Archives par mot-clé : Théâtre

«Petite sœur»: quand la Suisse fait du cinéma

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Sélectionné pour représenter la Suisse aux Oscars l’année prochaine, Petite sœur, réalisé par le duo féminin lausannois composé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, narre la lutte d’une sœur aux côtés de son frère atteint d’une leucémie. Un film solaire, à rebours de ce que l’on pourrait attendre d’un récit où la maladie est le chamboulement causal du drame.

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«L’Ecole des femmes», le buzz moderne d’un homme «éclairé»

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

A quoi bon commenter la forme de ses vers,
Aux classiques et impeccables applications?
Concentrons-nous donc ici, rien que sur son fond,
Parcourons-en les sens et ses secrets revers.

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Il faut revoir «Roméo + Juliette» car jamais adaptation ne fut plus transcendante que celle de Baz Lurhmann

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Leonardo DiCaprio – Kelly Lambiel

Pour la faire courte: c’est la plus belle histoire d’amour de tous les temps, contée par l’un des plus grands dramaturges toute époque et pays confondus, mise en images par un réalisateur qui signe ici un coup de génie et portée par la beauté et le talent inégalables de Leonardo DiCaprio. Attention, chef-d’œuvre.

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«Marriage Story», l’histoire où l’amour brille par son absence

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marriage Story: disponible sur la plateforme Netflix depuis début décembre après une courte sortie en salles, le dernier film de Noah Baumbach, le compagnon de Greta Gerwig, a été nommé aux Golden Globes 2020. Une aubaine pour une œuvre Netflix, plateforme qui était boudée lors des récompenses il y a une année. Une critique originale de ce film? Difficile à faire, tant tout a été dit – et bien. Mais relevons le défi! Une matière mérite spécialement un traitement inédit, selon moi: le talent du réalisateur pour nous raconter un amour qui n’existe plus.

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Entretien avec Anna Lemonaki, metteure en scène et comédienne

Au théâtre, «prenez ce que vous souhaitez prendre»

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Benno Besson, «trickster» du réel

Le Regard Libre N° 55 – Ivan Garcia

Les aventures de la scène, épisode #2

De la tragédie antique à la déclamation en alexandrins, caractéristique du théâtre classique, en passant par le théâtre de texte du XIXe siècle jusqu’à l’avènement de la mise en scène et de la performance contemporaines, le genre dramatique a connu bien des (contre-)révolutions et des évolutions. A chaque épisode, le feuilleton «Les aventures de la scène» propose de placer la focale sur une compagnie ou un artiste, qu’il soit dramaturge, scénariste, metteur en scène, danseur ou autres, ou encore des théoriciens de l’art du spectacle qui ont tous, d’une manière ou d’une autre, contribué à façonner le théâtre tel qu’on le conçoit aujourd’hui en tant que manière spécifique que possèdent les hommes de raconter des histoires.

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«Chambre 212» et l’espace-temps d’un amour

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Avec Chambre 212, Christophe Honoré réalise un exploit: celui d’occuper l’espace comme on ne l’a jamais occupé. N’ayant pas peur des dialogues bien écrits et du refus du naturalisme, le cinéaste confirmé livre un récit théâtralisé sur la durée d’un mariage, porté par un casting époustouflant.

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«Campeones»: les champions de l’amour du sport

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

N’allez jamais regarder un film espagnol doublé si vous parlez la langue d’Almodovar, évidemment. Vous perdrez la saveur de l’articulation rapide des mots, ce ressort indispensable du comique ou parfois du drame. Ou plutôt, regardez peut-être plus attentivement les détails de la séance avant d’entrer dans le cinéma. Car le résultat peut être catastrophique.

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« Plaire, aimer et courir vite »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« La vie est plus conne que les films, c’est tout. »

Les toits de Paris défilent sous le jour, puis sous le soir. Et rapidement, les plans de Jacques (Pierre Deladonchamps) et Arthur (Vincent Lacoste) respectivement défilent. Le tout accompagné des basses, puis des paroles de Massive Attack interprétant « One Love ». Jacques est écrivain. Il habite à Paris dans un appartement lumineux avec son fils qu’il appelle Loulou (Tristan Farge). Son voisin Mathieu (Denis Podalydès) est un proche avec lequel il partage quasiment l’entier de sa vie. Ensemble, ils s’occupent du petit Loulou. Jacques est homosexuel. Mathieu aussi. Mais les deux  ont trop de complicité pour être des partenaires sexuels ; ils sont meilleurs amis.

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« Au revoir là-haut »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« – C’est une longue histoire compliquée.
– On a tout notre temps. »

Les visages masqués d’une sombre et épaisse poussière sont ceux des soldats dans les tranchées en 1918. La fatigue, la peur et la misère les replient dans leur uniforme bleu. Un seul regard contrastant est aussi assuré que satisfait, élevé par la fumée d’une cigarette : le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte). Sa fougue le pousse à envoyer des hommes au massacre.

Parmi eux, le jeune Edouard (Nahuel Pérez Biscayart), qui s’amuse à dessiner secrètement son supérieur de manière caricaturale, ainsi qu’un comptable plus âgé, Albert (Albert Dupontel), cachant les dessins de son camarade. En pleine attaque des Allemands, ce dernier se retrouve coincé sous la terre, affolée dans l’éclat d’une bombe, avec le cadavre d’un cheval. Son compagnon le sauve héroïquement, avant de n’être à son tour éjecté par une balle. Son visage est défiguré, en sang. La forme de sa bouche se découvre cruellement envahie par l’absence de mâchoire. Dès lors, les deux amis ne se quittent plus. Continuer la lecture de « Au revoir là-haut »