signe le scénario de cette nouvelle série de films. Si le premier volet, sorti il y a deux ans, nous avait convaincus, ce deuxième épisode n’aura pas réussi à susciter notre enthousiasme. Loin de là.

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NIFFF 2018 : un millésime varié

Le Regard Libre N° 41 – Thierry Fivaz

Pour sa dix-huitième édition, le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) a mis les petits plats dans les grands. Pour son passage à l’âge adulte, le festival s’est offert la venue d’un David Cronenberg flamboyant pour présider son jury international et s’est également fait plaisir en installant son splendide Open Air à la place des Halles de Neuchâtel, renforçant encore davantage son lien à la cité. Mais la maturité du NIFFF irradie également à travers sa programmation riche et éclectique : cent quatre longs-métrages et soixante courts-métrages diffusés en neuf jours.

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« Tigers are not afraid » : flingues et tigre en peluche

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz

Pour son troisième long-métrage, la réalisatrice mexicaine Issa Lopez nous conte l’épopée d’un groupe d’enfants perdus qui, de toit en toit, tente de s’extraire d’un monde qui n’est pas fait pour eux.

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« Unicórnio », un film unique

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

« Es-tu triste ?
– Non, je suis seule. »

En 1818, quelque deux mille Suisses dont huit cents Fribourgeois ont traversé l’Océan pour aller fonder Nova Friburgo, une ville importante actuellement dans l’Etat de Rio de Janeiro. Deux cents ans plus tard, le Festival International de Films de Fribourg (FIFF) a décidé de mettre notamment le Brésil dans ses pays d’honneur. Ce pays recèle un cinéma important, et le premier film que nous avons vu pour notre couverture du festival est l’un d’entre eux : Unicórnio. Continuer la lecture de « Unicórnio », un film unique

« La Forme de l’Eau » : les rêveries des invisibles

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« Incapable de percevoir ta forme, je te trouve tout autour de moi. Ta présence emplit mes yeux d’amour et rend humble mon cœur, car tu es partout. »

Le quotidien d’Elisa (Sally Hawkins) transpire d’une routine millimétrée et d’une solitude brisée par les paroles de ses deux amis – son voisin de palier Giles (Richard Jenkins) et sa collègue, Zelda (Octavia Spencer), qu’elle retrouve chaque jour en retard au laboratoire gouvernemental de Baltimore où elles récurent toute la journée.

Mais la monotonie dont semble s’accommoder Elisa, silencieuse à cause de son mutisme, éclate à l’arrivée du nouvel « atout » américain (Doug Jones), suivi de près par son geôlier Richard Strickland (Michael Shannon) et le Dr. Robert Hostettler (Michael Stuhlbarg). Enchaîné dans une piscine salée loin de son Amérique Latine natale, torturé par l’indifférence et la peur de l’altérité subie par Strickland, l’atout et l’aphone se lient sans mots.

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« Valerian et la Cité des mille planètes »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

« Faites la paix avec votre passé ou vous n’aurez pas d’avenir. »

Alpha, une station cosmopolite. Au fil des siècles, tous les peuples terrestres puis extraterrestres s’y sont posés. Son organisation onusienne présente administrations et ministères d’une grandeur pour le moins spatiale. Parmi ses fonctionnaires les plus vaillants, elle compte les jeunes agents Valerian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne). Après une opération rocambolesque au « Big market » à cheval entre diverses dimensions, les deux se voient confier une nouvelle mission : protéger le Commandeur Filitt, chef des armées.

Une menace s’est en effet incrustée dans la station. Une espèce de peuple inconnue y occupe une zone dont aucune force de l’ordre n’est parvenue à sortir. Mystère absolu jusqu’au moment où ces êtres aux allures d’avatars cameroniens surgissent en plein conseil de sécurité, paralysent tous les gardes et enlèvent le Commandeur. Valerian doit le sauver coûte que coûte. En outre, il est certain d’avoir déjà connu ces étrangers en songe. De là commence pour le héros une aventure vers les profondeurs du risque et de son âme. Laureline, non moins son amoureuse que sa collaboratrice, le suit.

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« Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il fallait oser. Marier en un film le cinéma d’épouvante fantastique et le drame romantique. Tel a été le défi de Mathieu Turi avec son premier long-métrage. Ce jeune cinéaste français se lance dans une carrière prometteuse : le film qu’il a présenté hier soir au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) succède à une expérience cinématographique remarquable. Fort de deux courts métrages qui ont marqué les mémoires, Mathieu Turi a travaillé comme assistant réalisateur auprès de géants tels que Clint Eastwood, Quentin Tarantino ou encore Woody Allen.

Hostile, c’est l’histoire d’une femme écorchée par les épreuves de la vie, qui se retrouve enfermée dans son véhicule suite à un accident. Une situation catastrophique, d’autant plus que l’humanité se trouve à un stade de reconstruction post-apocalyptique et que des créatures inquiétantes rodent la nuit pour déchiqueter toute présence humaine. Le huis clos que nous propose Mathieu Turi est un film d’horreur habilement ficelé. Surtout, il est composé d’une autre dimension fondamentale : une série de « flash-back » romantiques. Continuer la lecture de « Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres