Archives par mot-clé : gauche caviar

Indépendamment du discours de l’UDC, la rancœur rurale existe

Le Regard Libre N° 78Jonas Follonier

La déclaration de guerre politique du président de l’UDC Marco Chiesa lors de son discours du 1er août a suscité la critique de tous les autres partis et de la plupart des médias. Il faut dire que le Tessinois n’a pas fait dans la dentelle:

«La politique des villes de gauche est la politique des parasites. Ils sont les champions du monde pour accaparer et dépenser l’argent que d’autres ont gagné. Comme les parasites, ils vivent aux crochets des autres. Pire, ils sont devenus les champions des parasites sociaux en faisant venir en masse dans notre pays d’autres personnes qui vivent aux crochets des Suisses. Nous déclarons la guerre à cette gauche moralisante et condescendante.»

Lire la suite (en libre accès)

Pierre Bergé: l’homme qui incarnait l’époque

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

Un morceau de France disparaît. Et les hommages volent pour cet homme complet, qui conçut son temps par des pouvoirs aussi nombreux que divers. Pierre Bergé était le maître à penser des élites, le promoteur d’un progressisme sociétal et d’un capitalisme effréné, mais encore un patron de presse, un collectionneur d’art et un fin lettré. Un as de ce Paris flamboyant, gauchiste et luxueux, dont la carte n’est plus.

Jeunesse en révolution

Fils unique, de parents anarchistes, né en 1930. Jeune homme, il est têtu et ne tarde pas à s’affirmer. Sans terminer son lycée, il quitte le domicile familial d’Oléron pour monter à Paris. Il rêve de devenir journaliste, ou d’écrire pour le moins, et de faire partie de la haute. Lui, qui est homosexuel, sans s’en cacher, et qui aime passionnément les arts et les lettres.

Continuer la lecture de Pierre Bergé: l’homme qui incarnait l’époque

«A bras ouverts», une comédie pas drôle du tout

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

A bras ouverts. Après le succès de son très bon film Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? (2014) qui mettait en scène Christian Clavier dans le rôle du traditionnel Français de droite confronté au multiculturalisme avec les compagnons de ses filles, Philippe de Chauveron signe son huitième opus. Du côté de la distribution, on retrouve Christian Clavier et Ary Abittan. L’histoire part aussi de la même idée, sauf que cette fois, ce n’est pas la bourgeoisie catholique qui se heurte à la différence, mais la gauche caviar.

En effet, Clavier incarne Jean-Étienne Fougerole, une caricature évidente des intellectuels multiculturalistes à la Bernard-Henri Lévy. Sur un plateau de télévision, il cède à la pression populaire pour ne pas être le perdant du débat et déclare, devant son contradicteur d’extrême-droite, qu’il serait prêt à accueillir des Roms chez lui pour montrer l’exemple. Bien sûr, son appel généreux va être pris à la lettre. Des «gens du voyage» vont débarquer chez lui.

Continuer la lecture de «A bras ouverts», une comédie pas drôle du tout