Archives par mot-clé : stratégie de l’inespoir

Thiéfaine est venu, nous l’avons vu et il nous a plu

Le Regard Libre N° 23 – Jonas Follonier

La tournée avait débuté le 11 avril 2015, à Reims. Elle s’est achevée le 19 novembre 2016, au Zénith de Paris. Un grand marathon pour le chanteur français Hubert-Félix Thiéfaine, qui tient toujours autant à se produire en province et qui apparaît (presque) toujours autant dans les médias, à savoir quasiment jamais. Ce sont cent neuf dates au total que l’auteur-compositeur-interprète natif de Dole, dans le Jura français, a enchaînées dans le cadre de son « VIXI Tour XVII ».

Autant d’occasions pour ses admirateurs de pouvoir le voir à nouveau après sa dernière et non moins titanesque tournée intitulée « Homo plebis ultimae Tour », qui s’était étendue de 2011 à 2013. Autant d’occasions aussi pour Hubert-Félix Thiéfaine de défendre son dernier album, Stratégie de l’inespoir, un opus de très grande qualité dont nous avions parlé dans notre treizième édition en février dernier. Pas moins de huit titres issus de cette oeuvre de 2014 ont été intégrés au répertoire de la tournée, à côté de chansons plus anciennes et souvent cultes telles que 113e cigarette sans dormir, Alligators 427 et bien sûr La fille du coupeur de joint.

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« Stratégie de l’inespoir », une sublime lucidité

La richesse de la chanson française (1/6)

Le Regard Libre N° 13 – Jonas Follonier

Connaissez-vous Hubert-Félix Thiéfaine ? Né en 1948 dans le Jura français, véritable trésor de la chanson française de sa génération, Thiéfaine peut être considéré comme le maître absolu du mariage entre le rock (parfois dur) et la poésie française. Pour commencer ce feuilleton consacré à la richesse de la chanson française, nous nous intéresserons à son dernier album en date, Stratégie de l’inespoir, sorti en 2014.

Pesons nos mots : cet album est exceptionnel. C’est tout d’abord sa musicalité qui relève de l’exception. Arrangé et co-réalisé par son fils Lucas, cet opus déclaré disque d’or peu après sa sortie s’appuie sur des instrumentations qu’il fallait oser : moderne mais modeste, électrique mais esthétique, le genre de rock auquel nous avons affaire marque un grand pas dans la carrière de l’artiste, alors même que son dernier album avait reçu un succès fou. Faire mieux n’était pas gagné ! Le défi a été réussi. Continuer la lecture de « Stratégie de l’inespoir », une sublime lucidité