Archives par mot-clé : loris s. musumeci

«Goodbye, my love, goodbye»

Le Regard Libre N° 67 – Loris S. Musumeci

Le début de l’aventure remonte à plus de six ans. Nous étions jeunes – nous le sommes toujours! Nous étions fous – nous le sommes toujours davantage! Nous étions beaux – nous le sommes différemment; «des goûts et des couleurs», diraient les beaufs. Un camarade de classe, donc, décide de fonder un magazine. Jusque-là, rien de spécial. Le camarade en question, vous le connaissez bien: un certain Jonas Follonier, ou Jo’ Follo’ pour les intimes, ou M’sieur le rédac’ réac’ en chef pour les pros.

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En quête de «Vladivostok Circus» et d’Elisa Shua Dusapin

ENTRETIEN LONG FORMAT, LORIS S. MUSUMECI | Après les succès de librairie «Hiver à Sokcho» (2016) et «Les Billes du Pachinko» (2018), Elisa Shua Dusapin a accouché d’un troisième roman en août dernier: «Vladivostok Circus» (2020), qui raconte l’histoire de Nathalie, une costumière qui se rend pour un mandat dans un cirque à Vladivostok, en Russie. Elle doit créer les tenues pour un trio d’artistes pratiquant la barre russe. Mais entre barrière de la langue, timidité et carrément malaise, Nathalie peine à se forger une place dans le groupe. Un groupe qui représenterait la société, dans la complexité des relations humaines? Rencontre avec l’auteure pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même.

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«Les derniers jours de Marlon Brando»: les derniers jours d’un déchet glorieux

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Un tramway nommé désir, Les révoltés du Bounty, Le dernier tango à Paris et surtout Le Parrain et Apocalypse Now. Autant de films, durablement légendaires pour les deux derniers, qui ont engendré ou du moins confirmé à leur tour une légende. Une légende qui porte un nom tout aussi légendaire, tout aussi plaqué dans l’histoire du cinéma: Marlon Brando. Dans Les derniers jours de Marlon Brando, le grand reporter au Monde Samuel Blumenfeld raconte une histoire qu’il compose en roman. L’histoire de sa rencontre à lui en entrevue avec cette légende de Brando, chez lui, au 12900 Mulholland Drive.

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«Pinocchio»: la beauté d’une entrée dans la répétition

Le Regard Libre N° 65 – Giovanni F. Ryffel (courrier des lecteurs)

Le film Pinocchio de Matteo Garrone porte sur le grand écran la fable de Carlo Collòdi que chaque enfant italien a entendue et aimée, que ce soit à l’école, à la télé ou avant de se coucher. S’il est une histoire qu’on peut toujours écouter ou regarder, c’est cette histoire qui parle aux petits qui s’émerveillent et aux grands qui comprennent par leur expérience cette fable allégorique. Le film de Garrone a le mérite de nous faire expérimenter ces symboles comme des réalités vivantes et non pas de simples représentations de la «bonne morale».

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«A l’est d’Eden», une histoire des âmes, des familles et de l’Amérique

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Loris S. Musumeci

Retour sur une œuvre magistrale, qui tient sa place en haute position dans les chefs-d’œuvre de la littérature du XXe siècle. Après ses deux autres grands ouvrages Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), l’auteur américain John Steinbeck est revenu en puissance sur la scène littéraire avec A l’est d’Eden en 1952, son roman le plus abouti, le plus complet, qui lui a valu de remporter le prix Noble de littérature dix ans plus tard.

