Archives par mot-clé : les bouquins du mardi

«Le dernier été en ville», l’ivresse de la dolce vita

Le dernier été en ville est un chef-d’œuvre sorti de l’oubli. Publié en Italie dans les années 70, le roman connaît un rapide succès, devient immédiatement épuisé et reste longtemps introuvable sur les étals des librairies transalpines, s’arrachant comme un trésor perdu chez les bouquinistes. Et soudainement, en février 2021, le voilà qui refait surface en France, sous la jaquette crème de Gallimard! Il vient d’ailleurs de sortir en édition poche. Il n’y a donc plus aucune excuse pour ne pas l’acquérir, le lire et le relire.

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En Valais, une communauté utopiste fait face au géant agroalimentaire «Synsanto»

Agrotopia d’Olivier May est un roman du contraste. D’un côté, un monde agroalimentaire pourri qui refourgue des semences génétiquement modifiées peu résistantes couplées à son lot de pesticide. Et de l’autre, une organisation utopique – une communauté non hiérarchique – basant son économie sur la permaculture. Les formes d’ombre existent des deux côtés, mais elles se font face. Un roman dystopique sur une catastrophe alimentaire du XXIe siècle au cœur de la Suisse et de ses cantons. Fascinant.

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L’écho des voix retrouvées «Des sirènes» de Colombe Boncenne

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Colombe Boncenne nous entraîne de la proximité touchante d’une chambre d’hôpital à un petit appartement où une jeune documentariste accueille sa mère malade. Petit à petit, tel l’écho du chant d’une sirène, les décors s’élargissent allant des souvenirs lointains de vacances et d’agressions au paysage sombre d’un lourd secret de famille. Un traumatisme qui se heurte contre le mur qu’est l’histoire de l’héroïne. L’écho se retourne alors contre l’héroïne pour la contraindre au silence, jusqu’à ce qu’elle rencontre des sirènes qui s’allient pour chanter avec elle.

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Annie Ernaux, «Le jeune homme» est amer

Les bouquins du mardi – Quentin Perissinotto

Annie Ernaux s’est imposée au fil des ans comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine et du féminisme français, jusqu’à devenir l’une des auteures les plus appréciées de la jeune génération. Autour de plus d’une vingtaine de romans et récits autobiographiques, elle a su tisser et démêler les liens de l’intime, de la sexualité féminine et de l’expérience amoureuse, toujours teintés de sociologie. Alors quand Gallimard a annoncé la parution d’un nouveau livre d’Annie Ernaux, la sphère littéraire s’est rapidement emballée. Avant de découvrir que cet inédit était un opuscule de quelques pages – moins d’une trentaine. Encensé unanimement par les lectrices et les lecteurs dès le premier jour de sa sortie, le texte d’Annie Ernaux est un défi: la littérature tient-elle en trente pages?

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Trois sacrifiées sur l’autel de la rage révolutionnaire

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

C’est l’histoire d’un pays qui se fait libérer du nazisme par l’Union soviétique. Voici du moins le récit officiel dans la Bulgarie des années 40, dans laquelle évoluent trois femmes à qui l’on enlève un mari. Un journaliste-écrivain, un religieux et un homme d’affaires, prétendument ennemis de l’Etat, vendus à l’idéologie réactionnaire. Si le message, foncièrement antiautoritaire, n’est pas nouveau, son traitement, dans Les Dévastés reste touchant, et éclaire un pan de l’histoire d’un pays peu connu.

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Pourquoi (re)lire San-Antonio?

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Les Editions Pocket se sont lancées dans une réédition au format poche des œuvres du mythique commissaire français. L’occasion de découvrir quelques-uns de ces récits policiers hauts en couleurs et au verbe grivois. La preuve par l’exemple avec une réédition du volume De l’antigel dans le calbute.

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Dans le carnage de «Comme Carthage»

Les bouquins du mardi – Quentin Perissinotto

Une adresse de l’auteur à l’éditeur comme quatrième de couverture, une couverture faite d’un montage Photoshop; je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce livre. On nous promet un roman, mais tout paraît si burlesque qu’on s’imagine tout. Avec Comme Carthage, Jean-Yves Dubath nous donne rendez-vous à Paris, dans un appartement transformé en boîte de Pandore des corps sculpturaux. Un aller simple pour un dévergondage érigé en système bien rodé.

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Allô docteur bobo

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec humour et générosité, Alice Bergerac rompt de façon bienveillante le secret médical et regroupe en anecdotes variées plusieurs rencontres avec ses patients depuis son entrée à la fac de médecine.

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De l’art et du mystère en RDA

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Sophie Pointurier présente son premier roman, La femme périphérique. Il est question d’un couple d’artistes iconiques: Petra Wolf, enseignante en arts plastiques en Allemagne de l’Ouest et son mari, Peter, artiste peintre fuyant l’Est. RDA, RFA, Stasi, ce roman nous permet de revisiter l’histoire – pas si lointaine – de ce pays communiste de l’après-guerre et de ses artistes. Une énigme qui tient le lecteur en haleine tout au long du roman, à savoir la disparition mystérieuse du peintre Peter Wolf.

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Morgane Ortin, «Le Secret» des clichés

Les bouquins du mardi – Quentin Perissinotto

Après avoir séduit des millions de lecteurs et d’instagrammeurs un peu partout dans le monde avec Amours solitaires, Morgane Ortin est de retour avec un projet différent: un livre qui se présente comme une enquête et un rassemblement de témoignages sur les blessures secrètes et enfouies. Un ouvrage aux antipodes donc de mes lectures habituelles, mais le succès qu’elle connaît depuis de nombreuses années maintenant m’a rendu extrêmement curieux. Reste à savoir si la curiosité est un vilain défaut…

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