Archives par mot-clé : frenetic films

Retrouver l’amour avec «Mon inconnue»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Olivia et Raphaël – avec le tréma sur le «e»! – tombent amoureux en dix minutes. Et c’est parti pour dix ans. Comme quoi le coup de foudre existe, comme quoi il peut s’éteindre aussi. Durant leurs années de vie commune, les deux tourtereaux ont évolué professionnellement chacun selon ses rêves. Olivia est devenue pianiste, pas forcément avec le succès qu’elle méritait, mais elle ne s’en plaint pas: elle est heureuse. Raphaël, quant à lui, a tout fait péter. De l’adolescent qui griffonnait des histoires dans son petit carnet, il est devenu un immense écrivain à succès. Au point de commencer à occulter sa femme, parce qu’il est fatigué, entre les passages à la télévision et les rencontres avec ses admirateurs. Elle en a marre, elle se sent seule. Il s’en fout.

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«Une intime conviction»: le mensonge peut-il être au service de la vérité?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Madame, il y a des moments de vérité dans la vie.» 

Suzanne Viguier a disparu le 27 février 2000. Premier soupçon: Jacques Viguier, son mari. Le couple était en phase de séparation. Ce qui pousse l’amant de Suzanne, Olivier Durandet, à accuser Jacques. Après un premier emprisonnement de neuf mois, le mari soupçonné est relâché. Neuf ans plus tard, l’heure est au procès. C’est sur cette période-là que le film se concentre. Loin d’être un simple procès-verbal de l’affaire, Une intime conviction met en scène une star du barreau, Eric Dupont-Moretti, qui avait repris le cas, une femme obstinée, une famille déchirée, des témoignages douteux. Un procès kafkaïen, dans les affres de la justice. 

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« Eldorado », de Giovanna aux migrants d’aujourd’hui

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Je comptais les membres de la famille, avec toi, Giovanna. »

Le genre du documentaire n’est pas forcément facile à apprécier. Surtout face au grand public, sur le grand écran. Les passionnés en la matière diront que le film les a instruits davantage sur un sujet qui les intéressait déjà auparavant. L’élite seule se pavanera, recommandant tel ou tel documentaire rien que pour sa sublime photographie, disent-ils, ou pour la réflexion philosophique sous-jacente. Le réalisateur d’Eldorado, Markus Imhoof, pensait justement cela à l’époque, lorsqu’il étudiait le cinéma.

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