Archives par mot-clé : les bouquins du mardi

Quand tout est dit dans le titre

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Journal de bord d’une jeune Iranienne hantée par une vieille folle moralisatrice est le prototype de l’ouvrage d’une auteure qui n’a pas su vraiment ce qu’elle voulait dire avec son bouquin. Rien n’est mauvais dans ce roman graphique. Mais rien n’est vraiment bon non plus. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand-chose tout court. Cette introduction ne vous donne pas envie de lire la suite de l’article? C’est regrettable: il y a quand même quelque chose à prendre dans ce premier ouvrage de Shaghayegh Moazzami.

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«Ma dévotion», parce que derrière chaque grande femme se cache un homme

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Le livre de Julia Kerninon, Ma dévotion est un récit sous la forme d’un monologue entièrement écrit à la deuxième personne du singulier. Une déclaration. Un roman plongé dans les années d’avant-garde artistique à Amsterdam, au cœur d’une grande histoire d’amour-amitié. C’est avant tout le souvenir d’une femme dans l’ombre d’un grand homme, artiste-peintre, et d’une vie pas tout à fait sacrifiée car muée par une admiration passionnée.  

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Entre rires et délires, la voie du «Punk Samouraï»

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Ko Machida nous emmène sur les traces d’un samouraï sans maître à la morale douteuse, embrigadé dans une lutte contre une secte qu’il a lui-même inventée. Mélange entre une histoire de cape et d’épée et une farce médiévale, Punk Samouraï est un roman kaléidoscopique qui se lit avec délectation.

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Abandonner des fragments de soi au passage

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Réussir à imbriquer un retour en enfance du côté du Valais et l’histoire douloureuse d’une aventure irlandaise: défi réussi pour la Montheysanne Abigail Seran dans son ouvrage D’ici et d’ailleurs. L’autrice a réussi à me plonger dans le quotidien simple d’une trentenaire carriériste qui re-cherche les codes sociaux perdus de son passé tout en découvrant l’histoire bouleversée de son oncle en fin de vie. D’ici et d’ailleurs, comme une preuve qu’on laisse toujours un petit bout de soi sur les terres que l’on foule.

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Un périple autour du monde pour «Ne pas laisser le temps à la nuit»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Ne pas laisser le temps à la nuit est un roman basé sur les dialogues. Il présente la quête identitaire d’une jeune femme tentant de fuir son passé. Paradoxal? Pas forcément, puisqu’il montre à quel point on peut se perdre en cherchant ses racines. 

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«Un Américain en enfer», un conte diablement original

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Décidément morts trop tôt, deux Américains, un Noir et un Blanc, atterrissent en enfer et passent leur temps à travailler et à étudier. Mais ils n’ont qu’une envie: s’échapper de ce trou perdu pour revenir en Amérique et contribuer à faire du pays un lieu meilleur, allant même jusqu’à berner le Diable, grand partisan de la «modernisation de l’enfer» et adepte de picole et d’orgies. Un récit original qui, grâce à sa légèreté et son style comique, nous enseigne quelques leçons sur le racisme.

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La dystopie intimiste de Louise Erdrich

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Le dernier roman traduit de Louise Erdrich couvre la fuite d’une jeune femme enceinte, traquée par un gouvernement religieux qui souhaite s’emparer de son enfant, dans un monde en proie à une régression biologique. Un texte qui résonne en nous.

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Le Jura, ou quand de petits mensonges ont fait naître un canton

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

«Le train du réel ne passe qu’une fois. Tout le reste il faut le confier à la littérature.» C’est sous ce mot d’ordre que Daniel de Roulet confie à sa fiction L’oiselier le soin d’offrir une autre version de la Question jurassienne des années septante. Celle que l’on connaît mal. Celle du conflit. Celle du secret d’Etat à la sauce helvétique. Celle qui ne fleure pas le compromis. Celle qui est violente. Celle qui se mêle aux luttes internationales. Une manière de mêler réalité historique et pure imagination qui m’a semblé toucher au génie dans un premier temps… jusqu’à ce qu’elle se mette à ressembler à un règlement de comptes entre l’auteur et l’autorité fédérale.

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Quand une BD nous avertit sur cet Etat qui nous veut du bien

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

S’il est évident que nous ne vivons pas en dictature, et donc que l’expression de «dictature sanitaire» est malheureuse, les questions de la surveillance étatique ou des contraintes édictées «pour notre bien» doivent être abordées en tout temps avec le plus grand des sérieux, la démocratie devant toujours se rappeler à elle-même. Cela tombe bien, il y a quelques dizaines d’années, une bande dessinée avait déjà mis en scène cette nécessaire vigilance.

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«Billy Wilder et moi», quand Jonathan Coe écrit sur la caméra

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Le dernier ouvrage de Jonathan Coe nous parle de cinéma, de nostalgie et de jeunesse. Il nous entraîne dans les souvenirs d’une jeune Grecque présente sur le tournage tumultueux de Fedora, l’avant-dernier film de Billy Wilder. Entre le roman et le biopic, Billy Wilder et moi se détache des autres récits de l’auteur britannique et prouve ainsi qu’il sait toujours se réinventer.

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