Archives par mot-clé : ionesco

Contamination colorée signée Franck Pavloff

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Ivan Garcia

En une dizaine de pages, l’auteur met à jour le quotidien de deux citoyens lambdas confrontés à la lente tyrannie du brun, couleur et vocable imposés par un état totalitaire, et à laquelle ils adhèrent. Ironie du sort, c’est cette même adhésion qui finit par les condamner. Une petite fable facile à lire et atemporelle. A lire comme une prédiction.

Lire la critique

Poelvoorde dans un «Au poste!» totalement absurde et génial

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Au poste!, la nouvelle comédie de Quentin Dupieux, est un huis clos dans un poste de police, où le spectateur assiste à un tête-à-tête entre un garde à vue, Fugain (Grégoire Ludig) et un commissaire, Buron (Benoît Poelvoorde). Le premier est innocent, mais il est soumis à l’interrogatoire car il a appelé la police pour signaler la présence d’un cadavre au bas de son immeuble. Or, en tant que première personne à avoir vu le cadavre, il est considéré comme le suspect numéro un. C’est pour ça.

Continuer la lecture de Poelvoorde dans un «Au poste!» totalement absurde et génial

Pourquoi écrit-on? Ionesco et la question des questions

Le Regard Libre N° 6 – Jonas Follonier

L’étude d’Eugène Ionesco en cours de littérature française m’a incité à lire ses Notes et contre-notes: à la question «Pourquoi écrivez-vous?», l’auteur de Rhinocéros répond que «si un écrivain, un auteur, me demandait, à moi, pourquoi je lis, pourquoi je vais au spectacle, je répondrais que j’y vais, non pas pour avoir des réponses mais pour avoir d’autres questions; non pas pour acquérir la connaissance, mais, tout simplement, pour faire connaissance avec ce quelque chose, avec ce quelqu’un qu’est une œuvre. […] L’écrivain est embarrassé par les questions qu’on lui pose parce qu’il se les pose lui-même et parce qu’il s’en pose bien d’autres, parce qu’il se doute aussi qu’il y a d’autres questions qu’il pourrait se poser mais qu’il n’arrivera jamais à se poser; encore moins à leur répondre.»

Cette pensée est d’ailleurs confondue, chez Ionesco, avec ses interrogations existentielles: «Ne sachant donc pas quel est le but de l’existence, je ne sais pas non plus tout à fait exactement pourquoi j’écris.» Et si le but de l’existence était d’écrire? Ecrire au sens large, écrire ses pensées, écrire son destin. Et si le but de l’écriture était de vivre?

Ecrire à l’auteur: jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo: © Jonas Follonier pour Le Regard Libre