«The Passenger»: an air of déjà-vu

2 reading minutes
écrit par Nicolas Jutzet · January 24, 2018 · 0 commentaire

Cinema Wednesdays - Nicolas Jutzet

The film opens with a glimpse into the life of an average American family, with its daily routine. Problems with the kids, the subway-work-sleep routine. The typical commuter, with his habits, his acquaintances on the train. The lead actor is the very embodiment of the American dream. He's the Irishman who came to the USA to build a career and feed his family, also formed on the continent. «The American dream», without falling into clichés. The emphasis is on hard work, values and humility. Everything rolls, everything unfolds.

Et soudain, le point de bascule

Cette vie de rêve, ou du moins ce parcours de conquérant, va devoir affronter un mur et même le gravir. Ce dernier prend la forme d’un licenciement pour le vieillissant et coûteux Michael MacCauley, interprété par Liam Neeson. C’est le début d’une suite bien moins idyllique et logique. A partir de là, le film glisse dans l’irrationnel. Tout d’abord, le mari modèle qui discutait de tout avec sa femme ne veut pas lui parler de son renvoi. Il préfère oublier en enquillant les bières, dans un bar miteux avec un ex-collègue. Sorti de nulle part. Sans vraie raison. En bref, depuis là, le film perd de sa saveur. Alors que, paradoxalement, son rythme s’accélère.

Michael finit par reprendre le métro pour rentrer chez lui. Il reçoit un appel anonyme qui lui confie une mission contre de l’argent. La mission constitue la suite du film. C’est l’énigme, le fil conducteur. L’élément central, Mais l’ensemble est si caricatural que l’entrain naissant s’éteint vite, remplacé par l’ennui et les soupirs.

Au final, le scénario est cousu de fil blanc, n’étonne personne et fatigue par ses incessantes répétitions. Par ses exagérations. En tentant d’animer son film, l’auteur l’a noyé. Trop d’allers-retours entre les wagons de ce métro en piteux état, trop de scènes illogiques et peu crédibles tant elles dépassent l’entendement, finissent par agacer le spectateur. Tout est trop gros, tout est trop facile, tout est couru d’avance. Les rôles sont des parodies: le méchant banquier, l’étrangère infirmière, l’enfant abandonné. On y retrouve tout; on n’apprécie pas grand-chose. Et évidement, tout se termine bien. Même là, c’est raté. Malgré une distribution assurément intéressante et un acteur principal très à l’aise dans son rôle, le résultat global laisse à désirer.

Write to the author: nicolas.jutzet@lereregardlibre.com

Photo credit: © Impuls Pictures

Nicolas Jutzet
Nicolas Jutzet

Co-founder of the Liber-thé media, Nicolas Jutzet is vice-director of the Institut libéral in Switzerland.

Laisser un commentaire