Archives par mot-clé : léonard gianadda

Tribune des 50 Romands: «Non à la réforme de l’orthographe»

Le Regard Libre N° 78 – Tribune collective

Les réformes de l’orthographe sont dans l’air depuis la fin du siècle passé. Ces simplifications n’ont cependant jamais réussi à s’imposer par l’usage parce que, finalement, l’orthographe traditionnelle, bien que parfois surprenante, ne gêne pas grand monde. Elle se modifie au rythme des évolutions sociales et scientifiques. Or aujourd’hui, on n’entend plus se fier à l’usage, législateur ultime, mais on veut imposer autoritairement des modifications. «On»? La Conférence intercantonale de l’instruction publique de Suisse romande et du Tessin (CIIP), qui en appelle à l’Académie française. Celle-ci s’oppose pourtant à toute prescription à caractère obligatoire en matière d’orthographe, tout en admettant deux graphies dans certains cas.

Nous, soussignés, nous opposons à la mise en application de cette «orthographe rectifiée».

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Cézanne rayonnant à la Fondation Gianadda

Le Regard Libre N° 31 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

La Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, en Valais, accueille une centaine d’œuvres du maître d’Aix. L’exposition se tient du 16 juin au 19 novembre. Se laissant apprécier pour ses tonalités variées, elle place à l’honneur autant les portraits que les natures mortes ou les paysages de Cézanne. Ces derniers gardent cependant un rôle particulier à jouer: ouvrez grand votre esprit, les terres du peintre se mettent à chanter.

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L’Europe peut-elle accueillir de plus en plus de migrants ?

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

A l’heure où Madame le chef du Département fédéral de justice et police, Simonetta Sommaruga, présentait les plans d’urgence élaborés en cas d’afflux de migrants sur le territoire helvétique, le Pape est revenu au Vatican de son voyage sur l’île de Lesbos en compagnie, pour dire peu, particulière. Non, point de moine, pope ou notable, mais bien douze réfugiés syriens, à savoir trois familles musulmanes dont deux ont fui Damas et une Deir Azzor, après s’être vus détruire leur foyer par des bombes.

Une telle action est de belle allure et tout à fait louable, elle ouvre en effet la porte d’un véritable espoir pour une vie nouvelle dans la paix sociale ainsi que la prospérité du nécessaire à des souffrants politiques. Toutefois, si pour ces douze personnes la décision du Pape, en accord avec les autorités grecques et italiennes, se révèle un cadeau inestimable, qu’en est-il du message qu’elle transmet ?

L’Europe peut-elle accueillir de plus en plus d’émigrants ? En a-t-elle les capacités ? A quel prix ? Un geste de bonne intention peut parfois transmettre une vision dangereuse d’une situation spécifique. Je reprends cette critique du reproche qui avait été adressé à M. Léonard Gianadda lorsqu’il avait, l’an dernier, généreusement mis à disposition de réfugiés cinq appartements à Martigny, en Valais. On le réprimanda en effet de donner un signal de trop large bienvenue à tous les exilés de guerre pour se rendre en Suisse, ce pays fou où l’on offre des logements.

Même s’il existe d’éventuels dangers à proposer un accueil d’apparence trop altruiste, une action telle que celle de Sa Sainteté hier, de Monsieur Gianadda et d’autres reste honorable et sauve des vies humaines ; c’est cela le plus important.

« Les réfugiés ne sont pas des nombres, ce sont des personnes : ils sont des visages, des noms, et ils doivent être traités comme tels. »
Pape François à Lesbos le 16 avril 2016

Ecrire à l’auteur : loris.musumeci@leregardlibre.com