Archives par mot-clé : gallimard

Projection du «Ciné-roman» de Roger Grenier

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Loris S. Musumeci

Une trouvaille de bouquin. Sans connaître l’auteur, sans avoir jamais entendu parler de ce titre, Ciné-roman, composé de deux choses que j’aime le plus, le «ciné» et le «roman», n’a pas pu me laisser indifférent. Pour cent sous, je l’ai acheté, et je n’ai pas été déçou

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«Le potentiel érotique de ma femme», pleinement burlesque

Les bouquins du  mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

Le potentiel érotique de ma femme est le premier livre à succès de David Fœnkinos. Sorti en 2004, il fera connaître son auteur grâce à un ton impertinent et un humour burlesque, apposés sur des thèmes plutôt sérieux. Au fil d’une centaine de pages, on découvre la névrose, la baisse du désir et l’infidélité sous un nouveau jour. Récit d’une plongée dans un monde absurde.

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Pénélope Bagieu est-elle une sorcière?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Dernièrement, j’ai lu l’adaptation du conte de Roald Dahl, «Sacrées sorcières», en bande dessinée par Pénélope Bagieu. Je vais vous en parler, et je sens que je m’en veux déjà pour certaines choses que je vais écrire. Autant commencer tout de suite, histoire de m’en libérer!

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Le Rimbaud punk d’Alain Blottière

Article inédit – Ivan Garcia

Avec son dernier roman, Alain Blottière écrit l’histoire d’un adolescent qui découvre la poésie de Rimbaud, et voit ce dernier pendant ses crises de cécité. Véritable ode à la poésie dans un Paris aux airs de fin du monde, Azur noir présente un cas de conversion rimbaldienne original et mythique qui nous donne envie de lire de la poésie. Rimbaud revit… en version punk. Un ouvrage mystique et entraînant sur les traces d’une figure mythique de la littérature française.

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Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

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Gilles Kepel: «Je suis très reconnaissant à ceux qui m’ont condamné à mort, parce qu’ils m’ont permis l’écriture de cet ouvrage»

Le Regard Libre N° 52 – Loris S. Musumeci

Il suscite la polémique. Gilles Kepel est un intellectuel de haut niveau, très reconnu, et pourtant ses propos ne passent pas toujours. Parce qu’il parle de l’islam, du Moyen-Orient, sans philtre idéologique. Il regarde la réalité droit dans les yeux, sans concession. Mais de toute façon, il n’a pas à se justifier, il n’a rien à prouver à personne.

Professeur à Sciences Po, où il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée, ainsi qu’à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, Gilles Kepel transmet son savoir. Et ce n’est pas rien. Quarante années de terrain pour un homme qui connaît comme sa poche chaque pays du Levant, et qui parle l’arabe couramment.

Le rencontrer a été une expérience unique. Il ne fut pas seulement question de recueillir des informations ou un témoignage. Mais bien de faire la connaissance d’un personnage absolument charmant, qui sait faire de l’esprit tout en parlant de sujets sérieux, de sujets graves. Gilles Kepel a été condamné à mort; ce qui ne l’empêche de vivre dans une liberté de pensée totale, et de venir jusqu’à Fribourg, sans crainte, pour transmettre. Transmettre. Noble mot, pour celui qui m’a assuré avoir signé son dernier ouvrage sur le monde arabe avec Sortir du chaos – Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient.

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«François, portrait d’un absent»: un prix Décembre d’amitié

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Ça arrive comme une vague.
Cette nuit-là, j’ai compris ce qu’était une voix blanche. La voix de Jérôme était blanche.
Maintenant, les souvenirs affluent. Ça arrive comme une vague.»

François est mort, emporté par une vague, avec sa fille Bahia. François faisait du cinéma et de la radio. François était un fou de l’existence. Il fumait, buvait; aimait la vie, le travail, la précision. Il était «beau et contradictoire». Dans un livre à la frontière entre l’essai, le témoignage, la poésie et le roman, Michaël Ferrier peint le récit d’une amitié. D’aventures en anecdotes, sourire aux lèvres et larme à l’œil, le portrait d’un absent fait irruption sur la page blanche pour offrir à celui qui n’est plus une présence dans la littérature.

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