Archives par mot-clé : verbe

Charles Aznavour reçoit le prix Nikos Gatsos 2016

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Cette semaine, Charles Aznavour a reçu le prix Nikos Gatsos 2016 décerné aux auteurs de chansons. Il faut dire que le chanteur de nonante-deux ans en a écrit plus de huit cents, ce qui reste un très haut chiffre en comparaison avec les autres auteurs-compositeurs-interprètes. Or il est bien connu que ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Et force est de constater que le jury, présidé par la chanteuse Nana Mouskouri, ne s’est pas trompé : les chansons d’Aznavour témoignent d’un talent remarquable d’écriture poétique et de sensibilité musicale. Mieux, elles définissent un style.

Le style d’Aznavour est constitué tout d’abord d’une certaine régularité métrique. Beaucoup de ses chansons sont composées de vers français classiques, à savoir d’alexandrins et d’octosyllabes, bien sûr arrangés çà et là pour les besoins de la musique. Aznavour, déjà dans sa génération, est l’un des seuls à montrer une telle rigueur poétique. Il convient de la saluer, d’abord en tant que telle, mais aussi pour le plaisir qu’elle procure à l’écoute de chansons telles que Le toreador, La mamma ou la récente Avec un brin de nostalgie. Continuer la lecture de Charles Aznavour reçoit le prix Nikos Gatsos 2016

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« Et le Verbe s’est fait chair »

Le Regard Libre N° 7 – Loris S. Musumeci

Noël, Noël, Noël… en ce beau mois de décembre, c’est sans doute le nom que l’on prononce ou entend le plus. Mais que signifie-t-il réellement ? En quoi et où peut-on véritablement le trouver ? Si ces questions ont bien lieu d’être, c’est parce qu’il serait illusoire et faux d’enfermer le « Noël » soit dans la fête commerciale sponsorisée par le père Noël et ses lutins, soit dans une simple célébration religieuse chrétienne. Le Noël est bien plus que cela, il s’incarne complètement dans la réalité.

Cependant, avant d’aller plus loin dans la réflexion, il semble intéressant de s’arrêter sur ces deux « perceptions-types ». La première, celle du « Noël-matérialiste », semble assez évidente. En effet, dès le mois de novembre déjà, nous commençons à percevoir le phénomène de la course folle aux cadeaux, à la plus grande joie des centres commerciaux bien sûr. Jusque là, rien ne semble mauvais en soi. Qu’y a-t-il de mal à vouloir offrir des cadeaux à ses proches ? Rien. Toutefois, ce qui pourrait être bien dommage, c’est acheter et offrir par automatisme, sans donner du sens aux cadeaux. Dans ce cas, ces derniers seraient facilement vides d’intention, et la dimension de « don » s’effacerait vite du cadeau. Cela se produit notamment par la « pratique » du cadeau ; c’est-à-dire que l’on offre simplement parce que c’est « Noël », la « fête des cadeaux ». Ce qui peut provoquer ce vide de sens aux cadeaux, c’est également le contexte de stress et d’agitation dans lequel ils sont achetés.

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