«Jurassic World: Fallen Kingdom»
Cinema Wednesdays - Marina De Toro
After the disaster caused by the’Indominus Rex in the Jurassic World park, Isla Nublar is now threatened by an erupting volcano that could once again wipe out the last remaining dinosaur species. The whole world is faced with a dilemma. Should these artificially recreated animals be rescued or left to succumb to the lava? The US government tries to find a solution, and in the end decides not to save the last dinosaurs from the lava. Jurassic World. According to Dr. Ian Malcolm (Jeff Goldblum), the natural cycle was already broken when humans decided to resurrect the dinosaurs, and he is constantly warning the world of the risk of leaving them alive.
De l’autre côté, nous avons Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), ancienne employée de Jurassic World, qui mène une campagne en faveur de la sauvegarde des dinosaures. De nombreux groupes à travers le monde se mobilisent contre la décision du gouvernement et revendiquent la protection de ces animaux précieux et uniques. Par chance, Claire reçoit une proposition du célèbre Benjamin Lockwood (James Cromwell), co-fondateur de Jurassic Park, comprenant le sauvetage des dinosaures et leur transfert sur une autre île. Ils auront particulièrement besoin des services d’Owen Grady (Chris Pratt) pour trouver les vélociraptors. Cependant, l’associé de Lockwood, Eli Mills (Rafe Spall), a délibérément omis les réels objectifs du sauvetage, en particulier l’usage qu’il souhaite faire des dinosaures par la suite.
Visuels époustouflants, mais scénario prévisible
Dès les années nonante, les effets spéciaux de Jurassic Park engendraient déjà l’étonnement et la stupéfaction face une grande proximité avec le réalisme. Depuis l’arrivée du numérique, les visuels de la saga Jurassic World sont encore plus stupéfiants, avec une immersion intense dans cet univers néo-préhistorique. Du côté scénaristique, un problème s’impose dès le départ : il est très aisé de deviner l’issue du film après dix minutes de visionnage. Plusieurs indices nous sont exposés à l’écran, sans grande subtilité, ce qui laisse peu de place au suspens. De plus, les personnages sont très peu développés et ils en deviennent presque inintéressants, voire ridicules, lorsque l’humour tente d’intégrer le déroulement de l’histoire. Ainsi, nous avons à la fois une grande réalisation graphique, mais aussi une importante pauvreté dans l’écriture.
Cette grande production possède bien des défauts cinématographiques, mais elle n’en reste pas moins un divertissement agréable pour les yeux. Puis, Jurassic World : Fallen Kingdom a tout de même tenté de faire passer un message à travers le moralisateur Dr Ian Malcolm qui dénonce la volonté humaine de contrôler la nature et sa chronologie. Au-delà de l’aspect naturel, il met en garde l’humanité contre cette nouvelle technologie génétique qui, derrière sa promesse progressiste, se transforme gentiment en arme fatale prévoyant la possibilité d’une extinction prématurée de l’espèce humaine.
Write to the author : marina.detoro@leregardlibre.ch
Photo credit: © Universal Pictures
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