Archives par mot-clé : Littérature

«La mort du hibou», quand parlent les lumières et la mère

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

De la formation de l’univers à notre arrivée sur Terre, les plus spirituels diront que le hasard n’existe pas, que l’on choisit ses parents tout comme l’on se destine à une rencontre, pendant que les plus cartésiens penseront que ce n’est que le fruit du hasard. La mort du hibou, le premier roman d’Ann-Kathrin Graf, raconte le destin d’une vie, d’une fille guidée au gré de la peur et de l’amour pour sa mère.

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«Billy Wilder et moi», quand Jonathan Coe écrit sur la caméra

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Le dernier ouvrage de Jonathan Coe nous parle de cinéma, de nostalgie et de jeunesse. Il nous entraîne dans les souvenirs d’une jeune Grecque présente sur le tournage tumultueux de Fedora, l’avant-dernier film de Billy Wilder. Entre le roman et le biopic, Billy Wilder et moi se détache des autres récits de l’auteur britannique et prouve ainsi qu’il sait toujours se réinventer.

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Flâneries et pensées d’un promeneur solitaire en temps de crise sanitaire

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Jon Ferguson, l’écrivain morgiens aux nombreuses casquettes (basketteur, philosophe, golfeur, etc.), publie un nouvel essai sur l’année 2020.

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Quand Evgueni Zamiatine annonce la chute de Rome

Article inédit – Ivan Garcia

Au travers de deux héros, un jeune Attila, prince des Huns, et un historien byzantin nommé Priscus, Evgueni Zamiatine nous fait remonter le temps et découvrir la Rome de la fin du IIIe siècle et du début du IVe siècle. Une cité décadente et perdue qui attend sa fin imminente, voire sa punition céleste.

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«The Wife»: amour courtois

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Alors qu’il se voit décerner le prix Nobel de littérature, Joseph Castleman et son épouse Joan exultent. Mais sous les apparences convenues du couple règnent des non-dits, des mensonges et des secrets. De la rancœur aussi. Un ensemble de choses – leur histoire finalement – qui va venir colorer et alourdir ce qui devait pourtant être vécu comme un triomphe. 

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« Le Cercle littéraire de Guernesey » : une île de littérature et d’amitié

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Il y a la magie de la littérature. Celle qui emporte, fait voyager et touche. Celle qui, brillante comme un diamant cent carat, éveille l’imagination, l’intime éclat.

Le Cercle littéraire de Guernesey, c’est un peu ça, bien plus encore à la sortie du cinéma. Une histoire dont le nœud se noue durant l’occupation allemande, plus précisément sur l’île de Guernesey, et qui se dénoue dans l’intimité d’un cercle littéraire qui lit pour oublier le contexte belliqueux, pour rêver. Une histoire qui a lieu sur l’île du long exil de Victor Hugo.

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Le récit de Sion par son président (Rencontre avec Marcel Maurer)

Le Regard Libre N° 16 – Jonas Follonier

Marcel Maurer est le président de Sion depuis janvier 2009. Il finira son mandat en fin d’année 2016 et a déjà annoncé qu’il ne se représenterait pas. Il y aurait beaucoup à dire sur son bilan très positif, mais c’est pour son livre « Sion… La Vie » paru en décembre 2015 que Monsieur Maurer nous a aimablement reçus dans son bureau.

Jonas Follonier : Tout d’abord, d’où est née l’idée de réaliser un ouvrage sur Sion ?

Marcel Maurer : Cela fait longtemps que l’idée me trotte dans la tête. Sion est une belle ville, dotée de bons photographes, et il se trouve que j’aime écrire. Quand j’étais plus jeune, j’écrivais déjà dans des petites revues par exemple. Je prévoyais d’écrire quelque chose à la retraite. Il y a eu ensuite la rencontre avec Claude Coeudevez, et l’aventure est donc arrivée plus vite que prévu. Continuer la lecture de Le récit de Sion par son président (Rencontre avec Marcel Maurer)

Albert Camus ou la tragédie du bonheur

Le Regard Libre N° 10 – SoΦiamica

«Le bonheur après tout, est une activité originale aujourd’hui. La preuve est qu’on a tendance à se cacher pour l’exercer. Pour le bonheur aujourd’hui c’est comme pour le crime de droit commun: n’avouez jamais. Ne dites pas, comme ça, sans penser à mal, ingénument: «Je suis heureux». Car aussitôt, vous verriez autour de vous, sur des lèvres retroussées, votre condamnation: «Ah! vous êtes heureux, mon garçon? Et que faites-vous des orphelins du Cachemire, ou des lépreux de la Nouvelle-Zélande, qui ne sont pas heureux, eux?» Et aussitôt, nous voilà tristes comme des cure-dents. Pourtant moi, j’ai plutôt l’impression qu’il faut être fort et heureux pour bien aider les gens dans le malheur.» – Albert Camus

La philosophie de Camus est très proche de l’existence qu’il mena. Il naît en 1913 à Mondovi (Algérie) d’une famille pauvre et analphabète; les siens déménagent très tôt à Alger (suite au décès du père, à la guerre) et permettent ainsi la rencontre du petit Camus et de l’instituteur Louis Germain, qui verra du talent en lui et convaincra sa famille à l’inscrire au lycée malgré leur pauvreté. Sa première lutte sera celle du langage: il s’est voulu le porte-parole de tous ceux qui, démunis ou n’ayant pas pu aller à l’école, ne pouvaient pas parler. Il découvrira à la même période les inégalités dues à la pauvreté, et étonnement le football pour les contrer! Gardien de but, on le décrira comme «solitaire dans sa cage, mais solidaire dans l’équipe». Il se lance plus tard dans des études de philosophie.

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Faut-il être lu pour écrire?

Le Regard Libre N° 4 – Sébastien Oreiller

Voici une entrevue sur le thème de l’écriture, réalisée auprès d’un jeune écrivain qui, par modestie, a tenu à garder l’anonymat.

Sébastien Oreiller: Cher ami écrivain, un grand merci d’avoir accepté cet entretien. Tout d’abord, pourquoi cet anonymat?

Pour deux raisons: en premier lieu parce qu’il ne serait pas très décent de s’afficher publiquement lorsque l’on n’est qu’un néophyte dans le monde de la littérature, et encore… Deuxièmement, parce qu’il est toujours difficile de parler de ce que l’on écrit, comme l’avait déjà relevé Corinna Bille, et que l’anonymat permet une franchise et une liberté de cœur impossibles à découvert.

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