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Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« C’est un beau jour pour mourir. »

Sous l’impulsion de Courtney (Ellen Paige), étudiante en médecine, quatre de ses confrères la rejoignent et participent à une expérience pour le moins étrange ; ils provoquent sur leurs propres personnes un arrêt cardiaque, laissent le cœur arrêté quelques minutes… avant que les autres ne se chargent de ramener à la vie celui qui se sera laissé partir.

Après l’expérience, Courtney, Jamie (James Norton), Marlo (Nina Dobrev) et Sophia (Kiersey Clemons)  verront leurs capacités intellectuelles modifiées, différemment selon chacun. Seul Ray – interprété par Diego Luna –, méfiant, se garde de jouer avec la mort. A raison ? Peut-être, car des événements effrayants et surnaturels s’immisceront petit à petit dans la vie de ses amis, jusqu’au drame…

La nouvelle version du film Flatliners – L’expérience interdite constitue un échec sur différents plans. Tout d’abord, et c’est l’une des erreurs majeures de la distribution, le long-métrage est interdit aux moins de seize ans et apparaît sous la catégorie horreur. Certes, la bande-son mène à l’appréhension et parfois même à l’angoisse. Néanmoins, pas une once d’imagination, de nouveauté ou d’inattendu ne parvient à habiter les cent-dix minutes passées dans la salle de cinéma. Les amateurs de films d’horreur se retrouveront sans doute déçus. Lire la suite Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

« Ça », un film sur la peur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« Ça connaît toutes les peurs et ça nous les montre. »

Après-midi de pluie sur la petite ville de Derry. Un doigt trace un sourire sur la vitre embuée ; une main s’applique à un minutieux pliage. Georgie a demandé à son grand frère Bill de lui fabriquer une frégate en papier. Maman joue du piano au salon. Vêtu d’un anorak jaune, Georgie sort, seul, pour courir après son jouet flottant. La musique mignonette se mêle au rire enthousiaste.

Après une chute, l’enfant remarque que son bateau glisse dans une bouche d’égout. Désespéré, il se précipite vers le trou du malheur. « Moi, je m’appelle Grippe-Sou, le clown dansant », annoncent d’un rauquement les yeux bleus cachés dans le noir sous-terrain. Quelques mots sont échangés entre Georgie et sa mystérieuse rencontre. Et lorsqu’il tend le bras pour récupérer la frégate, le voilà aussitôt agressé et traîné par le clown dans l’égout. Il ne reste qu’une flaque de sang sous les gouttes violentes de la tempête.

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« Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il fallait oser. Marier en un film le cinéma d’épouvante fantastique et le drame romantique. Tel a été le défi de Mathieu Turi avec son premier long-métrage. Ce jeune cinéaste français se lance dans une carrière prometteuse : le film qu’il a présenté hier soir au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) succède à une expérience cinématographique remarquable. Fort de deux courts métrages qui ont marqué les mémoires, Mathieu Turi a travaillé comme assistant réalisateur auprès de géants tels que Clint Eastwood, Quentin Tarantino ou encore Woody Allen.

Hostile, c’est l’histoire d’une femme écorchée par les épreuves de la vie, qui se retrouve enfermée dans son véhicule suite à un accident. Une situation catastrophique, d’autant plus que l’humanité se trouve à un stade de reconstruction post-apocalyptique et que des créatures inquiétantes rodent la nuit pour déchiqueter toute présence humaine. Le huis clos que nous propose Mathieu Turi est un film d’horreur habilement ficelé. Surtout, il est composé d’une autre dimension fondamentale : une série de « flash-back » romantiques. Lire la suite « Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres