Archives par mot-clé : les mercredis du cinéma

«Mary Poppins», un retour en enfance des plus agréables

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Dans notre édition papier en commande ici, l’article de notre rédactrice sur l’auteur du roman dont est tiré le film, Pamela Lyndon Travers, une femme fort originale pour son époque!

Ancré dans l’Angleterre des années trente, en pleine «Grande Dépression», ce film nous montre un Michael et une Jane adultes. Mary revient pour s’occuper des trois enfants de Michael Banks après la mort de sa femme survenue une année auparavant. Avec un traitement très équilibré d’émotion, d’humour et de scènes décalées pleines d’imagination, ce film nous entraîne rapidement dans son monde magique. Il s’ouvre ainsi sur un allumeur de réverbères en bicyclette chantant «c’est votre jour de chance». On fait également la connaissance d’un capitaine loufoque tirant des boulets de canon à chaque heure et d’Hélène, la vieille gouvernante qui perd un peu la tête.

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«Monsieur»: quand cendrillon porte un sari et un rêve

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Un plan large sur une jeune femme dans une pièce dont la faible luminosité contraste avec l’éclat présent au-dehors. Silencieusement, nous la suivons jusqu’à l’extérieur et découvrons un village de campagne, en Inde. Les couleurs sont terre et sable, l’orange, le bleu et l’argenté des saris saute aux yeux et on entend les bruits de nature et des éclats de voix. La jeune femme, Rajna, dit au revoir à sa grand-mère et à sa sœur avant de s’installer à l’arrière d’une moto et de commencer son retour à Bombay. Son visage n’affiche ni joie ni tristesse mais plutôt une résignation.

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La boxe, c’est l’affaire d’une vie dans «Creed II»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Mon fils brisera ton poulain.»

La lumière est légère. Les gants de boxe tapent un bruit sec. Le combat peut commencer. Ce n’est plus le Soviet Drago qui se bat, mais son fils Viktor. Ce n’est plus Rocky qui monte sur le ring, mais le jeune Adonis Creed qu’il entraîne. Trente ans auparavant, Drago avait tué Apollo Creed, père d’Adonis, dans un match. Ce qui lui valut humiliation et impopularité. Désormais, il vient récupérer son honneur sous la carrure impressionnante de son fils Viktor, pour affronter Adonis. Les passions sont très vives de chaque côté. Le combat doit pourtant avoir lieu, pour qu’un coup final soit envoyé à l’amertume du passé de chacun. 

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Bienvenue dans l’histoire vraie de Mark Hogancamp, «Bienvenue à Marwen»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«A la vie, à l’amour, à Marwen!»

Mark Hogancamp mène a priori une vie normale. Il passe cependant beaucoup plus de temps dans son monde imaginaire que dans la vraie vie. Car dans la vraie vie, Mark est terriblement timide, faible et paranoïaque. Mark est malade. Cela est dû au choc qu’il a vécu quelque temps auparavant. Tabassé à la sortie d’un bar quasiment jusqu’à la mort par cinq types, il est resté psychologiquement très fragile, renfermé sur lui-même et amnésique. Mais dans le monde qu’il a imaginé, le capitaine Hogie, son alter ego, est vaillant, beau, musclé, courageux et entouré de femmes qui le protègent et qui l’aiment. 

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«L’Empereur de Paris», ça gueule, ça tape, ça tue

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’histoire du célèbre Eugène-François Vidocq, bagnard évadé qui finit par collaborer avec la police nationale pour arrêter les pires criminels de Paris, est porté à l’écran sans grande rigueur. Le but de Jean-François Richet n’était sans doute pas celui de réaliser un documentaire, mais force est tout de même de constater que le film est beaucoup trop lacunaire en matière historique. 

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«Rémi sans famille» ni génie

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Antoine Blossier livre une pâle copie des Choristes de Christophe Barratier. L’histoire de l’orphelin existe au moins depuis le XVIIe siècle et la retranscription de contes oraux par Charles Perrault. Pensons au Petit Poucet. Autrement dit, si l’on met en images ce lieu commun, alors il faut le faire avec des yeux nouveaux et de manière innovante. Rémi sans famille est même trop mal réalisé pour n’être juste qu’un beau et touchant film de fin d’année.

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«Mortal Engines» ou la brutalite de l’ennui

Les mercredis du cinéma –  Hélène Lavoyer

Après une guerre qui ravagea la terre pour en faire un terrain hostile, l’humanité vit juchée sur des villes mobiles. Londres, la plus gourmande d’entre elles, survit grâce aux cités antiques dont se nourrissent ses moteurs. Les populations de ces dernières se voient sauvées de leur condition de pauvreté et d’insalubrité, adoptent l’idéologie londonienne qui présente la chasse comme un jeu et la destruction de ces villes comme une victoire, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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«Une affaire de famille», un grand film malgré l’ennui

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une affaire de famille, c’est une histoire de famille, une histoire de vols, une histoire de tendresse, une histoire de secrets. Osamu est à la tête d’une famille défavorisée de cinq personnes qui vit dans une pièce aux allures de trou à rat. En honnête homme, non seulement il travaille au quotidien à des cambriolages mesurés, mais il forme aussi son fils à cette activité. 

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«Astérix – Le secret de la potion magique»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le film d’animation Astérix – Le secret de la potion magique est une grande réussite. En réunissant tous les ingrédients d’un film pour enfants, il enchante aussi les plus grands. Quelques impressions.

Un dessin animé? Suis-je vraiment en train de me rendre au cinéma pour voir ça? Telles étaient naturellement les pensées de l’être empli de préjugés que je suis. Heureusement, la curiosité est aussi toujours de la partie! Et quelle ne fut pas ma surprise positive face à l’écran, tant ce qui s’offrit à moi constitua non seulement un bon moment, mais un véritable spectacle. Comme diraient les Vaudois, j’ai été «déçu en bien».

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«Pupille»: l’adoption ou la promesse de l’aube

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Une jeune femme (Leïla Muse) se présente seule à l’accueil d’un hôpital d’une ville française. Elle est enceinte. De combien de semaines exactement? Elle l’ignore. Elle n’a pas voulu de suivi de grossesse. Ce qu’elle sait en revanche, c’est que son accouchement est imminent et que l’enfant qu’elle est sur le point de mettre au monde, elle n’en veut pas. Cet enfant, elle lui donne un nom: Théo. En l’état, le nourrisson ne peut être adopté. Durant deux mois, sa génitrice peut en effet revenir sur sa décision. Il faut donc lui trouver une famille provisoire avant que le Service d’adoption puisse lui trouver, enfin, de vrais parents.

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