Archives par mot-clé : gallimard

«Une jolie fille comme ça», un désir comme nul autre

Après Le dernier en été en ville, roman culte de l’auteur italien Gianfranco Calligarich publié dans les années 70 et traduit en français dans les années 2020, voici une autre recommandation de lecture de qualité qui se prête à merveille à l’été: Une jolie fille comme ça de l’auteur britannique Alfred Hayes, paru initialement en 1958. Lui aussi tiré de la collection «Du monde entier» de Gallimard et disponible en poche.

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«Le dernier été en ville», l’ivresse de la dolce vita

Le dernier été en ville est un chef-d’œuvre sorti de l’oubli. Publié en Italie dans les années 70, le roman connaît un rapide succès, devient immédiatement épuisé et reste longtemps introuvable sur les étals des librairies transalpines, s’arrachant comme un trésor perdu chez les bouquinistes. Et soudainement, en février 2021, le voilà qui refait surface en France, sous la jaquette crème de Gallimard! Il vient d’ailleurs de sortir en édition poche. Il n’y a donc plus aucune excuse pour ne pas l’acquérir, le lire et le relire.

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«Villa royale»: le premier roman pétillant de talent d’une Lausannoise

Article inédit – Quentin Perissinotto

Villa royale marque l’entrée en littérature d’une jeune auteure lausannoise. Et la marque de fort belle façon! Si le titre peut laisser penser à une suite de réceptions-cocktails cossues, de lustres miroitants et de déroulements de tapis rouges, il n’en est rien. Emmanuelle Fournier-Lorentz nous emmène dans le sillage d’une fratrie qui chavire de ville en ville, cherchant à fuir à tout prix le souvenir de la mort de leur père. Que ce soit sous le tropique du Capricorne ou dans la froideur du 15e arrondissement de Paris, le soleil éclaire peut-être sous un autre angle, mais projette toujours les mêmes ombres.

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Naître et être «Fille», selon Camille Laurens

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans son dernier roman, Camille Laurens aborde l’écart entre naître femme et naître homme. Au travers d’anecdotes marquantes montrant l’écart entre les générations, sa narratrice raconte ce qui la différencie ou la rapproche du sexe masculin. Le style fluide et épuré de l’écrivaine ne fait que renforcer son propos vibrant d’actualité.

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«Ramuz a quelque chose à nous dire de notre temps et de notre condition»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.

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L’avertissement de François Sureau

Le Regard Libre N° 68 – Jonas Follonier

L’an dernier, l’avocat, écrivain et désormais académicien français François Sureau publiait chez Gallimard son tract Sans la liberté. Avec cet essai au titre fort, l’auteur y peignait et dénonçait une société – la société française actuelle – ayant perdu peu à peu son Etat de droit. Une société «sans la liberté», qui lui faisait froid dans le dos et qui trouverait pour seule issue favorable un amour retrouvé pour la liberté politique. S’il est intéressant de se replonger dans ce texte pour un éditorial, c’est que, justement, il trouve des résonances évidentes avec notre société, la société suisse, et, de manière encore plus marquante, avec ce que la gestion actuelle de la crise nous fait traverser.

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«La pluie avant qu’elle tombe»: le déterminisme selon Jonathan Coe

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Lauriane Pipoz

Une vieille tante mystérieusement décédée dans un manoir lugubre, des cassettes entassées… La pluie avant qu’elle tombe commence auréolé de mystère. Le titre énigmatique de ce roman avait attiré mon regard il y a plus de dix ans. Si le suspense n’est pas en reste, un autre thème profond est pourtant bien plus important: le déterminisme. Décryptage d’un récit profond et émouvant.

A lire dans notre édition d’octobre (en pré-commande ici), le grand entretien de Lauriane Pipoz avec Jonathan Coe.

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Cette étrange dame qui aimait les toilettes propres

Les bouquins de mardi – La rétrospective – Amélie Wauthier

Le plus difficile, quand on souhaite écrire une critique rétrospective au sujet d’un livre dont on aimerait vivement conseiller la lecture, c’est de trouver dans sa bibliothèque un ouvrage digne du temps et des efforts qu’on va lui consacrer. Un problème majeur se met alors rapidement en travers de mon chemin: le coup du «attends, il est trop génial de bouquin, il faut absolument que tu le lises». Talonné de très près par le fameux «mais merde enfin, à qui j’ai prêté ce foutu pavé?». J’ai donc une quantité – que je refuse de mesurer – de bouquins «trop géniaux» qui servent sûrement de calle-porte à mes soi-disant amis, alors que je me tiens, les bras ballants, le regard vide, face à des Jean Giono et autre Chrétien de Troyes qui peuplent les étages de ma bibliothèque.

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«L’Ecole des femmes», le buzz moderne d’un homme «éclairé»

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

A quoi bon commenter la forme de ses vers,
Aux classiques et impeccables applications?
Concentrons-nous donc ici, rien que sur son fond,
Parcourons-en les sens et ses secrets revers.

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L’insignifiante lourdeur des petites gens oubliées

Arthur Billerey – Les bouquins du mardi – La rétrospective

Dans plusieurs sondages rencontrés sur Facebook, çà et là au sein de groupes littéraires obscurs ou lumineux, élitistes ou populaires, déserts ou grouillants, anarchiques ou mesurés comme une horloge suisse, le nom de Pierre Michon revient systématiquement au galop dans le classement des dix écrivains les plus adorés. Et considérés avec, cité en exemple, son ouvrage Vies minuscules, fameux fumet d’existences oubliées qui nous émeuvent au point de nous attendrir. Mais pourquoi donc revient-il toujours, ce nom de Pierre Michon, pain quotidien dont on s’arrache autant la miche?

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