Archives par mot-clé : le netflix & chill du samedi

Pas de dénouement pour l’affaire Maddie

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Combien de parents profitent de laisser les enfants se reposer tranquillement dans leur chambre pour profiter au mieux d’un souper en amoureux? Avec une magnifique vue sur la mer l’idée est encore plus attractive… et bien pour les McCann, ce qui celle qui devait être une soirée relax s’est littéralement transformée en cauchemar. Madeleine McCann, une jolie petite fille de trois ans, est portée disparue. C’est là que l’affaire remis au goût du jour par La disparition de Maddie voit le jour. Grâce aux témoignages exclusifs des parents de Maddie et des résidents de la région de Praia da Luz, la réalisation a réussi de manière précise, minutieuse et respectueuse à retracer toute l’histoire de 2007 à 2019.

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Zoom sur la pornographie avec Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Avec les deux documentaires des réalisatrices Jill Bauer, Ronna Gradus et Raschida Jones, qui a rejoint le duo après le premier film, Netflix nous donne l’occasion de poser un regard sur la pornographie. Plus qu’un regard, il s’agit d’un zoom. Un zoom cru, surtout dans le premier film, assez gênant, voire très embarrassant. Hot Girls Wanted (2015) et Hot Girls Wanted: Turned On (2017) s’immergent dans le monde du porno. Si le deuxième volet, Turned On, en propose une vision plus large en s’intéressant aussi au consommateur et à d’autres types de pornographie, le premier se focalise sur un aspect bien particulier celle-ci. Et c’est au premier film dont il est ici question de se consacrer pour profiter d’un zoom bien zoomé, très zoomé.

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Une excellente idée pour un film catastrophique

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Soyons corrects, plus que d’un film catastrophique, il s’agit avant tout d’une arnaque. The Last Days of American Crime promet par son résumé une réflexion on-ne-peut-plus actuelle, on-ne-peut-plus palpitante. Les Etats-Unis d’un futur proche décident d’éradiquer totalement et radicalement le crime de leur territoire. Pour ce faire, les autorités mettent au point des antennes nommées API dans chaque Etat. Celles-ci émettent des ondes qui handicapent le corps à chaque fois qu’une personne s’apprête à commettre un acte de violence, un acte illégal. Quand au cœur de notre actualité siègent des soucis primordiaux telle la propagation d’antennes 5G, lesdites violences policières et les allures totalitaires du monde post-covid, eh bien un tel synopsis interpelle. Il donne envie.

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13 raisons pour garder espoir

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Viol, harcèlement, drogue et bien d’autres thématiques de ce genre: il y a tout ça dans le roman Treize raisons de Jay Asher. Pour la star Selena Gomes, productrice de July Moon Productions, représenter ces problématiques à l’écran, sous la forme de «série préventive», a demandé une implication intense. Le mini-documentaire 13 Reasons Why: Au-delà des raisons, sortie parallèlement à la saison 1, en est la preuve. L’ensemble de la distribution a pu compter sur l’aide de professionnels – psychologues, psychiatres, assistants sociaux et compagnie – afin d’approcher ces questions de la façon la plus appropriée. Le tournage n’a pas été évident: jouer des scènes dures, comme des agressions, tout en pensant que cela est bien réel dans certains lycées entre les élèves, a fait émerger une énorme frustration chez les acteurs.

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«Freud», entre blâmes et succès

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

La nouvelle série Netflix, Freud, remporte autant de succès que de blâmes. Le succès vient des chiffres: depuis sa sortie en mars dernier, la série reste dans le Top 10 du plus haut taux de spectateurs. Les blâmes viennent de l’accueil critique: production à la frontière du guignol qui d’une part n’enseigne rien de la psychanalyse, qui d’autre part dépeint un Sigmund à mille lieux de la figure très – sans doute trop – idolâtrée des milieux intellectuels. Succès et blâme vont de pair, tout en cohérence. L’un et l’autre s’expliquent légitiment. Regard.

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«To the bone»: peut-être pas assez profond

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

To the bone, production Netflix sortie en 2017, veut montrer l’anorexie au grand jour. Lily Collins y incarne une femme de vingt ans qui se bat contre la maladie. Elle a elle-même connu ce mal, tout comme la réalisatrice du film. A la lecture du résumé, le projet me semble poignant. Mais le résultat ne le sera entièrement que durant les vingt dernières minutes.

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«Devenir» une First Lady

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Becoming, best-seller autobiographique de Michelle Obama, inspire le nouveau film-documentaire Devenir sorti au printemps 2020. Netflix a suivi l’ancienne Première Dame lors de sa tournée pour Becoming. Deux ans après avoir quitté la Maison Blanche, Michelle Obama décide de retracer son expérience à travers un ouvrage, en se montrant vraie et sans aucun filtre.

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De la nuance et de l’histoire avec «Les Derniers Tsars»

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Netflix multiplie les documentaires et les séries historiques. Qualité et pertinence ne sont pas toujours au rendez-vous. Malgré tout, la plateforme a le mérite de susciter systématiquement la curiosité, quitte à ce que la bande-annonce promette bien plus que la film ou la série ne vaut réellement. Ainsi va la vie, ainsi va la pub. En tout cas, Netflix parvient à donner à son public le goût pour l’histoire. Comme avec Les Derniers Tsars, qui met d’emblée l’eau à la bouche: on sent que la réalisation ne se limitera pas à compte rendu politique. L’histoire se raconte aussi à travers les passions humaines, les aspirations de personnages ambitieux, les coups de grâce du destins et ses coups durs. Mission accomplie!

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«La Plateforme»: non-explication du film

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

«Est-ce que vous savez à quoi il sert ce trou?» 

Préparation du buffet. Plats exquis. Le chef contrôle chaque plat dans le détail. C’est prêt: on envoie. La nourriture est disposée en grandes pompes, mais sur une plateforme en béton. Celle-ci descend le long d’une tour souterraine organisée en niveaux qui tient davantage du trou. A chaque niveau vivent deux résidents, qui disposent de quelques instants, sans possibilité de garder des aliments de côté sous peine du châtiment, pour se nourrir à la table de la plateforme qui s’arrête à chaque étage. Pour continuer sa descente. Les résidents des niveaux supérieurs ont l’embarras du choix pour manger, mais plus la plateforme descend et moins il reste à manger. Et ce qui finit par rester est peu appétissant, voire dégoûtant. Les résidents des étages supérieurs n’hésitent pas à vomir ou à déféquer sur le buffet une fois qu’ils ont rempli leur ventre ou léché des miettes de restes çà et là.

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L’étrange «Laundromat» de Steven Soderbergh

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Le nom de Steven Soderbergh ne vous dit rien? Erin Brockovich, Ocean’s Eleven (et les deux suivants), Magic Mike, c’est lui. Un style propre et déjanté, une photographie pop, le tout relevé par des acteurs talentueux. Ce dernier film est d’ailleurs particulièrement coloré. Pourtant, le sujet ne s’y prêtait pas sur le papier: un film porté par Meryl Streep en veuve en colère et vulgarisant le problème des sociétés offshore. Vous ne voyez pas le lien entre les deux? C’est normal, le film est basé là-dessus.

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