Archives par mot-clé : gallimard

«La pluie avant qu’elle tombe»: le déterminisme selon Jonathan Coe

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Lauriane Pipoz

Une vieille tante mystérieusement décédée dans un manoir lugubre, des cassettes entassées… La pluie avant qu’elle tombe commence auréolé de mystère. Le titre énigmatique de ce roman avait attiré mon regard il y a plus de dix ans. Si le suspense n’est pas en reste, un autre thème profond est pourtant bien plus important: le déterminisme. Décryptage d’un récit profond et émouvant.

A lire dans notre édition d’octobre (en pré-commande ici), le grand entretien de Lauriane Pipoz avec Jonathan Coe.

Lire la chronique

Cette étrange dame qui aimait les toilettes propres

Les bouquins de mardi – La rétrospective – Amélie Wauthier

Le plus difficile, quand on souhaite écrire une critique rétrospective au sujet d’un livre dont on aimerait vivement conseiller la lecture, c’est de trouver dans sa bibliothèque un ouvrage digne du temps et des efforts qu’on va lui consacrer. Un problème majeur se met alors rapidement en travers de mon chemin: le coup du «attends, il est trop génial de bouquin, il faut absolument que tu le lises». Talonné de très près par le fameux «mais merde enfin, à qui j’ai prêté ce foutu pavé?». J’ai donc une quantité – que je refuse de mesurer – de bouquins «trop géniaux» qui servent sûrement de calle-porte à mes soi-disant amis, alors que je me tiens, les bras ballants, le regard vide, face à des Jean Giono et autre Chrétien de Troyes qui peuplent les étages de ma bibliothèque.

Lire la suite de la chronique

«L’Ecole des femmes», le buzz moderne d’un homme «éclairé»

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

A quoi bon commenter la forme de ses vers,
Aux classiques et impeccables applications?
Concentrons-nous donc ici, rien que sur son fond,
Parcourons-en les sens et ses secrets revers.

Lire la suite de la critique

L’insignifiante lourdeur des petites gens oubliées

Arthur Billerey – Les bouquins du mardi – La rétrospective

Dans plusieurs sondages rencontrés sur Facebook, çà et là au sein de groupes littéraires obscurs ou lumineux, élitistes ou populaires, déserts ou grouillants, anarchiques ou mesurés comme une horloge suisse, le nom de Pierre Michon revient systématiquement au galop dans le classement des dix écrivains les plus adorés. Et considérés avec, cité en exemple, son ouvrage Vies minuscules, fameux fumet d’existences oubliées qui nous émeuvent au point de nous attendrir. Mais pourquoi donc revient-il toujours, ce nom de Pierre Michon, pain quotidien dont on s’arrache autant la miche?

Lire la critique

Projection du «Ciné-roman» de Roger Grenier

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Loris S. Musumeci

Une trouvaille de bouquin. Sans connaître l’auteur, sans avoir jamais entendu parler de ce titre, Ciné-roman, composé de deux choses que j’aime le plus, le «ciné» et le «roman», n’a pas pu me laisser indifférent. Pour cent sous, je l’ai acheté, et je n’ai pas été déçou

Lire la critique

«Le potentiel érotique de ma femme», pleinement burlesque

Les bouquins du  mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

Le potentiel érotique de ma femme est le premier livre à succès de David Fœnkinos. Sorti en 2004, il fera connaître son auteur grâce à un ton impertinent et un humour burlesque, apposés sur des thèmes plutôt sérieux. Au fil d’une centaine de pages, on découvre la névrose, la baisse du désir et l’infidélité sous un nouveau jour. Récit d’une plongée dans un monde absurde.

Lire la critique

Pénélope Bagieu est-elle une sorcière?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Dernièrement, j’ai lu l’adaptation du conte de Roald Dahl, «Sacrées sorcières», en bande dessinée par Pénélope Bagieu. Je vais vous en parler, et je sens que je m’en veux déjà pour certaines choses que je vais écrire. Autant commencer tout de suite, histoire de m’en libérer!

Lire la chronique

Le Rimbaud punk d’Alain Blottière

Article inédit – Ivan Garcia

Avec son dernier roman, Alain Blottière écrit l’histoire d’un adolescent qui découvre la poésie de Rimbaud, et voit ce dernier pendant ses crises de cécité. Véritable ode à la poésie dans un Paris aux airs de fin du monde, Azur noir présente un cas de conversion rimbaldienne original et mythique qui nous donne envie de lire de la poésie. Rimbaud revit… en version punk. Un ouvrage mystique et entraînant sur les traces d’une figure mythique de la littérature française.

Lire l’article

Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

Lire la suite de la critique