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Dialogue avec Kenza Meyer, la benjamine des candidats du Frexit

Entretien inédit – Nicolas Locatelli

Le 26 mai 2019, les Français seront appelés aux urnes pour les élections européennes. L’Union Européenne, ou «L’Etat maastrichtien» comme l’appelle le philosophe Michel Onfray, s’est imposée comme une évidence, une entité supranationale qui semble aller de soi, une sorte d’horizon indépassable des événements pour les Européens. Pourtant, le colosse vacille sur son socle composé des peuples sur lequel il se tient.

L’UE fait toujours rêver, mais même ses partisans admettent que les promesses et espoirs européens des années nonante n’ont pas porté leurs fruits. Marginaux et considérés comme des réactionnaires acariâtres il y a encore peu, les partisans d’une Europe sans Union suscitent l’intérêt des 18-30 ans. Nous rencontrons une Française, Kenza Meyer, étudiante en médecine et majeure depuis peu, qui a rejoint l’Union Populaire Républicaine (UPR). Ce parti politique français fondé et présidé par François Asselineau, que Le Regard Libre a interrogé l’été passé, milite, entre autres mais surtout, pour la sortie de l’euro, de l’Union Européenne et de l’OTAN. Ce parti difficilement classable sur l’axe gauche-droite et qui a été classé dans «divers» par le Conseil Constitutionnel ne manque pas de susciter la controverse… mais surtout, depuis quelque temps, il attire des jeunes, chose rare en politique.

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François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

Le Regard Libre N° 43 – Jonas Follonier

François Asselineau fut candidat à l’élection présidentielle française de 2017. Classé parmi les «petits candidats», il était le seul à proposer une sortie de la France de l’Union européenne. Jugé complotiste par certains, lucide par d’autres, l’homme est dans tous les cas très intéressant. Rencontre avec le président de l’Union populaire républicaine.

Jonas Follonier: Le lancement immédiat d’une procédure de sortie de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN se trouve au cœur de la ligne politique de votre parti, n’est-ce pas?

François Asselineau: J’ai créé l’UPR le 25 mars 2007, le jour même du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Lorsque nous avons déposé les statuts à la préfecture de police de Paris, la nécessité d’une sortie de l’Union européenne était inscrite dans l’objet même du parti politique. Ce n’est donc pas quelque chose de conjoncturel. En ce moment, un certain nombre de personnes sur la scène politique française et européenne commencent à se poser des questions sur l’UE. Tant mieux, mais personne ne peut nier que j’ai eu la primeur de cette affaire, puisque cela fait depuis onze ans et demi que c’est ma proposition. Ce qui fait aussi la caractéristique de notre parti, c’est qu’il n’y a aucune ambiguïté sur notre objectif: il s’agit de sortir de l’Union européenne de façon juridique par l’article 50. Celui-ci impose une négociation qui doit durer deux ans au maximum.

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