«Glass»: a strange cocktail
GLASS..L to R: Samuel L. Jackson, James McAvoy and Bruce Willis..Photo Credit: Jessica Kourkounis.
C’est un exercice surprenant auquel s’est prêté le réalisateur M. Night Shyamalan: offrir en un seul long-métrage la suite de deux films, Unbreakable (2000) and Split (2017). Aucun mot supplémentaire n’est nécessaire pour que d’emblée, cette étrange genèse fasse de Glass un objet cinématographique particulier. Aussi rare qu’intrigant. Le cinéaste s’en expliquait dans the columns of Le Monde: Glass, «c’est la suite de deux films, tournés dans deux studios différents à presque vingt ans de distance, avec deux générations de personnages et d’acteurs». Si M. Night Shyamalan n’avait jamais caché son désir de donner une suite à Unbreakable, il dut attendre presque vingt années pour s’offrir cette suite tant rêvée.
Shyamalan Asylum
Héros d’Unbreakable, David Dunn (Bruce Willis) is a raincoat-wearing vigilante who saves the world. Nicknamed The Supervisor par les internautes férus de ses apparitions, c’est avec l’aide de son fils Joseph (Spencer Treat Clark) que David se met en tête de retrouver cinq jeunes filles portées disparues. Ces dernières ont été enlevées par Kevin Wendell Crumb (James McAvoy), l’homme aux vingt-quatre personnalités qui semait la terreur dans Split et qui, encore une fois, s’attaque «aux impurs». Mais c’est sans compter sur David, qui – évidemment – retrouve la cachette de Kevin, libère les otages et s’engage alors dans un combat épique contre «la bête» (ndlrThe Beast« is Kevin's twenty-fourth personality, giving him seemingly superhuman powers.).
But this testosterone-fueled battle between our two protagonists quickly turns into a real showdown. The two lascars are suddenly caught by the patrol and, without further ado, are committed to a psychiatric hospital where Elijah Price, alias «The Breaking Man» (Samuel L. Jackson), the great villain of’Unbreakable. Le délire de notre trio: se prendre pour des super-héros! C’est en tout cas ce que tente de leur expliquer le Dr. Ellie Staple (Sarah Paulson) qui s’est donnée pour mission de leur faire recouvrer la raison.
The Good, the Bad and the Ugly
Et si c’était vrai? Et si ce rabat-joie de Dr. Staple avait raison? Si, après tout, elle n’était pas une briseuse de rêve, mais était tout simplement la personne qui nous ferait retrouver (à nous spectateur) la voie de la raison? On en vient à se demander si le réalisateur n’effectue pas un tour de force comme lui seul en a le secret, comme il l’avait notamment fait dans Le Village (2004) ou, sans crier gare, ce qu’on tenait jusqu’alors pour vrai s’envolait en un halo de fumée jaune.
Mais si l’arrivée du Dr. Staple interroge le spectateur sur les pactes fictionnels qu’il avait préalablement scellés avec M. Night Shyamalan et son univers de super-héros non marvelien, ce doute va jusqu’à perturber les protagonistes eux-mêmes. Dans une scène aussi amusante que déstabilisante, c’est installé dans une salle rose et assis à côté des autres que le Dr. Staple tente de démontrer à nos trois super-héros the rest of us qu’ils ne sont en réalité rien d’autre que des êtres perturbés. L’opération porte ses fruits. Interpellé, David commence à douter. Et si ce qu’il croyait comme étant le cas ne l’était pas, s’il n’était pas ce qu’il pensait être, alors qui est-il? Un problème identitaire allant jusqu’à fragiliser les croyances de son propre fils.
Fact or fiction?
Il n’en est cependant rien pour Elijah Price, alias «le Bonhomme qui casse». Imperturbable, l’homme de verre ne doute de rien et souhaite montrer au monde entier qu’il n’est pas fou. Dans un final détonnant, M. Night Shyamalan nous offre en fin un véritable coup de théâtre. Débordant de références US, Comics, de réflexions sur l’identité et le pardon, Glass appears to be an ambitious, courageous construction, albeit with a somewhat convoluted scenario. Perhaps we're only seeing the glass half-full?
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Photo credit: © Walt Disney Switzerland
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