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«Jackie Brown»: Pam Grier au rythme de «Across 110th Street»

Le Regard Libre N° 64 –Loris S. Musumeci

Dossier spécial Quentin Tarantino

Troisième film de Quentin Tarantino qui clôt son cycle du début. Reservoir Dogs (1992), Pulp Fiction (1994) et Jackie Brown (1997) constituent ce que l’on appelle sa sainte trinité. Trois films qui le révèlent dans le monde du cinéma, trois films qui l’imposent. Pourtant, Jackie Brown aurait tendance à être considéré comme son premier essoufflement après le succès phénoménal des deux premières réalisations. Moins de succès que les deux premiers pour le film sans doute le moins «tarantinien» des neuf au total, et par son style et par son sujet. Ce film n’en reste pas moins le meilleur à mon goût, mais le meilleur après Once Upon a Time… in Hollywood, indépassable – pour l’heure en tout cas – chef-d’œuvre du réalisateur.

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«Les Inconsolés» d’un amour immortel

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Lise tombe amoureuse de Louis. Louis tombe amoureux de Lise. Coup de foudre. Entre une jeune fille complexée et un jeune homme sans complexe. Elle se croit laide; il se sait irrésistible. Elle se révèle sublime au fil des pages; et lui cruel, égoïste, calculateur. Elle devient forte à son tour, elle s’affirme; il se reconnaît faible, il s’efface. Ils se quittent. Mais leur amour est immortel; la rupture, impossible. Quand le prince charmant offre à sa princesse le château de ses rêves pour la reconquérir, elle cède. Ils s’aiment à nouveau. A quel prix? Celui de la romance tragique. Les Inconsolés en est une romance tragique. Elle est signée Minh Tran Huy, aux éditions Actes Sud.

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«Sankhara», une expérience à méditer

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Je n’étais plus seule et libre pour toute ma vie à venir. Je me devais d’être là et de préserver cette sécurité pour eux. Ce n’était pas bien clair et je croyais à l’époque en vouloir à Sébastien d’avoir encore cette vie sociale dont je ne disposais plus. Il essayait de me comprendre, me proposait de prendre le relais quand il rentrait, de m’échapper un peu… Pour aller où? Faire les magasins? Voir des amies? Elles qui ne parlaient que de mes bébés et du travail que je devais avoir avec des jumeaux? Je n’en avais aucune envie. […] Je me sentais grosse et fatiguée. Comme si j’avais encore mes bébés à l’intérieur. J’étais vide et pleine à la fois. Quand je ne m’occupais plus des jumeaux, quand je ne les nourrissais pas, quand je ne les berçais pas, mon corps était inutile et laid. Il n’avait plus d’existence hormis celle que lui donnaient mes enfants.»

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«Noces»: pour ne pas renoncer à la beauté du monde

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Loris S. Musumeci

Quatre lieux, quatre explorations, quatre textes qui célèbrent les noces d’Albert Camus avec des environnements qu’il aime. Ecrits entre 1936 et 1937, ces quatre essais lyriques annoncent qu’un jeune homme d’un peu plus de vingt ans a déjà trouvé les sources d’un bonheur simple, mais d’un bonheur vrai. Et exaltant. Entre descriptions sensitives et sensuelles, méditations et souvenirs d’une jeunesse en cours, les éléments essentiels à l’œuvre d’un Camus en construction surgissent déjà. Ils l’accompagneront jusqu’au Premier homme, resté inachevé. Noces est en ce sens une célébration de l’auteur, une célébration de lecture, une célébration de la beauté de son monde. 

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Jean Birnbaum: «L’islamisme progresse sur le cadavre de la gauche et du progressisme»

Son esprit fuse. Si vous posez une question à Jean Birnbaum, attendez-vous à ce qu’il déballe phrase sur phrase, référence sur référence. Il vous emmène dans des recoins que votre réflexion n’a encore jamais explorés. Voilà un homme intelligent et honnête, qui a l’audace d’aller chercher dans nos faiblesses les sources où repuiser nos forces. Ces faiblesses, il les révèle et les analyse dans «La Religion des Faibles. Ce que le djihadisme dit de nous», qu’il publie après son succès en librairie «Un Silence religieux – La gauche face au djihadisme». Jean Birnbaum est journaliste au Monde. Il y dirige la rubrique littéraire, «Le Monde des Livres».

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