«L'Empereur de Paris»: screaming, punching, killing
Cinema Wednesdays - Loris S. Musumeci
The story of the notorious Eugène-François Vidocq, an escaped convict who eventually collaborates with the national police force to arrest the worst criminals in Paris, is brought to the screen without much rigor. Jean-François Richet's aim was certainly not to make a documentary, but it has to be said that the film is far too lacking in historical detail.
Mais là n’est pas le défaut principal de L’Empereur de Paris. Après tout, même si le spectateur ne s’y retrouve pas à cause du manque de références, il peut tout de même profiter du reste. Malheureusement, ce reste est un peu vide. A commencer par le jeu des acteurs: tous talentueux, ils sont ridiculisés dans leur interprétation par un scénario qui tire les répliques à la rallonge. En outre, celui-ci porte à la fois la tare d’être trop écrit pour laisser aux comédiens une expression naturelle, et celle de manquer de finesse. En somme, les dialogues veulent sonner grande aristocratie, et l’on n’entend que banalité grotesque.
Au niveau de la reconstitution du Paris de 1805, un grand merci doit être adressé au numérique. Ou plutôt, un non merci: les bâtiments sont si policés et grisâtres qu’on frôle le dessin animé. Et évidemment, dès que l’on fait la reconstitution d’une époque antérieure à la moitié du vingtième siècle, c’est étonnant, mais il faut toujours que cela crie dans tous les sens, que tout le monde soit sale, que toutes les dents soient pourries, tous les rires gras, et qu’il y ait de la fumée brumeuse partout.
Et la violence! Incessante durant le film, elle gave. Ça gueule, ça tape, ça tue, ça crève, ça saigne, et je vous passe la suite. Aussi, on sait tout à l’avance. On voit venir la bagarre chaque cinq minutes, comme on voit venir la fin du film après un quart d’heure déjà. Petit quiz: lorsqu’un ancien bagnard rencontre une prostituée dans un marché et qu’ils commencent à se provoquer, comment cela finit-il? Enfin, le film n’a pas que du mauvais: on peut y saluer une photographie qui joue habilement avec la lumière orangée du feu sur les visages. Mais le reste n’en vaut pas la peine. Que l’Empereur de Paris reste à Paris; et que les spectateurs restent chez eux.
Write to the author: loris.musumeci@leregardlibre.com
Photo credit: © Ascot Elite Entertainment
| L’EMPEREUR DE PARIS |
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| France, 2018 |
| Production: Jean-François Richet |
| Screenplay: Eric Besnard |
| Interpretation: Vincent Cassel, Freya Mavor, Patrick Chesnais, Fabrice Luchini, Olga Kurylenko |
| Production: Mandarin Cinéma, Gaumont |
| Distribution: Ascot Elite Entertainement |
| Duration: 2h00 |
| Output: December 19, 2018 |
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